09/06 20:26

L'homme qui a giflé Emmanuel Macron sera jugé jeudi après-midi en comparution immédiate annonce le procureur de Valence - Il a expliqué avoir agi "sans réfléchir pour exprimer son mécontentement"

20h26: L'homme qui a giflé Emmanuel Macron sera jugé demain après-midi en comparution immédiate annonce le procureur de Valence. Il est placé en garde à vue depuis mardi 8 juin à 13h45, avec une autre personne, pour des chefs de violences sans incapacité sur personne dépositaire de l'autorité publique. Les gardes à vue ont été prolongées ce jour afin de poursuivre les vérifications.

Deux jours après l’incident de la gifle infligée mardi à Emmanuel Macron lors d’un déplacement dans la Drôme mardi, le principal suspect, Damien T. sera déféré jeudi en vue d’une comparution immédiate, fait savoir ce mercredi soir le procureur de la République de Valence, Alex Perrin, mercredi dans un communiqué. Interpellé immédiatement après l’incident, l’agresseur du chef de l’Etat avait été placé en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Romans-sur-Isère avec un autre homme, Arthur C., qui l’accompagnait.

Lors de son audition, qui a été prolongée, ce dernier a expliqué avoir agi « sans réfléchir » pour « exprimer son mécontentement ». « A l’heure actuelle, il semblerait que la préméditation ne puisse être retenue dans l’accomplissement de ce geste violent », indique encore le communiqué.

Agé de 28 ans, il est aussi originaire de Saint-Vallier, une petite commune du nord de la Drôme.

12h36: Un membre du service de sécurité avait prévenu le président de la dangerosité du bain de foule, selon BFMTV. Nos confrères précisent que "le Groupe de sécurité de la présidence de la République considérait que la zone où la gifle a eu lieu n'était pas suffisamment sécurisée pour un bain de foule".

11h54: La gifle infligée à Emmanuel Macron mardi dans la Drôme est un acte «grave», mais qui n'est «pas représentatif» des Français ou même de la «colère» d'une partie d'entre eux, estime le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. «Il ne faut évidemment pas banaliser» cet «acte de violence» contre le chef de l'Etat, «parce que c'est grave, parce que toute forme de violence est grave, et qu'elle est grave aussi quand elle touche un représentant, un dépositaire de l'autorité publique, qu'il s'agisse d'un maire», d'un «député», d'un «fonctionnaire» ou du président, a souligné M. Attal sur Europe 1.

10h09: Des perquisitions ont été menées au domicile des deux individus, l’auteur de la gifle et un «ami» qui l’accompagnait. Chez ce dernier, les enquêteurs auraient retrouvé plusieurs armes à feu et un exemplaire de Mein Kampf, a indiqué à CNEWS une source proche du dossier.
07h11: Les réactions sont nombreuses - Dès le début des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le Premier ministre a pris la parole pour dénoncer cette agression. "J'en appelle à un sursaut républicain, nous sommes tous concernés, il en va des fondements de notre démocratie", a déclaré Jean Castex.

Le chef de l'Etat a poursuivi normalement sa visite, serrant les mains des personnes présentes pendant une dizaine de minutes, puis s'attardant jusqu'au-delà de 20H dans les rues de Valence pour échanger avec des badauds.

"Je vais toujours au contact, à portée d'engueulade comme je dis. Et j'y tiens", a-t-il insisté. S'il est parfois pris à partie verbalement durant ses sorties, voire hué et insulté avec virulence comme en 2018 par des Gilets jaunes au Puy-en-Velay, M. Macron n'avait jamais été agressé physiquement depuis son arrivée à l'Elysée.

Quelques minutes auparavant, le président avait appelé "tout le monde au respect et au calme" pour ne pas fragiliser la démocratie. Cette exhortation intervenait après la polémique déclenchée dimanche par des propos de Jean-Luc Mélenchon, prédisant "un grave incident ou un meurtre" dans la dernière semaine de la campagne présidentielle, mais aussi après une vidéo de menace de mort visant LFI.

"Est-ce que maintenant le gouvernement va enfin déclencher la Justice contre #Papacito et sa vidéo d'appel au meurtre", a réagi sur Twitter M. Mélenchon, se disant "solidaire" du président. A l'image des Insoumis, l'ensemble de la classe politique a immédiatement condamné le geste. "Je considère ce genre de comportement comme inadmissible", et "profondément condamnable dans une démocratie", a déclaré la dirigeante du Rassemblement national Marine Le Pen, en déplacement à Laxou (Meurthe-et-Moselle).

L'ancien président François Hollande s'est, lui, indigné face au "coup insupportable et intolérable à nos institutions".

"Face à ce geste inqualifiable, toute la Nation doit être solidaire du chef de l'Etat", a-t-il plaidé.

06h32: Le rappel des faits - Emmanuel Macron a été giflé par un homme poussant le cri de guerre royaliste "Montjoie Saint Denis!" lors d'un déplacement à Tain-l'Hermitage (Drôme) mardi, une première pendant son quinquennat qui a suscité l'indignation générale même si lui a tenté de relativiser "un fait isolé".

Dans une vidéo diffusée sur Twitter et authentifiée par l'entourage du chef de l'Etat, on voit M. Macron, qui vient de visiter un lycée hôtelier, s'avancer rapidement vers un petit groupe de personnes massées derrière des barrières pour les saluer. Il s'approche alors d'un homme portant un tee-shirt kaki, une barbe noire et une longue chevelure. Saisissant l'avant-bras du président, l'individu lui porte ensuite un coup sur la joue, l'entourage de M. Macron évoquant une "tentative de gifle".

Dans cette même vidéo, juste avant la gifle, l'homme pousse le cri de guerre royaliste "Montjoie Saint Denis!" (également entendu dans le film "Les Visiteurs" en 1993) et "A bas la macronie". "Il faut relativiser cet incident qui est, je pense, un fait isolé" commis par "des individus ultraviolents", a commenté M. Macron quelques heures plus tard auprès du Dauphiné Libéré. "C'est de la bêtise. Et quand la bêtise s'allie à la violence, c'est inacceptable", a-t-il tancé dans la soirée.

Décidé à montrer qu'il entendait ne pas se laisser impressionner, il s'est livré à un long bain de foule à Valence en compagnie de son épouse Brigitte quelques heures après l'incident.

Deux hommes - des Drômois de 28 ans, selon Alex Perrin, procureur de la République à Valence - dont l'auteur de la gifle, ont immédiatement été interpellés et entendus par les gendarmes. "À ce stade des gardes à vue, leurs motivations ne sont pas connues", a ajouté le magistrat, en indiquant qu'une plainte devait être déposée par le préfet. Les deux suspects, Damien T. et Arthur C., sont originaires de la commune de Saint-Vallier, selon Le Figaro.

Des sources proches du dossier ont confirmé leur identité à l'AFP. L'un d'eux est adepte des arts martiaux historiques européens, d'après un profil Instagram à son nom, quand l'autre fait partie d'un conseil de quartier de Saint-Vallier, selon le site internet de la mairie.

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Vos réactions

Portrait de ago47
9/juin/2021 - 10h13
YVESM a écrit :

Comme l'a dit une présentatrice de BFM (si elle l'a dit aujourd'hui...),une façon de gifler Emmanuel Macron, c'est de voter.

Alors ceux qui le veulent, suivez ce conseil, donnez une gifle électoral à M. Macron, sans haine, ni violence, MAIS VOTEZ.

Exactement.

Portrait de YVESM
9/juin/2021 - 09h21

Comme l'a dit une présentatrice de BFM (si elle l'a dit aujourd'hui...),une façon de gifler Emmanuel Macron, c'est de voter.

Alors ceux qui le veulent, suivez ce conseil, donnez une gifle électoral à M. Macron, sans haine, ni violence, MAIS VOTEZ.