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Le rédacteur en chef du magazine Valeurs Actuelles répond aux accusation d'homophobies après sa Une dénonçant, cette semaine, "Le délire transgenre" - Regardez

Comme vous l'a rapporté jeanmarcmorandini.com, les associations Mousse, STOP homophobie et Adheos portent plainte, contre Valeurs Actuelles pour injure à raison de l’identité de genre. Le magazine a publié hier un numéro intitulé « Le délire transgenre », avec en sous-titre « Comment les lobbies instrumentalisent le changement de sexe ».

Bastien Lejeune, rédacteur en chef du magazine, a répondu à la polémique en exclusivité dans "Morandini Live" en direct sur CNews et Non Stop People. Il explique: "Notre Une n'est bien sûr pas homophobe, sinon on ne l'aurait pas faite! Je ne suis pas étonné de cette annonce puisque c'est le mode d'action de ces associations à chaque fois que l'on écrit un mot à chaque fois que l'on est pas d'accord avec eux. C'est d'ailleurs amusant parce qu'on raconte ça dans notre article, le traitement qui est réservé aux gens qui ne sont pas d'accord avec eux."

Et d'ajouter: "Evidemment que cet article n'a rien d'homophobe! On parle seulement d'un phénomène de société qui constitue la promotion de l'idéologie transgenre, l'engouement des médias, l'engouement de la classe politique, les décisions des tribunaux, et tout ce qui va autour... C'est tout ça qui relève du délire. Dans leur communiqué, ces associations parlent du mot "délire" en s'appuyant sur ce mot. Or ce mot décrit quelqu'un qui a perdu le contact avec la réalité. Dans cet article, on ne se contente pas de décrire tout ça, on analyse aussi d'où ça vient intellectuellement et idéologiquement. C'est à dire de la théorie du genre qui a été développée par Judith Butler. Quand on défend l'idée que le sexe serait assigné de force à la naissance, que masculin et féminin n'ont rien à voir avec la biologie, et l'anatomie et qu'on pourrait s'en libérer en déconstruisant des normes etc... c'est ce que j'appelle l'abnégation du réel, et c'est littéralement du délire."

Avant de poursuivre: "On ne s'oppose pas à l'idée des transgenres, on s'oppose à l'idéologie qui accompagne tout ça. On ne porte pas de jugement individuel sur la souffrance des gens qui sont atteints par ce qu'on appelle aujourd'hui la "dysphorie de genre". Mais on a le droit de penser et d'écrire que la réponse aujourd'hui, la société donne à cette souffrance n'est pas la bonne car elle est basée sur une idée que nous on estime fausse, que la nature ferait une erreur en assignant un sexe à la naissance. Il y a d'autres moyens d'aider ces personnes qui souffrent. Mais c'est une chose différente de s'opposer à une idéologie, et une autre de pointer du doigt et stigmatiser des gens qui expriment une souffrance."

"Je prends avec beaucoup de philosophie cette accusation de la part de gens qui pathologisent absolument tous les propos qui ne vont pas dans leur sens. Ce n'est pas très crédible. On écrit trois articles dans ce dossier, qui sont des articles longs, assez fouillés, et on est accusés de transphobes, homophobes... dès qu'on est un tout petit peu opposés à la marche du progrès, on devient phobiques. On ne pointe personne du doigt, on ne nie pas la souffrance de ces gens là, on explique simplement que la solution qui est aujourd'hui mise en avant et validée par toute la société, les médias, les tribunaux, les politiques, et au plus haut sommet de l'Etat, est fausse", a-t-il conclu.

Rappelons que dans son dossier, le magazine dénonce la « promotion de la transsexualité ». L'association affirme que "cette UNE s’attaque aux transgenres, qui sont déjà les personnes LGBT (60%) les plus discriminées. En France, elles ont été, pour 85 %, victimes d’un acte transphobe et 37% d’entre-elles en ont subi plus de 5 dans leur vie. 59% ont reçu des insultes et 27% ont été victimes de harcèlement. 

Les faits de transphobie ont lieu majoritaire dans la rue, qui constitue encore aujourd’hui en France une espace d’insécurité permanente pour les personnes transgenres. Et pousser des lecteurs à croire qu’être transgenre est un délire amène à se moquer publiquement des personnes transgenres.

Etait-ce donc vraiment nécessaire, dans ce contexte, de stigmatiser et d’injurier les personnes transgenres avec une couverture qui va renforcer les préjugés contre cette minorité encore et toujours discriminée."

Pour Me Étienne Deshoulières, avocat des associations, « les termes “délire transgenre” employés par Valeurs Actuelles renvoient à un passé récent où les transidentités étaient qualifiées de maladie mentale. Dire d’une personne transgenre que c’est une aliénée, c’est comme dire d’un homosexuel que c’est pédophile. C’est injurier en procédant à une assimilation abusive. »

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Vos réactions

Portrait de Valentin98
29/mai/2021 - 07h05
pasfacile a écrit :

Avez-vous au moins lu l'article ? Vus vos propos totalement diffamants j'affirme que non ! VA s'alerte juste des conséquences des associations néo-genres qui se comportent comme une Mafia : Si vous ne leur faites pas serment d'allégeance, et si vous osez poser une question ou émettre une critique, vous êtes automatiquement accusé de transphobie ! Un nouveau point Godwin basé sur le genre que ces associations extrêmistes et intolérantes made in USA  essaient d'instiller dans la société française.

Signé : un hétéro genré masculin, depuis le jour de sa naissance, qui respecte complètement votre droit à la différence. Mais hétéro qui vous ôte également le droit de déclarer homophobe ou transphobe quiconque osera ne pas se mettre à genoux et chanter les louanges devant ce qui concerne votre intimité la plus profonde. 

Vous n'en faite pas un peu trop là?smiley

Portrait de pasfacile
29/mai/2021 - 06h08
seb2746 a écrit :

Article anti-gay qui consisté à dire que c'était des pédophiles => procès, Article anti-lesbienne qui consisté à dire que c'était des mauvaises mères => procès, Article sur les dragqueens => procès, Article sur les transgenres considéraient comme des aberrations irréelles => procès.

 

Ce journal est rempli de haine, comment il peut encore dire qu'il défend quoi que ce soit ?...

Avez-vous au moins lu l'article ? Vus vos propos totalement diffamants j'affirme que non ! VA s'alerte juste des conséquences des associations néo-genres qui se comportent comme une Mafia : Si vous ne leur faites pas serment d'allégeance, et si vous osez poser une question ou émettre une critique, vous êtes automatiquement accusé de transphobie ! Un nouveau point Godwin basé sur le genre que ces associations extrêmistes et intolérantes made in USA  essaient d'instiller dans la société française.

Signé : un hétéro genré masculin, depuis le jour de sa naissance, qui respecte complètement votre droit à la différence. Mais hétéro qui vous ôte également le droit de déclarer homophobe ou transphobe quiconque osera ne pas se mettre à genoux et chanter les louanges devant ce qui concerne votre intimité la plus profonde. 

Portrait de YVESM
28/mai/2021 - 20h25

L´impérialisme  amer  ricain dans toute sa splendeur : uniformisons le monde avec des théories absurdes tant que cela rapporte.

Portrait de Valentin98
28/mai/2021 - 19h13

Valeur Actuelle ne vit que par le buzz! Les "journalistes" le savent que çà fera réagir donc du coup çà fait vendre et c'est tout bénéf! 

Portrait de seb2746
28/mai/2021 - 18h14

Article anti-gay qui consisté à dire que c'était des pédophiles => procès, Article anti-lesbienne qui consisté à dire que c'était des mauvaises mères => procès, Article sur les dragqueens => procès, Article sur les transgenres considéraient comme des aberrations irréelles => procès.

 

Ce journal est rempli de haine, comment il peut encore dire qu'il défend quoi que ce soit ?...