10/03 15:37

Confinement - Le confinement le week-end dans les Alpes-Maritimes, en vigueur depuis deux semaines "est prolongé ce week-end" (Gabriel Attal)

15h36: L'Agence régionale de santé (ARS) des Hauts-de-France a annoncé mercredi "travailler actuellement à l'organisation de transferts de patients en soins critiques vers des établissements de santé belges", les premiers vers l'étranger pour cette nouvelle vague de l'épidémie. "Ces transferts concerneront des hôpitaux belges frontaliers, partenaires habituels des hôpitaux français dans le cadre d'accords transfrontaliers. Ils pourraient être organisés dès" mercredi "ou dans les prochains jours selon les capacités d'accueil disponibles, l'éligibilité de patients et l'accord des familles", a précisé l'ARS dans un communiqué. Les Hauts-de-France n'avaient plus recouru à de tels transferts vers l'étranger depuis novembre, quand "quelques patients", selon l'ARS, avaient été acheminés en Allemagne, vers l'hôpital de Münster. Il s'agira cette fois d'une opération moins lourde à organiser, "probablement" au départ d'établissements hospitaliers proches de la frontière, notamment de la Métropole européenne de Lille, a-t-on indiqué à l'ARS. 

Plus de 90 patients en réanimation ont par ailleurs déjà été transférés en un mois de l'hôpital de Dunkerque vers d'autres établissements, dont cinq en dehors de la région, a indiqué mardi la préfecture du Nord.

Sur toute la région, les hospitalisations pour Covid-19 se chiffraient mardi à 2.958, dont 484 en réanimation, selon le dernier bilan de l'ARS.

Les taux d'incidence demeurent bien supérieurs à la moyenne nationale dans plusieurs zones de la région, notamment dans la Communauté urbaine de Dunkerque et la Communauté de communes des Hauts de Flandre, où ils s'élèvent respectivement à 785 et 687 cas pour 100.000 habitants, après une flambée épidémique attisée par le variant anglais.

Le confinement le week-end entré en vigueur dans ces deux agglomérations le 27 février, initialement jusqu'au 7 mars, a été étendu aux trois prochains week-ends, soit jusqu'au dimanche 28 mars, a annoncé mardi la préfecture.

Un confinement le week-end a également été imposé depuis samedi et pour tout le mois de mars au département voisin du Pas-de-Calais, où le taux d'incidence s'établissait vendredi à 404 cas.

13h41: Le confinement le week-end dans les Alpes-Maritimes a été prolongé aux samedi et dimanche à venir, au vu d'un contexte épidémique toujours tendu qui pousse à de prochaines évacuations sanitaires en Ile-de-France, a annoncé mercredi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

«Il a été décidé, et c'est une décision difficile, de prolonger le confinement pour ce week-end», dans les Alpes-Maritimes, après deux week-ends déjà sous cloche, a déclaré M. Attal.

«Un point sera fait la semaine prochaine pour mesurer si la dynamique de diminution de l'incidence et de l'épidémie dans le département se poursuit», pour permettre «dans ce cas (de) pouvoir envisager de lever la mesure», a-t-il ajouté à l'issue du Conseil des ministres.

Le maire de Nice a pris «acte» de la décision du gouvernement, même si, a-t-il insisté, «ce n'était pas (s)a recommandation». Il a demandé au préfet des Alpes-Maritimes «la possibilité de prolonger de 1h à 3h les sorties pour pratiquer une activité physique» et réclamé une accélération de la vaccination.

Gabriel Attal, reconnaissant que «la situation hospitalière est particulièrement préoccupante en Île-de-France, dans les Hauts-de-France et en région sud», a aussi indiqué qu'auraient lieu un «certain nombre d'évacuations sanitaires dans les jours qui viennent de patients hospitalisés, notamment en Île-de-France».

En région parisienne, l'agence régionale de santé (ARS) d'Île-de-France a donné «l'ordre ferme» en début de semaine aux hôpitaux et cliniques franciliens de déprogrammer 40% de leurs activités médicales et chirurgicales, pour augmenter le nombre de lits de réanimation dédiés aux malades du Covid-19.

«Nous sommes toujours sur une ligne de crête», a encore observé M. Attal, à la veille d'une conférence de presse du ministre de la Santé Olivier Véran qui fera un point global sur la situation sanitaire.

«D'un côté, le nombre de nouvelles contaminations détectées et le nombre d'hospitalisations restent sur un plateau haut, ce qui montre que notre pays résiste à l'épidémie, que les mesures de freinage fonctionnent», a-t-il souligné.

Mais «de l'autre côté, nos services de réanimation sont de plus en plus mobilisés et les disparités territoriales sont fortes d'un territoire à l'autre: l'épidémie n'a ni le même visage, ni la même férocité», a insisté le porte-parole en appelant à ne pas «baisser la garde».

13h16: Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, s'exprime

"Nous devons redoubler d’effort dans les départements où le Covid circule", annonce le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. "Le nombre de personnes de plus de 80 ans hospitalisées commence à diminuer", a-t-il ajouté.

"La situation hospitalière est particulièrement préoccupante en Ile-de-France, dans les Hauts-de-France et dans le Sud", a-t-il continué. "Plus de 4 millions de Français ont reçu une dose de vaccin à l'heure où je vous parle". "Nous prenons des mesures ciblées" en fonction de la situation locale. Le confinement le week-end dans des communes des Alpes-Maritimes, dont à Nice, « est prolongé ce week-end ».
12h28: Le point sur la situation à la mi-journée

Près de 4.000 malades du Covid-19 accueillis en réanimation et des hôpitaux saturés dans plusieurs régions: la crise sanitaire, au centre d'un conseil de défense mercredi matin à l'Elysée, est loin d'être terminée malgré la protection promise par la campagne de vaccination.

Un nouveau confinement semble néanmoins écarté en Ile-de-France, région la plus peuplée du pays (12 millions d'habitants), où le nombre de patients accueillis dans un service de réanimation s'est envolé ces derniers jours, dépassant mardi la barre du millier de malades (1.018) pour «moins de 1.050» lits disponibles selon l'Agence régionale de santé (ARS).

Pour faire face à cet afflux, l'ARS a donné l'«ordre ferme» aux hôpitaux et cliniques de déprogrammer 40% de leurs activités médicales et chirurgicales pour augmenter les capacités d'accueil, avec un objectif de 1.577 lits de réanimation, réservés aux cas les plus graves.

Après sept semaines de couvre-feu à 18h sur tout le territoire métropolitain et plus de quatre mois de fermeture pour les restaurants, bars, les lieux culturels et les salles de sport privées notamment, l'exécutif veut tout faire pour éviter les confinements stricts, qui sont en vigueur dans plusieurs territoires outre-mer (Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna).

Le gouvernement avait déjà repoussé fin janvier cette solution au niveau national, alors qu'elle était réclamée par le conseil scientifique.

«Pas d'actualité» en Ile-de-France, a encore repoussé mardi le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, pour qui «cette mesure de dernier recours serait proposée» si «nous étions en face d'un risque majeur de ne pouvoir accueillir les malades graves à l'hôpital».

«Nous sommes à saturation, ça continue de monter et on est en train de dispatcher des malades un peu partout, comme on peut. On annule des opérations, on annule des prises en charge d'autres malades, voilà les conséquences de l'absence de décision», a regretté Stéphane Gaudry, professeur de médecine intensive et réanimation à l'hôpital Avicenne (Bobigny), interrogé par l'AFP.

En France métropolitaine, les confinements le week-end concernent toujours l'agglomération de Dunkerque - où la préfecture du Nord a annoncé mardi leur prolongation - et le département du Pas-de-Calais, où il sont prévus jusqu'à la fin mars. Le gouvernement doit aussi décider si cette restriction sera reconduite pour Nice et le littoral des Alpes-Maritimes.

10h19: Le Brésil a battu hier son record journalier de décès du Covid-19, avec 1.972 décès officiellement signalés, sans aucun signe de ralentissement de la pandémie dans un pays où le système hospitalier est débordé et où la vaccination progresse lentement. Depuis le début de la crise sanitaire il y a un an, 268.370 décès dûs au Covid-19 ont été recensés au Brésil, dépassé uniquement par les États-Unis. Le ministère de la Santé a également signalé 70.764 nouveaux cas, faisant un total de 11,1 millions d'habitants.

Le précédent record de décès avait été établi le 3 mars avec 1.910 morts en 24 heures. Au cours des sept derniers jours, la moyenne est de 1.573 décès par jour, un chiffre en constante augmentation au cours des deux dernières semaines. Le pays, qui compte 212 millions d'habitants, connaît une situation dramatique. Selon un rapport publié mardi par la Fondation Fiocruz, qui dépend du ministère de la Santé, les unités de soins intensifs sont occupées à plus de 80% dans 25 des 27 capitales d'État du Brésil. "La lutte contre le covid-19 a été perdue en 2020 et il n'y a pas la moindre chance de renverser ce scénario tragique au cours du premier semestre 2021", a déclaré à l'AFP Jesem Orellana, un épidémiologiste de Fiocruz/Amazone.

08h16: Le nombre de patients atteints du Covid-19 en réanimation a continué de progresser, à 3.918, dont 421 admis au cours des dernières 24 heures, selon les données hospitalières publiées par les autorités sanitaires.

Le nombre de patients en réa, service qui accueille les cas les plus graves, a augmenté de 69 en 24 heures. Il y a une semaine, il s'élevait à 3.586.

Descendu sous la barre des 2.600 début janvier, cet indicateur n'a cessé de monter depuis et se situe désormais au niveau de fin novembre.

Il reste toutefois encore loin du pic de la deuxième vague de l'automne (4.900 mi-novembre) et de la première vague au printemps (7.000 début avril).

Au total, 25.201 patients étaient hospitalisés mardi dans toute la France, dont 1.810 arrivés dans les dernières 24 heures.

Près de 300 malades du Covid-19 (299) sont décédés à l'hôpital entre lundi et mardi. La France compte plus de 89.000 morts depuis le début de l'épidémie.

07h45: La situation sanitaire du département de la Moselle, l'un des plus touchés par le Covid-19, poursuit sa "lente amélioration" mais les structures hospitalières demeurent "sous très forte pression", ont indiqué mardi le préfet et la directrice du CHR de Metz-Thionville.

On a assiste à "la poursuite de la lente amélioration de la situation", a indiqué lors d'une conférence de presse le préfet de Moselle Laurent Touvet qui avait déjà évoqué la semaine dernière "quelques signes encourageants" pour ce département placé par le gouvernement parmi les 23 en surveillance renforcée, notamment en raison de la présence de variants.

Cette situation sanitaire a conduit Berlin à imposer le 2 mars des mesures strictes pour franchir la frontière vers l'Allemagne, comme la présentation d'un test négatif datant de moins de 48H00.

Parmi les "signes encourageants" qui "se confirment" pour la Moselle, la baisse du taux d'incidence, 253 pour 100.000 lundi soir, contre 284 il y a une semaine et après un "pic à 315" le 22 février, a souligné M. Touvet, saluant "une baisse significative".

Le taux d'incidence chez les personnes âgées a lui aussi baissé, conséquence "très vraisemblable" de la vaccination: selon M. Touvet, "près de la moitié" de la population mosellane de plus de 75 ans a d'ores et déjà été vaccinée.

Au total, il y a eu 122.500 injections pratiquées sur 91.590 personnes qui ont reçu "au moins une injection", soit 9% de la population départementale, a détaillé le préfet alors que la Moselle a reçu récemment 30.000 vaccins pour faire face à l'épidémie.

La situation dans les hôpitaux du département demeure toutefois "assez tendue", a indiqué Marie-Odile Saillard, directrice générale du CHR Metz-Thionville.

"Les chiffres baissent un tout petit peu de manière générale", a-t-elle expliqué: de 200 patients Covid au CHR "il y a quelques jours, on est passé à 171", une baisse également constatée "sur toutes les structures du département".

Mais "les structures hospitalières" demeurent malgré tout "sous très forte pression", a-t-elle insisté, notamment pour les lits de soins critiques, "très, très élevée".

Quelques transferts de malades ont eu lieu ces derniers jours vers des hôpitaux alsaciens, a-t-elle ajouté, précisant que, actuellement, le taux de déprogrammation des interventions dans les structures de santé mosellanes, publiques comme privées, se situait "aux alentours de 50%".

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Vos réactions

Portrait de Nowo
10/mars/2021 - 23h16
Mw13 a écrit :

Réfléchissez un peu...

Ouvrir les stations de ski : tous le monde se serait rué au ski (j'entends les personnes aisé) et donc blindé dans les montagnes... Vous aurez rallé

Ne pas sortir le weekend... Réfléchissez plus loins que le bout du nez... Si vous autorisez ça beaucoup de personne se réunissent en famille... On ne voit que la partie sortie de l'eau de l'iceberg en regardant les quais... 

Bien-sûr c'est dur. Et c'est aussi difficilement compréhensible de garde IDF ouvert et d'autre ferme le weekend... Mais au lieu de raller une solution fiable a 100 pour 100 ? En prenant en compte le fait d'être a bout de nerfs ? L'économie ? La santé ?

 

 

Autoriser toutes les activités extérieures.

Les bars, restaurants qui ont une terrasse peuvent parfaitement ouvrir.

C'est un peu tard pour le ski, mais toute la partie extérieur des stations pouvait très bien fonctionner, les skieurs sur les remontées mécaniques et sur les pistes ne craignaient absolument rien. 

Ils ont supprimé une à une toutes les activités de loisirs, il ne restait que les promenades, voila maintenant c'est fait, il ne reste plus que la maison, un peu de sport (sous conditions) et le boulot. 

Et pour une grande partie de ces activités, sans aucun fondement scientifique , uniquement pour de la communication politique. 

 

Portrait de Nowo
10/mars/2021 - 14h59

Une bonne mesure ! bien inutile ! Du coup on continue, normal venant de ce gouvernement...

Interdire les gens de sortir alors que la contamination en extérieure est quasi inexistante, au contraire c'est même conseillé de s'aérer. Mais restons enfermés le week-end, fermons les stations de ski, les quais de Seine, la promenade des Anglais comme ça les chaines infos ne pourront pas montrer des personnes prenant le soleil.

Continuons à faire de la politique, ce qui compte c'est l'image ! La médecine et la science, on verra plus tard !

Portrait de YVESM
10/mars/2021 - 09h47

Bon courage à tous en Macronie.Axel Kahn est beaucoup plus direct dans ses déclarations.Prenez soin de vous et n’attrapez pas cette saloperie de virus,les places en réanimation de disponibles diminuant comme neige au soleil.

En marche...