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Variants en Moselle: "100 nouveaux cas dénombrés par jour", annonce Olivier Véran - La question des écoles va être discutée avec Jean-Michel Blanquer

15h53: Le ministre de la Santé Olivier Véran s'exprime depuis Metz en Moselle pour évoquer les variants. "Les analyses tendent à attester qu’il s’agit bien du variant sud-africain (...) On dénombre 100 nouveaux cas par jour", a-t-il déclaré. "Nous allons intensifier les campagnes de test" dans le département. "Nous allons discuter de la question des écoles avec Jean-Michel Blanquer", a continué le ministre.

15h02: Les organisateurs du festival Series Mania annoncent que l'édition 2021 est décalée "étant donné l’évolution de la situation sanitaire mondiale et l’avancée des campagnes de vaccination". "Nous tenons à ce que cette édition 2021 soit celle des retrouvailles avec notre public, les créateurs et les professionnels de l’industrie, dans les meilleures conditions possibles. Compte-tenu des seules disponibilités de nos lieux partenaires, le festival se tiendra du jeudi 26 août au jeudi 2 septembre", précise un communiqué. 

14h31: Les autorités sanitaires françaises ont recommandé vendredi de « ne proposer qu’une seule dose » de vaccin contre le Covid-19 aux personnes « ayant déjà fait une infection » par le coronavirus, devenant ainsi le premier pays à formuler une telle recommandation. Les personnes guéries du Covid-19 « ont déjà élaboré à l’occasion de l’infection une mémoire immunitaire. La dose unique de vaccin jouera ainsi un rôle de rappel », explique la Haute autorité de santé (HAS) dans son avis, qui doit encore recevoir l’aval du gouvernement.

L’autorité recommande par ailleurs d’attendre « au-delà de trois mois » après la maladie, « et de préférence six mois », avant d’injecter cette dose unique. « A ce jour, aucun pays ne s’est clairement positionné sur une vaccination en une dose pour les personnes ayant contracté la Covid-19 antérieurement à la vaccination », souligne-t-elle.

Ces derniers jours, cette solution était évoquée dans plusieurs études réalisées aux Etats-Unis et en Italie, et pas encore évaluées par d’autres scientifiques. Outre les bénéfices sanitaires, les chercheurs à l’origine de ces travaux soulignaient que faire une seule injection aux personnes déjà malades par le passé pourrait permettre d’économiser des doses dans un contexte d’approvisionnement contraint.

Le gouvernement français suit généralement les avis de la Haute autorité de santé. Fin janvier, il avait toutefois estimé qu’on ne pouvait pas augmenter le délai entre les deux doses de vaccin Pfizer, contrairement à la recommandation émise quelques jours plus tôt par la HAS.

Les autorités sanitaires misent beaucoup sur la progression de la campagne de vaccination pour faire face à la situation épidémique qui demeure fragile, mais le chemin est encore long: jeudi, 2.135.333 personnes avaient reçu au moins une dose de vaccin en France, dont 535.775 personnes deux doses.

Depuis le début de la pandémie de Covid-19, 3,4 millions de cas d’infections confirmées par un test de dépistage ont été enregistrées en France. Davantage de personnes ont probablement contracté le virus, notamment pendant la première vague, lorsque les tests n’étaient pas largement disponibles.

Les trois vaccins contre le Covid-19 actuellement autorisés dans l’Union européenne (Pfizer/BioNTech, Moderna et AstraZeneca/Oxford) nécessitent deux doses pour être pleinement efficaces chez les personnes n’ayant jamais été en contact avec le virus.

Celui de Johnson & Johnson, en cours d’examen par l’Agence européenne du médicament (EMA), nécessite en revanche une seule injection.

13h50: Le ministre de la Santé Olivier Véran vient à l’instant d’arriver à Metz

12h14: La région allemande de la Sarre n’exclut pas le rétablissement de contrôles aux frontières avec la France et le Luxembourg pour contrôler la diffusion des variants du Covid-19, a indiqué vendredi son ministre-président. « S’il y a des différences flagrantes entre les incidences, alors nous n’aurons pas le choix », a prévenu sur la chaîne d’information allemande NTV Tobias Hans, le dirigeant conservateur de cette petite région-Etat du sud-ouest de l’Allemagne.

Il a toutefois souligné que des aménagements pourraient concerner les travailleurs frontaliers. Des contrôles avaient en effet été rétablis au printemps 2020 en Sarre, suscitant la colère de ceux qui passent quotidiennement cette frontière.

Le ministre allemand de la Santé, Jens Spahn, a dans la foulée confirmé qu’un rétablissement des contrôles ne pouvait être « exclu », appelant toutefois à la « prudence ». « Nous savons ce que cela signifie pour les deux côtés » de la frontière, a-t-il souligné lors d’une conférence de presse.

La veille, le ministre français de la Santé, Olivier Véran, avait estimé que la situation virale dans le département de la Moselle, limitrophe de la Sarre, était « préoccupante » avec notamment plus de 300 cas recensés de variants sud-africain et brésilien.

L’Allemagne a annoncé jeudi la fermeture des frontières avec la République tchèque et le Tyrol autrichien qui enregistrent de forts taux d’infection aux très contagieux variants du coronavirus.

11h21: 1.599 classes et de 103 établissements scolaires - 69 écoles, 26 collèges et 8 lycées - sont actuellement fermés en raison de cas de Covid-19, a indiqué ce matin le ministère de l'Education nationale. Il s'agit de chiffres en nette hausse par rapport à la semaine dernière.

11h12: Dans l'UE, seuls 3% de la population ont reçu au moins une dose de vaccin antiCovid, selon un comptage de l'AFP jeudi.

Dans le monde, plus de 155,7 millions de doses ont été administrées dans 91 pays ou territoires. Israël arrive largement en tête, en proportion de vaccinés par rapport à sa population (42%).

Les pays riches de la planète concentrent près de six doses injectées sur dix (59%), alors qu'ils n'hébergent que 16% de la population mondiale.

Cet «accès inéquitable aux vaccins peut se retourner contre nous», a mis une nouvelle fois en garde l'OMS jeudi: «Plus le virus persiste, plus le risque de mutations dangereuses est grand».

Les pays du G7 se réuniront vendredi en sommet virtuel pour discuter de «la situation sanitaire», de «la situation des pays à faible revenus» et de la possibilité que le Fonds monétaire international (FMI) leur vienne en aide.

10h20: Le Covid-19 s'invite à nouveau à l'Open d'Australie, un nouveau confinement de cinq jours des six millions d'habitants de l'Etat de Victoria, dont Melbourne est la capitale, a été annoncé vendredi pour contrer une possible résurgence de l'épidémie, contraignant le tournoi à se dérouler à huis clos.

Le confinement de cet Etat, qui débutera dans la nuit de vendredi à samedi à minuit (13H00 GMT), a été décidé après l'apparition d'un foyer épidémique «hyperinfectieux» de contaminations au variant anglais du coronavirus, susceptible de ruiner les efforts menés jusqu'à présent avec succès par l'Australie, a annoncé Daniel Andrews, le Premier ministre de cet Etat.

Cette mesure porte un nouveau coup au premier tournoi du Grand Chelem de la saison 2021, qui a débuté lundi avec trois semaines de retard pour permettre aux meilleurs joueurs du monde d'effectuer quatorze jours de quarantaine à l'hôtel.

En vertu de ces nouvelles restrictions, les habitants de cet Etat devront rester chez eux pendant cinq jours, sauf pour un nombre limité d'activités essentielles autorisées comme faire leurs courses et des exercices physiques. Les rassemblements sont interdits et le port d'un masque obligatoire en dehors du domicile.

Il s'agit d'un sérieux revers pour la population confinée plus de 100 jours en 2020 pour juguler une précédente épidémie de coronavirus qui avait touché des milliers de personnes et en avait tué quelque 800. Cette mesure avait été levée à la fin du mois d'octobre.

Les patrons des petits commerces étaient d'autant plus désemparés que ces mesures ont été décidées à la veille du week-end de la Saint-Valentin, sur lequel ils comptaient pour rattraper les pertes enregistrées l'an passé.

09h24: Le gouvernement américain a finalisé les contrats d’achat de 200 millions de doses supplémentaires de vaccins contre le Covid-19 dans le cadre de sa campagne de vaccination massive, a annoncé le président Joe Biden. « Cet après-midi, nous avons signé les contrats pour 100 millions supplémentaires de vaccins Moderna et 100 millions de vaccins Pfizer », a-t-il dit lors d’une visite aux Instituts nationaux de santé (NIH) près de Washington.

« Nous sommes maintenant dans la bonne voie pour avoir assez de vaccins pour 300 millions d’Américains d’ici la fin du mois de juillet », soit la quasi-totalité de la population adulte, a ajouté le président démocrate.

Fin janvier, il avait annoncé cette commande comme imminente. Elle s’ajoute aux 200 millions de doses déjà commandées à chaque société.

Après des débuts chaotiques en décembre, les Etats ont augmenté la cadence: 46,3 millions de doses ont été administrées et au moins 34,7 millions de personnes ont reçu au moins une dose, soit environ 10% de la population.

Le gouvernement doit fournir un million de doses à quelque 6.500 pharmacies, où les Américains ont l’habitude de se faire vacciner contre la grippe. Elles doivent injecter les premières doses dès vendredi.

La production de vaccin a aussi été accélérée et les stades du championnat de football américain pourront servir de sites de vaccination.

07h39: Le ministre de la Santé Olivier Véran a alerté jeudi soir sur la "situation inquiétante" en Moselle, où un nombre important de cas de variants sud-africain et brésilien du coronavirus ont été détectés, pouvant justifier des mesures de contrôle supplémentaires. "Nous avons identifié dans ce département de la Moselle plus de 300 cas de mutations évocatrices de variants sud-africains et brésiliens ces quatre derniers jours, et (...) il y avait déjà 200 cas supplémentaires identifiés les jours précédents", a-t-il indiqué au cours d'une conférence de presse. Il se rendra ce vendredi dans le département. Objectif: "évaluer la situation, échanger avec l'ensemble des élus du territoire, les acteurs de santé, le préfet, les responsables de l'Agence Régionale de Santé, et mener une concertation afin d'anticiper les réponses qu'il nous faudra trouver collectivement".

"Il nous faut être prêts à agir évidemment, si la situation devait le nécessiter, afin de protéger la population dans un territoire qui a déjà payé un lourd tribut à la pandémie", a souligné le ministre. 

Ces deux variants sont particulièrement surveillés car, outre qu'ils semblent être plus contagieux, comme celui qui a émergé au Royaume-Uni, ils pourraient également être "moins sensibles à certains vaccins disponibles" et "échapper aux anticorps fabriqués" par les personnes guéries du Covid-19, a souligné Olivier Véran. Les cas en Moselle ne peuvent pas tous être reliés à des foyers de contagion groupés (clusters), à des voyages à l'étranger ou à des contacts avec des personnes ayant voyagé, a précisé le ministre, ce qui pourrait indiquer un début de diffusion non maitrisée de ces variants dans la population.

Les autres départements français sont beaucoup moins touchés par ces deux variants, avec entre zéro et "près de 40 cas" (en Dordogne), et une proportion "de l'ordre de 4% à 5%" de l'ensemble des cas positifs à l'échelle du pays.

Il s'agit de cas suspectés d'être des variants après analyse par test PCR de criblage, une méthode plus poussée que les PCR classiques, qui doit ensuite être confirmée par un séquençage génétique. Dans le même temps, le variant britannique, suspecté de représenter 15% du total des cas positifs il y a encore une semaine, est probablement "responsable de 20% à 25% des infections" aujourd'hui, a estimé Olivier Véran.

07h07: Le nombre de malades du Covid-19 hospitalisés ces dernières 24H ne fléchit pas tout comme celui des décès et des admissions en services de réanimation, selon les données de Santé publique France. Si les hôpitaux accueillent jeudi moins de patients souffrant du Covid-19 -- soit 26.963 contre 27.417 la veille -- le nombre d'admissions en 24H augmente toujours, avec 1.618 malades du Covid-19 ayant été admis ces dernières 24 heures contre 1.525 le jour précédent.

Le nombre de malades admis dans les services de réanimation, donc les cas les plus graves, ont aussi légèrement augmenté passant de 3.309 patients à 3.327 dont 269 sur les seules dernières 24 heures. Une semaine plus tôt, les services de réa comptabilisaient 3.240 malades du Covid. Lors des précédentes vagues de contamination, le nombre de patients en réa avait atteint 7.000 au printemps et 4.900 à l'automne. En l'espace d'un jour, 371 personnes sont mortes de la maladie, portant le nombre total de décès à 80.803 depuis le début de l'épidémie. Sur les sept derniers jours, on compte 10.396 nouvelles hospitalisations, dont 1.756 admissions en réanimation.

 

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Vos réactions

Portrait de PhilRAI
13/février/2021 - 11h18

Augmentation du nombre de tests, donc augmentation du nombre de faux positifs. Les vrais malades ne sont toujours pas soignés alors qu'on a les médicaments adaptés, l'escroquerie continue ...

Portrait de LOIC 33
13/février/2021 - 08h19

Combien de morts faut il pour qu'ils réagissent ? On ne peut que constater que la maladie n'a pas tué des membres de leur entourage.... Mais pour se faire filmer en train de se faire vacciner.......

Portrait de Calla
13/février/2021 - 07h35

Il faut se bouger faire vite toujours attendre attendre .........

Portrait de YVESM
12/février/2021 - 19h29

On nous endort. Ils gagnent du temps jusqu' à ce que toutes les zones scolaires soient en vacances et d'ici au prochain reconfinement. De la com, de La com, toujours de la com.

Portrait de Galileo.
12/février/2021 - 19h06
lysniais a écrit :

Wouhaou, allez la-bas pour nous dire ce qu'on savait déja et repartir sans rien décider, quel moulin a vent cet incompétent ou pétant ou péteux au choix!!

Vini, vidi........... euh... et pis c'est tout ! smiley

Portrait de joselito
12/février/2021 - 16h57
croco a écrit :

@Quentin de Montargis Et alors? 20 sur 50 c'était la proportion des effets secondaires qui avaient été annoncés suite aux essais, avant la commercialisation. Ça me paraît sage effectivement d'étaler la vaccination pour le personnel soignant, afin d'éviter que certains soient en arrêt maladie en même temps pour symptômes grippaux.

En effet, rien de spécial par rapport à d'autres vaccins, et ces effets secondaires correspondent tout à fait a ceux annoncés, en terme de pourcentage, à ceux annoncés.

De plus, Il est à souligner que Ces effets secondaires classiques disparaissent après 24 heures.

Portrait de Merlinot49
12/février/2021 - 16h53
Mouse_win7 a écrit :

Au lieu de commenter sans savoir sans rien connaître de la médecine sans avoir fait d'étude.... Dites vous que heuresement il y a des tas de personnes qui ont des compétences qui travaillent sur ce sujet. Et que si c'est acté c'est que beaucoup de cerveau ont reflechi et d'étude scientifique qui valident ! 

Donc sérieusement que chacun retourné à sa place et commenté ce qu'il connait uniquement ça fera du bien pour tous le monde

C'est vrais quoi, ce n'est pas comme si ont était en démocratie et que chacun pouvait donner son avis. 

Portrait de Quentin de Montargis
12/février/2021 - 16h05

Jeudi 11 février, l’hôpital Mémorial de Saint-Lô suspend la vaccination de son personnel soignant après de nombreux effets secondaires détectés. 

 

Selon nos informations, vingt membres du personnel soignant de l’hôpital Mémorial de Saint-Lô sont atteints par des effets secondaires du vaccin AstraZeneca, jeudi 11 février. Sur la cinquantaine de personnels vaccinés