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Découvrez l'histoire devenue virale d'une journaliste qui avait couvert l'arrestation d'un homme et de sa condamnation, avant de tomber amoureuse de lui et de tout plaquer

Comme journaliste elle avait couvert son arrestation puis sa condamnation à sept ans de prison, avant de tomber amoureuse de lui et de tout plaquer: l'histoire d'amour de Christie Smythe et de Martin Shkreli, un temps surnommé "l'homme le plus détesté d'Amérique", est devenue virale luni aux Etats-Unis.

L'histoire est sortie dimanche dans le magazine Elle -auquel Smythe s'est confiée- puis a été reprise et commentée abondamment lundi par plusieurs médias américains et sur les réseaux sociaux, certains dénonçant le manque d'"éthique" de la journaliste, tandis que d'autres lui témoignaient leur sympathie.

Christie Smythe a raconté son histoire avec Martin Shkreli avec force détails: depuis sa première rencontre avec ce jeune responsable pharmaceutique en janvier 2016, jusqu'à ce qu'elle chamboule sa vie pour lui, à partir de juillet 2018. En mars de la même année, il avait été condamné à sept ans de prison par un tribunal fédéral de Brooklyn pour fraude sur titres et manipulation d'actions. Beaucoup avaient applaudi cette condamnation: Martin Shkreli, autodidacte alors âgé de 34 ans, était devenu l'incarnation du cynisme supposé de l'industrie pharmaceutique, l'extravagance en plus. Les faits pour lesquels il avait été condamné étaient néanmoins sans lien avec ce qui lui avait valu une intense attention médiatique: la multiplication par 55 -de 13,5 à 750 dollars la pilule- du prix du médicament Daraprim, utilisé contre le paludisme et le sida, par sa société, Turing Pharmaceuticals, en 2015.

Dans Elle, Smythe explique comment leur relation a progressivement évolué: comment elle s'est sentie "flattée" le jour où il lui a demandé de lui suggérer un avocat, comment elle s'est attelée à un livre sur lui avant de devenir son amie et de le visiter en prison - jusqu'au jour où elle lui déclarera sa flamme au parloir. Entre temps, elle donne sa démission à son employeur, l'agence Bloomberg, après plusieurs avertissements face à une conduite jugée non professionnelle. Avec son mari, ils divorcent également d'un commun accord. A posteriori, elle souligne que, dans la couverture d'affaires judiciaires, "on ne donne jamais le point de vue de l'accusé". Et même si Martin Shkreli a coupé les liens avec elle en apprenant la sortie de l'article, selon Elle, Christie Smythe se dit prête à l'attendre jusqu'à sa sortie de prison, prévue en septembre 2023. Malgré les critiques dont elle a fait l'objet sur les réseaux, elle s'est dite contente d'avoir "rendu publique" son histoire, "après l'avoir gardée pour elle (...) pendant des années". "Je crois fermement en la liberté d'expression, j'ai la peau dure, alors allez-y", a-t-elle déclaré dans un de ses nombreux tweets lundi.

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