21/11 18:20

Jonathann Daval condamné à 25 ans de réclusion criminelle pour le meurtre d'Alexia alors que l'avocat général avait requis la perpétuité - Il n'a eu aucun réaction à l'annonce du verdict

Jonathann Daval a été condamné samedi par la cour d'assises de la Haute-Saône à 25 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de sa femme Alexia, à l'issue d'un procès haletant et hyper médiatisé. Après deux heures et demi de délibéré les jurés ont donc rendu un verdict plus clément que les réquisitions de l'avocat général Emmanuel Dupic qui avait demandé la réclusion criminelle à perpétuité. Dans son box, Jonathann Daval a accueilli la décision, impassible. "Pardon, pardon", avait-il imploré, son regard tourné vers les parents d'Alexia, avant que la cour ne se retire pour délibérer en début d'après-midi.

Dans son réquisitoire, M. Dupic avait pointé un "crime conjugal (...) presque parfait", perpétré selon lui par l'accusé au motif qu'Alexia voulait le quitter, ses défenseurs mettant en garde contre une "boucherie judiciaire". Le procureur en avait appelé aussi au "courage" des jurés.

"Du fait de la médiatisation de cette affaire, cette décision sera regardée", avait-il relevé, avant de requérir "la réclusion criminelle à perpétuité", sans peine de sûreté. Là aussi, Jonathann Daval n'avait guère bronché. "Je crois (...) qu'il l'a tuée parce qu'Alexia voulait le quitter, tout simplement", avait soutenu M. Dupic qui a dépeint l'accusé en "manipulateur" et en "menteur". Ce crime "particulièrement épouvantable", c'est "une affaire de crime conjugal qui est devenue, en raison de la médiatisation, extrêmement emblématique", avait-il également souligné, rejetant par ailleurs la thèse d'un meurtre commis après une simple dispute conjugale. "Un monde s'écroule pour Jonathann Daval.

Alexia met fin à la relation" et "le scénario c'était ça, on ne devait pas retrouver le cadavre, Jonathann restait dans cette famille", selon M. Dupic, d'où la dissimulation du corps dans un bois et, surtout, la tentative d'incinération.

"La vérité n'est pas entendable: c'est épouvantable de tuer une femme parce que vous ne voulez pas qu'elle vous quitte", a encore fustigé l'avocat général. Avocat de Jonathan Daval, Me Randall Schwrdorffer a assuré que le meurtre n'était "pas prémédité, pas réfléchi". "C'est ce qu'on appelle +un coup de sang+", a-t-il lancé d'une voix de stentor.

"La perpétuité c'est une peine qu'on prononce pour les criminels les plus dangereux de la société: Francis Heaulmes, tueur d'enfants, Michel Fourniret, Marc Dutroux, Guy Georges... Quel est le point commun avec Jonathann Daval ? Aucun. Si, la médiatisation", a poursuivi Me Schwerdorffer, qui a arpenté la cour d'assises faisant face aux jurés. "Jonathann est effectivement un criminel. Il ne le conteste pas, vous allez le juger. Mais un jugement ce n'est pas une vengeance. Ce qu'on vous réclame, sur les bancs des parties civiles, c'est une vengeance, à cause des médias, des mensonges, parce qu'il a trahi ses beaux-parents (...) Tout ce qui fait l'affaire Daval, c'est la médiatisation", a-t-il insisté.

Sa consoeur, Me Ornella Spatafora, a quant à elle rejeté toute "dangerosité criminologique" de son client, exhortant les jurés à prononcer "une peine juste" qui "sanctionnera Jonathann pour ce qu'il a fait et l'homme qu'il est". Au cours des débats, Jonathann Daval, un informaticien de 36 ans, a reconnu avoir tué intentionnellement son épouse. "J'ai plus d'avenir (...) Je dois payer pour les actes que j'ai commis", a admis vendredi ce trentenaire émacié aux allures de frêle adolescent, victime mercredi soir d'un malaise vagal en plein interrogatoire.

Jeudi, il était longuement revenu sur le soir du crime, qui s'était déroulé à leur domicile dans la nuit du 27 au 28 octobre 2017, sur fond de difficultés conjugales aiguës : Alexia souhaitait ardemment un enfant mais son mari, qui souffrait de troubles de l'érection, la fuyait de plus en plus. Ce soir-là, il dit avoir refusé une relation sexuelle à son épouse.

Une violente dispute aurait alors éclaté. Le facteur déclenchant ? Alexia l'aurait mordu, elon ses dires, provoquant sa rage : "La morsure, ça m'a mis hors de moi". Il la frappe et l'étrangle: c'est "la colère de toutes ces années qui est ressortie (...) D'où l'étranglement pour qu'elle se taise", a-t-il dit, arguant qu'Alexia "l'humiliait".

Le lendemain il emporte le corps dans un bois et y met le feu avant de donner l'alerte, soutenant que sa femme n'est pas revenue de son jogging. Le corps d'Alexia sera retrouvé deux jours plus tard.

18h19: Me Spatafora avocate de Jonathann Daval : "Nous acceptons la décision et nous ne ferons pas appel. C'est une décision qui est efficace. On a pu poser les questions que l'on souhaitait et on a pas de regret"

17h45: Jonathan Daval vient de quitter le Tribunal de Vesoul pour rejoindre sa prison

17h36: La famille d'Alexia prend la parole. La mère : C'est une très bonne décision, c'est ce que j'espérait et ça va permettre de tourner une page. Nous avons passé 3 ans vraiment difficiles et nosu voulons maintenant tenter de nous reconstruire." Et la maman de fondre en larmes : "Tout ce combat c'est pour elle si elle nous regarde de là haut."

17h11 : Selon les journalistes sur place, Jonathann n'a eu aucune réaction à l'annonce du verdict.

.

17h04: Jonathan Daval est reconnu coupable de meurtre à la majorité des 6 voix du jury et condamné à 25 ans de prison alors que l'avocat général avait requis la perpétuité. En revanche, aucune "peine de sureté" n'est prononcé contre Jonathann Daval

.

16h53: Le verdict devrait être connu vers 17h15. Les choses sont visiblement allées très vite et les avocats de la défense sont déjà de retour dans la salle d'audience. A l'issue de ces réquisitions, les trois avocats de la défense ont pris la parole, puis Jonathann Daval, invité à s'exprimer une dernière fois. « Pardon, pardon » a-t-il répété à l'attention de ses beaux-parents. 

16h07: Au terme de six jours d'audience, la cour s'est retirée peu après 14h30 pour délibérer sur le sort de Jonathann Daval, qui a avoué le meurtre de son épouse Alexia Fouillot. L'avocat général a requis à son encontre une peine de réclusion criminelle à perpétuité.

13h50 : Le point en direct sur la matinée - L'avocat général a requis samedi la réclusion criminelle à perpétuité à l'encontre de Jonathann Daval, auteur d'un "crime conjugal (...) presque parfait" contre sa femme Alexia au motif qu'elle voulait le quitter. "J'en appelle à votre courage", a lancé Emmanuel Dupic aux jurés. "Du fait de la médiatisation de cette affaire, cette décision sera regardée", a-t-il relevé, avant de requérir "la réclusion criminelle à perpétuité", sans peine de sûreté, à l'encontre de l'accusé, resté impassible à l'énoncé des réquisitions.

"Je crois (...) qu'il l'a tuée parce qu'Alexia voulait le quitter, tout simplement", a soutenu M. Dupic, une thèse que l'accusé récuse. Le soir du drame, "elle lui a signifié (...) qu'elle allait partir et ça, ça n'est pas possible dans la construction de Jonathann Daval". Ce crime "particulièrement épouvantable", c'est "une affaire de crime conjugal qui est devenue en raison de la médiatisation extrêmement emblématique", a-t-il pointé, rejetant aussi la thèse d'une simple dispute conjugale.

"La séparation, le départ intolérable, apparaît plausible", notamment après les auditions à la barre d'amis du couple qui ont évoqué les "difficultés" d'un "couple qui ne marchait plus", a estimé M. Dupic.

"La place prise par Jonathann dans la famille d'Alexia fait qu'il ne peut pas accepter la séparation, c'est +leur gamin+", a poursuivi M. Dupic, qui a dépeint l'accusé en "manipulateur" et en "menteur". "Un monde s'écroule pour Jonathann Daval. Alexia met fin à la relation" et "le scénario c'était ça, on ne devait pas retrouver le cadavre, Jonathann restait dans cette famille", selon M. Dupic, d'où la dissimulation du corps dans un bois et, surtout, la tentative d'incinération.

"La vérité n'est pas entendable: c'est épouvantable de tuer une femme parce que vous ne voulez pas qu'elle vous quitte", a encore fustigé l'avocat général, selon lequel M. Daval a réalisé un "crime presque parfait".

"Vous allez juger l'agonie d'une femme mariée, sa seconde mort qui est la crémation, et une troisième mort, l'accusation d'une famille obligée de porter ce crime", a-t-il lancé, allusion aux accusations portées un temps par l'accusé à l'encontre de sa belle-famille. Première à prendre la parole pour la défense, Me Ornella Spatafora, a évoqué un contexte de "très grande tension", rejetant toute "dangerosité criminologique" de son client. Elle a aussi exhorté les jurés à prononcer "une peine juste" qui "sanctionnera Jonathann pour ce qu'il a fait et l'homme qu'il est".

Me Randall Schwerdorffer s'apprêtait à prendre la parole pour une dernière plaidoirie. Puis l'accusé pourra s'exprimer une dernière fois avant que la cour ne se retire pour délibérer. Jonathann Daval, un informaticien de 36 ans, a reconnu avoir tué intentionnellement son épouse. "J'ai plus d'avenir (...) Je dois payer pour les actes que j'ai commis", a consenti vendredi ce trentenaire émacié aux allures de frêle adolescent, victime mercredi soir d'un malaise vagal en plein interrogatoire.

Au terme de six jours d'audience - un de plus que prévu, tant les débats ayant été nourris, les trois magistrats professionnels et les six jurés, cinq femmes et un homme, prononceront leur verdict attendu d'ici au début de la soirée.

12h37: Me Randall Schwerdorffer défend  Jonathann Daval: "Perpétuité c'est une peine que l'on prononce pour les criminels les plus dangereux de la société: Francis Heaulme, Fourniret, Dutroux...Nous défendons Jonathann Daval, quel est le point commun? Aucun ! Si ce n'est la médiatisation. Un jugement ce n'est pas une vengeance. Ce qu'on vous réclame au banc des parties civiles c'est venger Alexia ! Je pense que vous disposez de toutes les cartes entre vos mains pour prendre la décision la plus juste. Jonathann Daval n'est pas un homme pas plus prédisposé que vous et moi à basculer dans le crime car on ne naît pas criminel on le devient

11h04: La réclusion criminelle à perpétuité est requise contre Jonathann Daval : "Alors quelle peine ? Je vais en appeler à votre courage, c’est une décision que vous rendez sur ces faits épouvantables mais au nom du peuple français, cette décision sera regardée. Il est difficile de ne pas s’identifier au calvaire de cette jeune femme de 29 massacrée par son mari, difficile de ne pas s'identifier à la souffrance dune mère et d’un père à qui on refusait une sépulture digne. Je vais en appeler à votre courage, c’est une décision que vous rendez sur ces faits épouvantables mais au nom du peuple français, cette décision sera regardée. Je vous demande de prononcer une peine de réclusion criminelle à perpétuité."

 

09h18: Le procès a pris du retard, notamment à cause du malaise de l'accusé mercredi. La décision des jurés "devrait intervenir aujourd'hui en fin d'après-midi ou début de soirée", a indiqué le président, Matthieu Husson

07h56: Le résumé de la journée de vendredi - Jonathann Daval s'est dit prêt à "payer" pour le meurtre de sa femme Alexia vendredi devant les assises de la Haute-Saône après un face-à-face avec la mère de la victime qui, dépitée de ne pas obtenir de réponses à ses questions sur le "pourquoi" de ce crime, lui a lancé un "adieu" glacial. "J'ai plus d'avenir", a déclaré l'informaticien de 36 ans qui encourt la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre en octobre 2017 de sa femme Alexia au terme de ce procès qui doit s'achever samedi.

"Je ne me suis jamais projeté au niveau de la peine", a-t-il encore répondu à l'avocat général Emmanuel Dupic qui lui demandait "comment il voyait la suite" de sa vie une fois sorti de prison.

"Peu importe, je dois payer pour les actes que j'ai commis", a ajouté le trentenaire lors de son interrogatoire de personnalité, avant que Me Caty Richard n'ouvre en fin d'après-midi les plaidoiries des parties civiles. Dans la matinée, Isabelle Fouillot, la mère d'Alexia avait tenté une dernière fois d'arracher les réponses aux questions qui la taraudent sur les circonstances de la mort de sa fille.

Refusant de croire qu'elle ait été tuée pour "de simples mots", comme le soutient Jonathann, elle a interpellé son ancien gendre lors d'un échange d'une grande intensité émotionnelle. "Je pense qu'Alexia voulait s'en aller, c'est pour ça que tu l'as tuée ?", l'a-t-elle interrogé d'une voix douce, presque maternelle. "Non", a répliqué l'accusé. "C'est une dispute, Isabelle, faut le croire (...) J'ai perdu pied. Tout est ressorti en moi, toutes ces années de colère, que j'ai emmagasinées, ces reproches", a-t-il soutenu, maintenant sa déposition de la veille.

A bout d'arguments, Isabelle Fouillot lâche alors un triste: "Je te souhaite un bon séjour en prison, Jonathann. Adieu." "Ça n'a pas fonctionné, je me résigne à ne pas savoir ce qui c'est vraiment passé", a-t-elle ensuite expliqué devant la presse sur le perron du palais de justice. "Qu'il passe le plus (de temps) en prison, c'est tout ce que je demande", a-t-elle même asséné, alors que son époux Jean-Pierre avait réclamé mercredi "la peine maximale" à l'encontre de M. Daval.

Jeudi, ce dernier avait reconnu pour la première fois avoir sciemment "donné la mort" à son épouse en l'étranglant à l'issue, selon lui, d'une violente dispute.

Avant la reprise des débats vendredi, le père d'Alexia, Jean-Pierre Fouillot a résumé dans une interview à BFMTV toute l'ambivalence des sentiments qui l'animent encore à l'endroit de l'accusé.

"Le Jonathann que j'ai connu, qu'on a choyé, qu'on a aimé (...), celui-là, je serais tenté de dire que je l'aime encore mais le Jonathann, le meurtrier, la deuxième personne, celle qui a fait toutes ces horreurs, ce Jonathann-là, c'est fini, c'est terminé", a-t-il confié.

Autre moment particulièrement intense de cette journée: les images de la bouleversante confrontation entre les Fouillot et Jonathann Daval, le 7 décembre 2018, projetées devant la cour.

Avant cette confrontation, au terme d'un énième revirement, Jonathann était revenu sur ses premiers aveux, accusant même son beau-frère Grégory Gay d'être le meurtrier. Mais dans le huis clos du cabinet du juge d'instruction, Isabelle Fouillot avait trouvé les mots justes pour le faire craquer. "On te pardonnera (...) T'as pas tout perdu. Ce que je comprends pas c'est pourquoi on en est arrivé là ? Explique-moi s'il te plaît ? (...) c'est quoi le déclencheur ?", l'avait-elle exhorté.

Jonathann avait alors cédé et avoué pour la seconde fois avoir tué Alexia, même s'il prétendait alors que ce n'était pas intentionnel. Survient ensuite cette scène bouleversante: il se met à genoux devant sa belle-mère, elle s'approche, lui prend les mains, il se relève et ils se prennent dans les bras, en larmes.

Des images que Jonathann Daval n'a pas voulu revoir vendredi, détournant le regard.

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de Capri
21/novembre/2020 - 19h04

Lépange sur Vologne dans les Vosges ("le petit Gregory"), Gray en Haute Saône (Alexia Fouillot), les Ardennes pour Fourniret... C'est moi qui voit les choses ainsi ou bien avez-vous également l'impression que cette région de France est particulièrement sujette à des crimes individuels atroces ? 

Portrait de Lilirose45
21/novembre/2020 - 18h53
Lillois en vaucluse a écrit :

A la tv ils annoncent  même moins 12 à 15 ans avec remise de peine 

Je viens d’entendre sur cnews qu’au bout de 10 ans de prison,  il peut demander à sortir

Donc il a 25 ans mais il peut sortir au bout de 10 en tout impunité 

 

Portrait de lxa75
21/novembre/2020 - 18h39

logique en fin de compte 

Portrait de Lilirose45
21/novembre/2020 - 17h55
Girardin a écrit :

Vous avez oublié la préventive.

Non, je ne l’ai pas oublié 

Il  a  pris 25 ans avec 5 ans de réduction de peine et 3 ans de préventive ça fait environ 17 ans

Portrait de Lilirose45
21/novembre/2020 - 17h50
lecroco a écrit :

Il sortira vers 51 ans. Ça aurait pu être pire.  Mais ça risque d’être difficile pour lui si ses codétenus  cherchent  à vérifier les rumeurs qui ont couru sur lui au sujet de sa sexualité. La prison n'est pas le meilleurs endroit pour les faibles.

Comme je le disais, il peut bénéficier aussi d’aménagement de peine, c’est à dire une demi liberté avec un bracelet électronique 

S’il est un prisonnier dit modèle,  Donc il peut sortir bien avant 

Portrait de Lillois en vaucluse
21/novembre/2020 - 17h48
Lilirose45 a écrit :

Ils calculent ça comment parce que la loi c’est ce que j’ai écrit

Après, il peut bénéficier aménagement de peine 

Mais normalement c’est 3 mois et les années suivantes 2 mois

J'ai oublié de l'indiquer dans mon commentaire précédent et comme le dit Girardin la préventive  smiley

Portrait de mikapat
21/novembre/2020 - 17h47

Sans peine de sûreté. . .  Bravo l’injustice est encore passée. Comme chacun sait il va sortir très rapidement  .....   ÉCOEURANT On peut tuer et ne faire qu’une poignée d’années, j’ai vraiment envie de vomir. Pauvre femme, pauvre famille .... 

Portrait de Lilirose45
21/novembre/2020 - 17h38
Lillois en vaucluse a écrit :

A la tv ils annoncent  même moins 12 à 15 ans avec remise de peine 

Ils calculent ça comment parce que la loi c’est ce que j’ai écrit

Après, il peut bénéficier aménagement de peine 

Mais normalement c’est 3 mois et les années suivantes 2 mois

Portrait de Lillois en vaucluse
21/novembre/2020 - 17h32
Lilirose45 a écrit :

25 ans 

Enlever 3 mois pour 1ère année + 2 mois par an, ça nous fait 53 mois de réduction de peine 

Il a fait déjà 3 ans . 

Il lui reste 17 ans à  faire

 

A la tv ils annoncent  même moins 12 à 15 ans avec remise de peine 

Portrait de Lilirose45
21/novembre/2020 - 17h24

25 ans 

Enlever 3 mois pour 1ère année + 2 mois par an, ça nous fait 53 mois de réduction de peine 

Il a fait déjà 3 ans . 

Il lui reste 17 ans à  faire

 

Portrait de jojo2992
21/novembre/2020 - 17h18

C'est une peine minimum une honte

Portrait de harfang
21/novembre/2020 - 17h11

Le réquisitoire de l'avocat général me laisse rêveur ..

 

En l'absence de preuves sur les affirmations qui vont suivre ,il martèle ..Je crois ..

C'est plausible ...plausible n'est pas "avéré  ou prouvé

Ce qui me rappelle cette pièce de Marcel Aymé "la tête des autres"

extrait..

Par la porte côté cour entre Frédéric Maillard portant une serviette de cuir. C'est un homme de trente-huit ans. Juliette, Renée et Louis s'avancent a sa rencontre.

Louis : Alors ?

Maillard a un hochement de tête mélancolique.

Renée : Ça y est. Cet animal de Valorin s'en est tiré !

Juliette : J'en avais le pressentiment.

Louis : Mon pauvre vieux. Alors, non ? Ça n'a pas marché ?

Maillard, il éclate de rire et, l'air triomphant, vient à Juliette : Mais si ! Ça a très bien marché puisque j'ai fait condamner mon bonhomme.

Louis : C'est vrai ? Les travaux forcés ? A perpétuité ?

Maillard : Pas du tout ! Il est bel et bien condamné à mort !

Renée et Louis, battant des mains : Bravo ! Bravo ! C'est épatant !

Portrait de jarod.26
21/novembre/2020 - 17h09

pouaaaa seulement 25 ans  !!!

Portrait de Harriet
21/novembre/2020 - 16h39
harfang a écrit :

Oui, en consultant plusieurs sources fiables nous constatons que "nous" avons une vision ,une connaissance très partielle des faits (importants ou mineurs mais révélateurs).

Je suis très heureux de n’avoir jamais eu la responsabilité d'être nommé juré dans un procès d'assise.Je constate au fil des procès que ça tient souvent de la pièce de théâtre et que le brio et la valeur de certains avocats(pour dénicher des arguments) pèsent plus dans la balance que les faits réels..

Un de mes films préférés reste "Douze hommes en colère"de Sydney Lumet où le talent d'un seul homme retourne l'opinion des onze autres .

"Douze hommes en colère" .... juste sublime !  

(Il figure également dans mon "Panthéon cinématographique" )  smiley

Portrait de Lilirose45
21/novembre/2020 - 16h17
koala1254 a écrit :

Michel Fourniret est condamné a la Perpétuité Réelle et Incompressible ... La perpétuité réelle existe en France 

 

OK mais on ne peut pas mettre Daval au même niveau que Fourniret

Portrait de harfang
21/novembre/2020 - 16h10
Sorj a écrit :

Il y a une multitude de détails sur le compte Twitter de la journaliste Catherine Fournier, présente dans la salle d’audience.

On y apprend des choses invraisemblables, comme le fait qu’il dînait deux fois de suite, plusieurs fois par semaine. Une fois chez sa mère, puis avec sa femme en rentrant. Ceci parce qu’Alexia ne cuisinait pas, elle ne servait que quelques feuilles de salade et des rondelles de tomates.

On en déduit que mettre une casserole d’eau à chauffer pour se faire des pâtes et satisfaire son appétit ne lui traversait pas l’esprit. C’est surréaliste.

Oui, en consultant plusieurs sources fiables nous constatons que "nous" avons une vision ,une connaissance très partielle des faits (importants ou mineurs mais révélateurs).

Je suis très heureux de n’avoir jamais eu la responsabilité d'être nommé juré dans un procès d'assise.Je constate au fil des procès que ça tient souvent de la pièce de théâtre et que le brio et la valeur de certains avocats(pour dénicher des arguments) pèsent plus dans la balance que les faits réels..

Un de mes films préférés reste "Douze hommes en colère"de Sydney Lumet où le talent d'un seul homme retourne l'opinion des onze autres .

Portrait de koala1254
21/novembre/2020 - 15h45
padagor a écrit :

Au nom du peuple français? Quelle prétention... De toute façon, çà n’existe plus la perpétuité...

Michel Fourniret est condamné a la Perpétuité Réelle et Incompressible ... La perpétuité réelle existe en France 

 

Portrait de Sorj
21/novembre/2020 - 15h42
harfang a écrit :

Bonjour .déclaration expert qui confirme les déclarations de Jonathan.ils rentrent de soirée.Ils servent digestif.Dispute éclate.Jonathan prend les clés pour partir.Alexia tente de lui prendre en saisissant le bras et le plaquant sur le mur.Il essaie de reprendre les clés.

Source France info Bourgogne Franche comte  qui relate deuxième jour du procès.on peut trouver sur internet

Dossier très complet on apprend par exemple que Jonathan souffre troubles érection depuis 2016 traité médicalement donc pas forcément consécutif au mariage et on découvre beaucoup d autres choses.

Il y a une multitude de détails sur le compte Twitter de la journaliste Catherine Fournier, présente dans la salle d’audience.

On y apprend des choses invraisemblables, comme le fait qu’il dînait deux fois de suite, plusieurs fois par semaine. Une fois chez sa mère, puis avec sa femme en rentrant. Ceci parce qu’Alexia ne cuisinait pas, elle ne servait que quelques feuilles de salade et des rondelles de tomates.

On en déduit que mettre une casserole d’eau à chauffer pour se faire des pâtes et satisfaire son appétit ne lui traversait pas l’esprit. C’est surréaliste.

Portrait de Lolilol64
21/novembre/2020 - 15h27

La mère d'Alexia est tellement insupportable, elle se met en avant en permanence, écrase son mari ( la fille avait un très bon exemple..).

Portrait de Harriet
21/novembre/2020 - 15h23
harfang a écrit :

Bonjour .déclaration expert qui confirme les déclarations de Jonathan.ils rentrent de soirée.Ils servent digestif.Dispute éclate.Jonathan prend les clés pour partir.Alexia tente de lui prendre en saisissant le bras et le plaquant sur le mur.Il essaie de reprendre les clés.

Source France info Bourgogne Franche comte  qui relate deuxième jour du procès.on peut trouver sur internet

Dossier très complet on apprend par exemple que Jonathan souffre troubles érection depuis 2016 traité médicalement donc pas forcément consécutif au mariage et on découvre beaucoup d autres choses.

Merci !  smiley

PS: J'espère qu'à l'issue de ce procès , les parents trouveront un peu d'apaisement ... perdre un enfant n'est pas dans l'ordre des choses , à tel point qu'il n'existe même pas de terme dans le dico ...  et a fortiori dans de telles conditions ...  smiley

Portrait de Sorj
21/novembre/2020 - 15h22
Harriet a écrit :

Merci beaucoup Harfang ... mais la question (en filigrane) était ... Y avait-il un témoin pour confirmer cette version ? :-)

Le chat.

Portrait de harfang
21/novembre/2020 - 15h20
Harriet a écrit :

Merci beaucoup Harfang ... mais la question (en filigrane) était ... Y avait-il un témoin pour confirmer cette version ? :-)

Non pas de témoin direct mais cette version a été retenue par Les enquêteurs car elle correspond aux constatations faites sur le corps.Essayez de trouver l'article c'est intéressant.

Portrait de harfang
21/novembre/2020 - 15h16
Harriet a écrit :

Petite question ... (J'ai dû manquer quelque chose) ....

Qui a affirmé qu'il y avait eu une confiscation de clés , à l'origine de /ou pendant   la dispute, s'il vous plaît   ? :-)

Bonjour .déclaration expert qui confirme les déclarations de Jonathan.ils rentrent de soirée.Ils servent digestif.Dispute éclate.Jonathan prend les clés pour partir.Alexia tente de lui prendre en saisissant le bras et le plaquant sur le mur.Il essaie de reprendre les clés.

Source France info Bourgogne Franche comte  qui relate deuxième jour du procès.on peut trouver sur internet

Dossier très complet on apprend par exemple que Jonathan souffre troubles érection depuis 2016 traité médicalement donc pas forcément consécutif au mariage et on découvre beaucoup d autres choses.

Portrait de Harriet
21/novembre/2020 - 15h10
harfang a écrit :

Bonjour .déclaration expert qui confirme les déclarations de Jonathan.ils rentrent de soirée.Ils servent digestif.Dispute éclate.Jonathan prend les clés pour partir.Alexia tente de lui prendre en saisissant le bras et le plaquant sur le mur.Il essaie de reprendre les clés.

Source France info Bourgogne Franche comte  qui relate deuxième jour du procès.on peut trouver sur internet

Dossier très complet on apprend par exemple que Jonathan souffre troubles érection depuis 2016 traité médicalement donc pas forcément consécutif au mariage et on découvre beaucoup d autres choses.

Merci beaucoup Harfang ... mais la question (en filigrane) était ... Y avait-il un témoin pour confirmer cette version ? smiley

Portrait de Pas de bIague
21/novembre/2020 - 15h06
Azrael68 a écrit :
L’avocat de Jonathan ne comprend pas la perpétuité ! Si ce gars avait tué sa fille , il l’aurait compris ! Quel C.. !!

Il faut toujours faire la distinction entre "proche de victime" et la société. Qu'un parent d'enfant assassiné ait envie de démolir celui qui lui a pris la vie de son enfant, c'est parfaitement compréhensible.

Mais le rôle de la société, par l'intermédiaire de la justice, est de sanctionner le coupable en tenant compte de tous les éléments ayant pu le conduire à perpétrer son crime.

Il y a bien sûr une asymétrie dans les faits, puisque comme le remarquait le père d'Alexia, les proches ont pris perpète, Daval sortira dans dix-quinze ans. Au total, pour une victime que rien ne ramènera à la vie, c'est huit ou dix vies brisées dont il sera difficile de recoller les morceaux..

 

Portrait de Harriet
21/novembre/2020 - 14h30
Sorj a écrit :

Ça ne tient pas debout cette hypothèse qu’il l’a tuée parce qu´elle lui aurait annoncé qu’elle voulait le quitter.

Dans ce cas, pourquoi lui confisquer ses clés de voiture ?

Une femme décidée à se séparer n’en a rien à faire que son mari parte faire un tour en voiture. Au contraire, débarrasse le plancher et bonne route. Tes valises sont dans le coffre.

Petite question ... (J'ai dû manquer quelque chose) ....

Qui a affirmé qu'il y avait eu une confiscation de clés , à l'origine de /ou pendant   la dispute, s'il vous plaît   ? smiley

Portrait de Azrael68
21/novembre/2020 - 14h27 - depuis l'application mobile

L’avocat de Jonathan ne comprend pas la perpétuité ! Si ce gars avait tué sa fille , il l’aurait compris ! Quel C.. !!

Portrait de calendrier17
21/novembre/2020 - 14h26

Et le père avec son ballet d'chiotte sous l'nez qui suis sa bonne femme madame j'moccupe de tout

Portrait de calendrier17
21/novembre/2020 - 14h21
Linoïe a écrit :

C'est vrai que question "médiatisation" on a été servi ! et je ne parle pas de la présence constante à la télé, de la belle-mère.

Elle est insupportable

Portrait de calendrier17
21/novembre/2020 - 14h20
Linoïe a écrit :

C'est vrai que question "médiatisation" on a été servi ! et je ne parle pas de la présence constante à la télé, de la belle-mère.

Ah non mais la mère d'Alexias elle est insupportable on ne voit qu'elle je pense qu'elle va finir chroniqueuse chez Ane Houna