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Le principal distributeur de journaux français Presstalis sera fixé sur son sort le 1er juillet, un mois et demi après s'être déclaré en cessation de paiement

Presstalis sera fixé sur son sort le 1er juillet, un mois et demi après s'être déclaré en cessation de paiement, a indiqué le principal distributeur de journaux français. Le tribunal de commerce de Paris a examiné lundi l'unique offre de reprise, émanant d'un des deux anciens actionnaires, la coopérative des quotidiens. Les administratrices se sont prononcées en faveur de ce plan. L'Etat a assuré son soutien à la nouvelle structure à hauteur de 80 millions d'euros. Mais la Coopérative des quotidiens doit encore sécuriser une contribution exceptionnelle des éditeurs, a précisé Presstalis.

Sur un total de 47 millions d'euros, deux millions restent encore à trouver auprès de gros éditeurs. Alors que plusieurs éditeurs avaient décidé de quitter Presstalis pour son concurrent, les MLP, ils devraient également participer au sauvetage. Le régulateur du secteur, l'Arcep, a précisé dans une décision publiée vendredi que tous les éditeurs clients de Presstalis en 2018 devraient continuer à verser une contribution exceptionnelle à hauteur de 2,25% de leurs ventes, pour aider le distributeur à se redresser. Le PDG de Presstalis avait indiqué que ce redressement aurait un "impact social très lourd", qui se solderait au total par "645 départs sur 917 salariés".

Deux autres filiales de distribution de Presstalis, employant 512 de ces 917 salariés, ont été liquidées le 15 mai par le tribunal de commerce. La faillite de Presstalis a également provoqué de grosses difficultés de distribution dans plusieurs régions françaises. Si la filière s'est réorganisée à Lyon, selon Presstalis, aucun accord n'a été trouvé à Marseille entre les salariés licenciés et des dépositaires indépendants pour reprendre la distribution.

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