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Coronavirus - L'incroyable problème administratif qui a obligé un bus médicalisé avec des patients en réanimation... à faire demi-tour au bout d'une heure ! - VIDEO

Un bus médicalisé, qui transportait mardi dernier huit patients marnais atteints du nouveau coronavirus vers Tours (Indre-et-Loire), a été contraint de faire demi-tour en chemin, leur transfert n’ayant pas été autorisé par les autorités sanitaires.

Affrété par le CHU de Reims auprès des Autocars Schidler de Metz (Moselle), ce bus devait conduire huit patients du CHU de Tours, de la polyclinique privée Courlancy de Bezannes et de l’hôpital de Châlons en Champagne vers le CHU et la clinique Saint-Gatien de Tours (Indre-et-Loire).

Mais après plus d’une heure de route, le chauffeur du bus a été sommé de rebrousser chemin. “La directrice du CHU a reçu un coup de téléphone”, indiquant “qu’il fallait arrêter ce transfert et faire revenir les patients” a expliqué à l’AFP Arnaud Robinet, maire de Reims et président du conseil de surveillance du CHU de Reims.

“Les échanges interrégionaux (de patients atteints de Covid-19) sont soumis à l’autorisation du centre de crise sanitaire du ministère de la Santé, ce qui n’était pas le cas” lors de ce transfert, a expliqué à l’AFP l’Agence Régionale de Santé (ARS) du Grand Est.

“La doctrine est nationale et déclinée à l’échelon régional. Ainsi, il est d’abord privilégié les transferts interdépartementaux au sein des groupements hospitaliers de territoires”, a-t-on ajouté de même source.

“Le transfert a été retardé afin d’être en phase avec la régulation mise en oeuvre au niveau national. Si d’autres transferts devaient avoir lieu, ils le seraient en conformité avec ce cadrage national”, avait assuré mardi soir le CHU de Reims dans un communiqué. L’établissement se refuse depuis à tout commentaire. Le maire de Reims Arnaud Robinet a lui regretté un “couac administratif” mais “pas médical!”, rappelant que l’hôpital de sa ville est actuellement “au bord de la saturation”.

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Vos réactions

Portrait de Wouhpinaise
2/avril/2020 - 18h22
Stuzen CZ a écrit :

Et voilà l'exemple type du pourquoi du comment. L'usine à gaz administrative . Souvenez vous que le cas du laisser-passer A38 se trouvait dans l'album "Les 12 travaux d'Astérix" et rien n'a changé depuis. 

Dans la fameuse "maison qui rend fou". smiley Et tellement vrai !

Portrait de Kevin 29
2/avril/2020 - 15h21
sergioplaya2 a écrit :
On marche sur la tête. Macron en prison incapable. Et il est capable quand les masques arriveront de dire 200 euros a celui qui en mettra pas. Maintenant ça sert à rien puisque qu’ont en a pas

Je déteste Macron certainement autant que vous, mais je ne vois pas ce qu'il vient faire dans l'histoire...Une erreur de mon centre des impôts a fait que j'ai payé un surplus de cotisation, je ne vais pas mettre sur ça le dos de Darmanin.

Portrait de geneve
2/avril/2020 - 15h04

On est chez Ubu !!! une telle chose ne nous surprendrait pas dans un pays communiste !!!

Portrait de Vladimirlefox
sergioplaya2 a écrit :
On marche sur la tête. Macron en prison incapable. Et il est capable quand les masques arriveront de dire 200 euros a celui qui en mettra pas. Maintenant ça sert à rien puisque qu’ont en a pas

@sergioplaya2

Et pendant ce temps là sa cote de popularité ne cesse d’augmenter pauvre France

Portrait de colin33
2/avril/2020 - 13h33 - depuis l'application mobile

Quelle honte toutes ces formalités ne devraient pas exister en cette période...

Portrait de sergioplaya2
2/avril/2020 - 13h27 - depuis l'application mobile

On marche sur la tête. Macron en prison incapable. Et il est capable quand les masques arriveront de dire 200 euros a celui qui en mettra pas. Maintenant ça sert à rien puisque qu’ont en a pas

Portrait de Angelussauron
2/avril/2020 - 10h13

Ah mince les hôpitaux plus rapide que l'administration du ministère c'est rare

Ils étaient sans doute en pause café, il fallait pas les déranger à ce moment là.