21/12/2019 14:00

Les agressions contre les sapeurs-pompiers, qui alimentent le mécontentement de la profession, ont augmenté de 21% en 2018, selon une étude

Les agressions contre les sapeurs-pompiers, qui alimentent le mécontentement de la profession depuis plusieurs années, ont augmenté de 21% en 2018, relève une étude. L’année dernière, 3.411 sapeurs-pompiers ont déclaré avoir été victimes d’une agression contre 2.813 en 2017, expose une note de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP). En moyenne, cela représente sept pompiers agressés pour 10.000 interventions; un chiffre en hausse exponentielle par rapport à 2016 (5 pour 10.000) et 2017 (6 pour 10.000), constate l’ONDRP.

L’Observatoire fait valoir que la hausse a été continue depuis dix ans: en 2008, seuls 899 soldats du feu avaient déclaré une agression.

«L’augmentation du nombre de déclarations d’agressions peut être due à une augmentation des actes de violences, à une meilleure remontée des informations, à un abaissement du seuil d’acceptabilité des violences ou à une sensibilisation des autorités hiérarchiques sur la nécessité de mieux déclarer les faits», explique l’ONDRP.

Lors du 126e congrès des sapeurs-pompiers en septembre, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner s’était engagé «à tout faire» pour la sécurité des agents, avec une grande campagne de communication et l’expérimentation des «caméras-piétons». Selon l’ONDRP, plus de la moitié des pompiers qui ont été agressés en 2018 étaient des professionnels (55% du total) alors qu’ils représentent 17% des effectifs.

Les agressions ont donné lieu 1.424 jours d’arrêt de travail. Avec 521 jours, la région Ile-de-France présente le nombre plus élevé.

450 véhicules de pompiers ont été endommagés en 2018, selon les données de l’ONDRP. L’ensemble des services départementaux y compris les sapeurs de pompiers de Paris et leurs homologues de Marseille ont déposé 399 plaintes pour dégradations de biens en 2018, contre 326 en 2017, soit une hausse de 22%.

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