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Le Conseil supérieur de l'audiovisuel a annoncé hier avoir constitué une équipe d'une vingtaine de professionnels pour lutter contre les "fake-news"

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a annoncé hier avoir constitué une équipe en interne, ainsi qu'un comité d'experts, pour développer ses nouvelles compétences en matière de lutte contre la désinformation, qui lui ont été confiées par la loi anti "fake news". Cette loi contre la manipulation de l'information, adoptée fin 2018, vise à endiguer la diffusion de fausses nouvelles ou infox durant les campagnes électorales.

Le CSA est chargé de veiller à l'application des règles imposées par cette loi aux plateformes en ligne. Celles-ci doivent notamment mettre en place des dispositifs de signalement et déployer d'autres types de mesures. Le régulateur peut en outre émettre des recommandations à ces mêmes plateformes, comme il l'a fait, pour la première fois dans le cadre de cette nouvelle mission, lors des élections européennes de mai 2019.

Outre une "équipe projet" montée en interne, l'autorité de régulation a annoncé dans un communiqué la constitution d'un comité d'experts, piloté par Michèle Léridon, l'une des "sages" du CSA et ancienne directrice de l'information de l'Agence France-Presse, où elle avait contribué à développer les activités de l'agence contre la désinformation (ou "fact checking").

Ce comité, qui rassemble une vingtaine de professionnels des médias, journalistes, universitaires et autres spécialistes, aura un rôle consultatif et pourra aussi émettre des avis et des recommandations. Il inclut notamment des personnalités comme le secrétaire général de Reporters sans frontières Christophe Deloire, l'économiste des médias Julia Cagé, l'ancienne dirigeante d'iTELE et RMC Cécilia Ragueneau ou Bruno Patino d'Arte et de l'école de journalisme de Sciences Po.

Il comprend aussi les journalistes Lucas Menget, directeur-adjoint de la rédaction de France Info, et Pauline Talagrand, adjointe au chef des réseaux sociaux et du fact-checking de l'AFP. L'AFP dispose d'un réseau international de journalistes "fact-checkers" travaillant en neuf langues et dans près de 30 pays.

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Vos réactions

Portrait de legaulois2009
13/décembre/2019 - 20h07

fake-news définition information qui ne plais pas a notre chere gouvernement

 

Portrait de legaulois2009
13/décembre/2019 - 20h06

encore de l'argent foutu par les fenetres pour caser les potes a macron

 

Portrait de Wouhpinaise
13/décembre/2019 - 17h12

Mais pourquoi utiliser ce terme de "fake-news ??!! On est en France bon sang, parlons français !

Portrait de lysniais
13/décembre/2019 - 14h09

Un comité anti fake news composés de journalistes c'est comme faire un comité de la protection de l'enfance dirigé par des pédophiles. Déja le site anti fake news de Libé et du Monde était une grosse blague dans le genre!