04/12 19:56

Grève nationale: Plus de 550 kilomètres de bouchons ce soir à Paris, le double de la normale - Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a appelé les syndicats à "chasser" des cortèges les personnes violentes

19h52: Déjà 557 kilomètres de bouchons enregistrés par Sytadin ce soir à Paris. C'est deux fois plus que la moyenne et c'est largement au-dessus de ce qui est considéré comme un trafic « exceptionnel »..

18h43: Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a appelé  les syndicats à "chasser" des cortèges les personnes qui chercheraient à "empêcher la manifestation par des violences", à la veille de la journée de mobilisation contre la réforme des retraites. Christophe Castaner veut une condamnation générale des violences "J'attends des organisations syndicales qu'elles veillent à organiser leurs propres manifestations. J'ai eu des contacts avec plusieurs leaders nationaux, je sais que c'est leur intention, je sais aussi leur sens des responsabilités", a déclaré Christophe Castaner lors d'un déplacement à la préfecture de Colmar. "J'attends aussi d'eux qu'ils fassent en sorte de chasser ceux qui viendraient dans ces manifestations comme un coucou viendrait dans le nid d'un autre pour menacer la manifestation, empêcher la manifestation par des violences", a-t-il dit."

17h41: Voici le rappel du trafic pour la journée de demain

Onze lignes de métro fermées à la RATP, plus de 90% des trains SNCF supprimés, des centaines de vols annulés, des lignes de bus à l’arrêt en région: les transports seront très fortement perturbés jeudi par les appels à la grève contre la réforme des retraites.

- SNCF: «Moins de 10%» -

«Avec moins de 10% du trafic habituel» jeudi «sur l’ensemble du réseau» SNCF, «très clairement, nous invitons nos clients à annuler leurs déplacements», prévenait mardi la directrice de la communication du groupe.

La mobilisation des cheminots «est plus forte qu’en 2018», lors de la grande grève contre la réforme ferroviaire, du jamais-vu depuis l’entrée en vigueur de la loi de 2007 sur le service garanti, notait Agnès Ogier.

Les TER seront les plus touchés par cette grève illimitée. Seulement 3% de ces trains régionaux circuleront en moyenne, voire aucun dans certaines régions. La Bretagne et l’Occitanie seront les plus affectées. Des autocars de substitution assureront 23% des liaisons habituelles.

Sur le réseau TGV, les axes Atlantique et Sud-Est seront les plus perturbés, avec 10% des trains en circulation. Il y aura un TGV sur six sur les axes Est, Nord et pour les Ouigo, un Eurostar sur deux et deux Thalys sur trois. Aucun TGV intersecteurs (province-province) ne roulera.

En Ile-de-France, 90% des Transilien (RER SNCF et trains de banlieue) seront supprimés, avec une desserte squelettique voire inexistante sur certaines lignes.

De même, 90% des trains Intercités resteront au dépôt. Vers la Normandie par exemple, il n’est prévu que deux allers-retours entre Paris, Rouen et Le Havre.

- Les transports urbains réduits -

Onze lignes de métro sur seize fermées, aucun RER (A et B) aux heures creuses: après le «coup de semonce» de la grève très suivie à la RATP le 13 septembre - un record de perturbations depuis 2007-, le trafic sera encore plus perturbé sur l’ensemble du réseau francilien jeudi, au premier jour d’une grève là aussi illimitée.

Sur la ligne 9, un métro sur quatre est prévu, mais seulement entre les stations Nation et Mairie de Montreuil. Et uniquement aux heures de pointe, comme pour les lignes 4 (un métro sur trois) et 7 (un métro sur quatre). Les lignes automatiques 1 et 14 circuleront normalement, au risque d’être saturées à certaines heures.

Le réseau de bus RATP sera mieux desservi avec un tiers du trafic assuré.

Il y aura un tramway sur trois aux heures de pointe sur certaines lignes, et toute la journée un tramway sur trois sur les lignes 7 et 8 ainsi qu’un tramway sur deux sur la ligne 6.

A Strasbourg, le trafic sera interrompu sur quatre des six lignes de tram. De nombreuses lignes de bus seront également affectées. Des difficultés qui s’ajouteront à la suppression des arrêts dans le centre historique pour assurer la sécurité du marché de Noël.

A Lyon, les métros, tramways et funiculaires circuleront normalement alors que débute jeudi la Fête des lumières.

A Toulouse, les deux lignes de métro automatiques fonctionneront normalement et environ 60% du service tram et bus devrait être assuré.

A Bordeaux, l’opérateur TBM prévoit un «trafic extrêmement perturbé»: la circulation des trois lignes de tram sera seulement assurée de 06H30 à 20H30 avec une fréquence de quinze minutes. Une quarantaine de lignes de bus seront à l’arrêt.

A Marseille, sur les deux lignes de métro, RTM prévoit une rame environ toutes les dix minutes entre 08H00 et 17H00. Pour les tramways, la fréquence pourrait être fortement allongée. Une grande partie des bus ne rouleront pas.

A Nantes, le tramway et une vingtaine de lignes de bus fonctionneront en service réduit. A Rennes, le métro ne sera pas touché, ni les navettes du festival Trans Musicales, contrairement à certains bus.

Le réseau lillois sera «fortement impacté», selon Transpole, qui prévoit une fermeture totale de la ligne 2 du métro et une «fréquence modifiée» sur la ligne 1.

- Aérien: le court et moyen-courrier touché -

À la Direction générale de l’aviation civile (DGAC), l’USAC-CGT, deuxième syndicat chez les contrôleurs aériens et premier tous personnels confondus, appelle à faire grève jusqu’à samedi.

La DGAC a mis en place un service minimum dans les centres de navigation aérienne et certains aéroports. Mais elle a tout de même demandé aux compagnies aériennes de réduire pour jeudi de 20% leur programme de vols aux aéroports de Paris-Charles de Gaulle, Paris-Orly, Beauvais, Lyon, Marseille, Toulouse et Bordeaux.

Chez Air France, le long-courrier ne sera pas affecté. En revanche, 30% des vols intérieurs et 15% des moyen-courriers prévus jeudi sont supprimés.

La britannique EasyJet renonce à «une partie» de son programme français pour jeudi et raye du programme 233 vols intérieurs et moyen-courriers.

L’irlandaise Ryanair annule également des vols, sans donner de précisions.

17h07: Le Secrétaire d'Etat chargé des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, s'exprime

"Les transports seront demain très fortement perturbés (...) Le gouvernement a souhaité mobiliser tous les opérateurs privés et publics pour apporter des solutions".

"Les cars Macron pourront circuler demain entre St-Denis et Massy en desservant Paris intra-muros". A noter que le nombre de "cars Macron" sera "augmenté partout en France sur les longues distances"

"Nous avons demandé aux VTC de limiter la hausse liée à leurs courses, ce qu'ils ont accepté" 

Lors de la conférence de presse, la PDG de la RATP, Catherine Guillouard, expose les différentes alternatives mises en place afin d'apporter des solutions aux clients de la RATP. "Une partie de l'entreprise est là", a-t-elle expliqué. "On va sortir 1.500 bus des dépôts, c'est-à-dire 1 sur 3" (PDG de la RATP)

16h55: Le point sur la situation à la veille de la grève nationale en France

Jeudi noir notamment dans les transports, J-1: cheminots, enseignants, étudiants, policiers, avocats s’apprêtent à se mobiliser aux côtés des syndicats, des partis d’opposition et de «gilets jaunes» contre la future réforme des retraites, que l’exécutif se dit déterminé à mener à son terme.

Les syndicats opposés au futur «système universel» de retraites, censé remplacer les 42 régimes existants, vont-ils «rejouer 95» et ses trois semaines de grèves contre la réforme des régimes spéciaux?

Ceux des cheminots, qui appellent à un mouvement illimité, promettent dans tous les cas une démonstration de force jeudi et probablement au-delà.

Au siège de la SNCF, on estime ainsi que le mouvement devrait durer jusqu’au 12 décembre, date à laquelle le Premier ministre Edouard Philippe pourrait préciser le projet attendu au Parlement début 2020.

D’après la compagnie ferroviaire, 90% des TGV et 80% des TER seront annulés jeudi, la RATP prévoyant un trafic «extrêmement perturbé» avec 11 lignes de métro fermées, plus que lors de la grève du 13 septembre qui avait quasiment paralysé la capitale.

Dans le ciel, Air France a annulé 30% de ses vols domestiques, 15% des moyens-courrier, et EasyJet 233 vols intérieurs et moyen-courrier.

Côté service public, les profs ne seront pas en reste: selon le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, le taux de grève devrait atteindre 55% dans les écoles (78% à Paris), et seules «30% des écoles pourront assurer» un service minimal d’accueil.

Les services sanitaires se sont quant à eux «préparés» pour garantir la continuité des soins, a assuré la ministre de la Santé Agnès Buzyn. En Île-de-France, les soignants pourront par exemple dormir dans leur hôpital, dont les éventuels grévistes pourront être assignés.

Mais les arrêts de travail et les difficultés de déplacement n’épargneront pas les autres secteurs, en témoignent les fermetures de musées ou de théâtre déjà annoncées.

Le mécontentement s’exprimera aussi dans la rue, avec 245 rassemblements et manifestations partout en France, selon le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, qui s’attend à la présence de «quelques centaines» de «black blocs» et de «gilets jaunes radicaux» dans le cortège parisien, «peut-être quelques milliers» dans le pays.

A Paris, la préfecture de police a décidé de la fermeture de tous les commerces sur le parcours de la manifestation organisée par la CGT, FO, FSU, Solidaires et quatre organisations de jeunesse, entre la gare de l’Est et Nation.

Attention «à respecter le droit de manifester», l’a mise en garde mercredi le chef de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, «totalement hostile aux violences qui invisibilisent le mouvement».

A droite, le président des Républicains, Christian Jacob, a appelé le gouvernement à sortir de «l’ambiguïté» sur une réforme source d'«anxiété».

Fait rare, la CFE-CGC manifestera jeudi, la CFTC a laissé ses syndicats «libres» de rallier, des fédérations Unsa se rassembleront devant Bercy... Et la CFDT-Cheminots appelle à une grève illimitée, à contre-courant de sa centrale, favorable à un système «universel» et «plus juste», bien qu’opposée à l’allongement de la durée de travail envisagée pour combler les déficits.

Plus de 180 intellectuels, économistes et artistes, dont Thomas Piketty, Robert Guédiguian et Annie Ernaux, soutiennent également la mobilisation face «aux offensives d’un gouvernement néolibéral et autoritaire».

Déjà tournée vers l’après, l’intersyndicale à l’origine de la grève interprofessionnelle se réunira vendredi pour envisager la suite.

RATP, SNCF, Air France, EDF, poids lourds, avocats, enseignants, crèches... Le mouvement a progressivement pris de l’ampleur, s’étendant aux «gilets jaunes», mais aussi au PS, au PCF, à La France insoumise et au Rassemblement national.

Dans un contexte social tendu, l’exécutif a enchaîné les réunions, dont un séminaire gouvernemental dimanche à Matignon. Le haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye a accéléré le tempo pour revoir tous les syndicats avant jeudi et soumettre ses propositions le 9 ou le 10 décembre. La fermeté prime, Emmnanuel Macron ayant prévenu qu’il ne «renoncerait pas» à sa promesse de campagne, quand Edouard Philippe se dit «plus déterminé que jamais». Mais «il y a une place pour les discussions», a assuré la ministre des Transports Élisabeth Borne, alors qu’un report de l’application du nouveau système après 2025 est notamment sur la table.

16h04: Le préfet de police de Paris, Didier Lallement, s'exprime devant la presse

"Notre objectif est de faire en sorte que la manifestation se déroule et arrive à son but déclaré, la place de la Nation"

"La préparation de cet événement a été assez minutieuse". "J'ai des raisons de craindre que la manifestation soit en difficulté" avec "des individus venant dans la manifestation"

Une réquisition a été adressée à la maire de Paris afin d'évacuer le mobilier urbain pouvant être utilisé comme projectiles par les manifestants.

Le préfet de police de Paris invite les manifestants à indiquer la présence de casseurs dans le cortège aux forces de l'ordre

"Nous aurons près de 6.000 policiers et gendarmes qui seront mobilisés" demain. A noter que quelques 180 motos seront mises à la disposition des forces de l'ordre.

Le préfet de police de Paris adresse un message aux manifestants : "Qu'ils viennent sans crainte des risques"

"Je sais que certains voudraient venir avant ou après sur les Champs-Elysées, nous nous doutons de cela. Je le répète : nous ne le permettrons pas !"

15h28: "J'attends des syndicats qu'ils veillent à organiser leurs manifestations", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, en précisant que "la mobilisation syndicale doit pouvoir s'organiser dans les meilleures conditions".

"Les moyens sont mobilisés à un haut niveau sur l'ensemble du territoire national", a continué le ministre.

15h15: Plus de 5500 policiers et gendarmes seront mobilisés à Paris demain, indique BFM TV

14h55: À la Direction générale de l’aviation civile (DGAC), l’USAC-CGT, deuxième syndicat chez les contrôleurs aériens et premier tous personnels confondus, appelle à faire grève jusqu’à samedi.

La DGAC a mis en place un service minimum dans les centres de la navigation aérienne et certains aéroports. Mais elle a tout de même demandé aux compagnies aériennes de réduire pour jeudi de 20% leur programme de vols aux aéroports de Paris-Charles de Gaulle, Paris-Orly, Beauvais, Lyon, Marseille, Toulouse et Bordeaux.

Chez Air France, le long-courrier ne sera pas affecté. En revanche, 30% des vols intérieurs et 15% des moyen-courriers prévus jeudi sont supprimés. La compagnie ne précise pas le nombre de vols concernés.

La britannique EasyJet renonce à «une partie» de son programme français de jeudi et raye du programme 233 vols intérieurs et moyen-courriers.

12h45: Le point sur la situation à la veille de la grève nationale en France

Jeudi noir notamment dans les transports, J-1: cheminots, enseignants, étudiants, policiers, avocats s’apprêtent à se mobiliser aux côtés des syndicats, des partis d’opposition et de «gilets jaunes» contre la future réforme des retraites, que l’exécutif se dit déterminé à mener à son terme.

Les syndicats opposés au futur «système universel» de retraites, censé remplacer les 42 régimes existants, vont-ils «rejouer 95» et ses trois semaines de grèves contre la réforme des régimes spéciaux?

Ceux des cheminots, qui appellent à un mouvement illimité, promettent dans tous les cas une démonstration de force, au moins pour la journée de jeudi, qui s’annonce éprouvante pour les usagers du rail, et probablement au-delà.

Au siège de la SNCF, on estime ainsi que le mouvement devrait durer jusqu’au 12 décembre, date à laquelle le Premier ministre Edouard Philippe pourrait préciser le projet attendu au Parlement début 2020.

D’après la compagnie ferroviaire nationale, 90% des TGV et 80% des TER seront annulés jeudi, quand la RATP annonce un trafic «extrêmement perturbé» avec 11 lignes de métro fermées, plus que lors de la précédente grève, qui avait quasiment paralysé la capitale le 13 septembre.

Dans le ciel, Air France a annulé 30% de ses vols domestiques, 15% des moyens-courrier, et EasyJet 233 vols intérieurs et moyen-courrier.

Côté service public, les profs ne seront pas en reste: le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, a beau assurer que leurs pensions de retraite «ne baisseront pas», le taux de grève s’élèvera à 55% dans les écoles (78% à Paris), et seules «30% des écoles pourront assurer» un service minimal d’accueil, a-t-il annoncé mercredi.

Le mécontentement s’exprimera aussi dans la rue, avec 245 rassemblements et manifestations déclarés dans toute la France, selon le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner.

Anticipant la présence de «quelques centaines» de «black blocs» et de «gilets jaunes radicaux» dans le cortège parisien, «peut-être quelques milliers» dans tout le pays, le ministre a annoncé que «plusieurs milliers» de policiers et gendarmes seraient mobilisés.

A Paris, la préfecture de police a décidé de la fermeture de tous les commerces sur le parcours (gare de l’Est-Nation).

Attention «à respecter le droit de manifester», l’a mise en garde mercredi le chef de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, se déclarant «totalement hostile aux violences qui invisibilisent le mouvement social».

Peu habituées à battre le pavé, la CFE-CGC va manifester jeudi, la CFTC a laissé ses syndicats «libres» de rallier, des fédérations Unsa se rassembleront devant Bercy... Et la CFDT-Cheminots, à contre-courant de sa centrale, appelle à une grève illimitée.

Chez les organisations à l’origine de la grève interprofessionnelle (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, Fidl, MNL et Unl), on pense déjà à l’après : une intersyndicale est programmée vendredi pour envisager la suite. En l’absence notable de la CFDT, favorable à un système de retraites «universel», «plus lisible» et «plus juste», bien qu’opposée aux mesures d’allongement de la durée de travail envisagées par l’exécutif pour combler les déficits.

RATP, SNCF, Air France, EDF, poids lourds, avocats, enseignants, crèches... Le mouvement a pris de l’ampleur au fil des semaines, s’étendant aux «gilets jaunes», mais aussi au Parti socialiste, au PCF, à La France insoumise et au Rassemblement national.

Dans un contexte social déjà tendu, l’exécutif a enchaîné les réunions, dont un séminaire gouvernemental dimanche à Matignon.

Le haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye, qui consulte depuis deux ans patronat et syndicats, a accéléré le tempo pour finir les tours de table avant jeudi et soumettre ses propositions le 9 ou le 10 décembre.

La fermeté reste de mise, Emmnanuel Macron ayant prévenu qu’il ne «renoncerait pas» à sa promesse de campagne, quand Edouard Philippe se dit «plus déterminé que jamais».

Mais «il y a une place pour les discussions», a assuré la ministre des Transports Élisabeth Borne, alors qu’un report de l’application du nouveau système après 2025 est notamment sur la table.

Le Premier ministre «a dit qu’il était prêt à poser des durées de transition qui soient assez longues (...) sans aller jusqu’à la clause du grand-père qui consistait à faire porter la réforme simplement sur les nouveaux entrants», a rappelé le secrétaire d’Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari.

11h14: Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a annoncé que 245 rassemblements et manifestations avaient été déclarés dans toute la France pour la journée de mobilisation de jeudi contre la réforme des retraites.

Invité de RMC/BFMTV, le ministre a dit s’attendre à la présence de «black blocs» et de «gilets jaunes radicaux» dans les cortèges, «quelques centaines» à Paris et «peut-être quelques milliers sur l’ensemble du territoire national».

«Nous savons qu’il y aura beaucoup de monde dans les manifestations et nous connaissons les risques (...) J’ai demandé que systématiquement dès qu’il y aura des désordres, des émeutes urbaines, des violences, nous puissions interpeller tout de suite», a-t-il ajouté.

A Paris, la préfecture de police a pris mercredi un arrêté d’interdiction de «tout rassemblement de personnes se revendiquant des +gilets jaunes+» sur «les Champs Elysées, dans un périmètre comprenant l’Elysée et le ministère de l’Intérieur et dans les secteurs de l’Assemblée nationale, l’Hôtel de Matignon et la cathédrale Notre-Dame-de-Paris».

Le dispositif de sécurité qui sera mis en place dans la capitale sera détaillé par la préfecture de police de Paris dans l’après-midi.

Christophe Castaner a rappelé que «chaque jour de grande manifestation, ce sont plusieurs dizaines de milliers de policiers et gendarmes» qui sont «mobilisés sur tout le territoire». «Sur Paris, a-t-il dit, en moyenne, c’est 4/5.000 pour les grandes manifestations».

11h08: Le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, s'exprime concernant la grève nationale de demain.

"Au niveau national, 30% des écoles pourront assurer un service minimum d'accueil", explique-t-il en ajoutant "Ce n'est pas normal que seules 3 écoles sur 652 puissent accueillir des élèves à Paris"

"Chaque académie va diffuser sur son site le nombre d'écoles fermées" demain. Jean-Michel Blanquer annonce un taux de 55 % de grévistes au primaire.

10h29: La compagnie aérienne EasyJet annonce l'annulation de 233 vols intérieurs et moyen-courriers demain en France.
« 233 vols ont été annulés, dont 70 touchent le Royaume-Uni », indique-t-elle en s'attendant "à ce que d’autres vols subissent des retards".

Il est conseillé aux clients de vérifier l'état des vols.

10h00: A la veille d’une grève qui s’annonce massive, la SNCF a réactivé son plan de bataille éprouvé lors du long conflit social du printemps 2018 contre la réforme ferroviaire, pour faire rouler quelques trains et prévenir les voyageurs.

La date du 5 décembre pour le début du mouvement était connue depuis un certain temps, et une cellule a été mise en place à l’arrivée de Jean-Pierre Farandou à la tête du groupe public, début novembre, pour préparer le terrain.

Les différents métiers de l’entreprise «ont fait une multitude de scénarios, et quand les chiffres des effectifs disponibles tombent, on peut tout de suite bâtir le bon plan de transport», explique-t-on à la direction.

La loi de 2007 demande en effet à la SNCF d’établir un «plan de transport adapté» 24 heures avant le début de la grève, et d’en informer les voyageurs. Ce plan est établi en fonction des ressources dont elle dispose, d’après le nombre de déclarations individuelles d’intention (DII) de faire grève déposées par les agents 48 heures en amont.

En l’espèce, la compagnie a pu annoncer mardi que neuf trains sur dix ne circuleraient pas jeudi, premier jour de la grève. Elle doit affiner ses prévisions, avec les horaires des départs prévus, mercredi à 17H00 --de même que les jours suivants, pour le lendemain.

«Il y a plusieurs métiers qui sont clefs dans la circulation en sécurité des trains», expose la directrice de la communication Agnès Ogier: «Les conducteurs, les contrôleurs, les aiguilleurs... En plus, on ne peut pas échanger un aiguilleur qui est sur un poste par quelqu’un qui est sur un autre. Pour les conducteurs, il faut qu’ils soient habilités à certains matériels et qu’ils connaissent les lignes, etc.»

La longue grève du printemps 2018 --deux jours d’arrêt de travail des cheminots tous les cinq jours, pendant trois mois-- a permis selon elle «une industrialisation» des processus pour mettre sur pied un nouveau plan de transport chaque jour, informer les voyageurs et les accueillir en gare. Tous ceux qui ont un billet de TGV sont notamment prévenus en cas d’annulation.

09h50: Le préfet de police de Paris a pris un arrêté interdisant tout rassemblement de gilets jaunes demain sur les Champs-Elysées

09h32: La mobilisation jeudi contre la réforme des retraites sera un «grand moment de la vie du pays», estime Jean-Luc Mélenchon, qui compte y participer, dans un entretien à 20 minutes publié mardi.

«Ça va être un de ces grands moments de la vie du pays où les mentalités se forment politiquement», assure le chef de La France insoumise. Selon le patron des députés LFI, «le dégagisme qui travaille le pays en profondeur» «va s’exprimer sur les retraites, car c’est un sujet douloureux pour les Français.»

«Ce jeudi n’est donc pas seulement un événement syndical, c’est un événement national», ajoute-t-il. «Le détonateur actuel, c’est la jonction entre les classes moyennes et le mouvement populaire dans le rejet du système dominant», analyse Jean-Luc Mélenchon.

Il fustige le gouvernement, qui «attise la jalousie à l’intérieur du peuple en attirant l’attention sur les 42 régimes spéciaux», «une supercherie» car ceux-ci «ne concernent que 3 % de la population active».

Le but à terme de l’exécutif est pour M. Mélenchon «une retraite minimale pour tous et l’obligation pour les mieux payés de prendre des assurances par capitalisation pour garder un bon niveau de revenu».

LFI va dévoiler d’ici fin décembre son contre-projet: «On va à nouveau proposer un financement qui permet d’assurer la retraite à 60 ans, après 40 annuités, et par répartition, sans qu’aucune retraite ne soit inférieure au salaire minimum pour les carrières complètes et toujours supérieures au seuil de pauvreté pour les autres», annonce l’Insoumis.

Cela serait financé, selon M. Mélenchon, par l’augmentation générale des salaires et l’établissement de l’égalité hommes-femmes, qui apporteraient des cotisations plus abondantes.

07h28: le point complet sur les prévisions

- Les usagers de la SNCF doivent se préparer à une journée de galères. 90% des trains vont en effet être annulés jeudi, selon la direction de la compagnie ferroviaire. Sur le réseau TGV, ce sont les axes Atlantique et Sud-Est qui seront les plus touchés, avec un train sur dix seulement. Il y aura un TGV sur six sur les axes Est, Nord et pour les Ouigo, un Eurostar sur deux et deux Thalys sur trois. Aucun TGV intersecteurs (province-province) ne roulera.

Dans le détail, il y aura par exemple - Ouigo compris - trois allers-retours Paris-Lyon et Paris-Marseille, quatre Paris-Bordeaux, six Paris-Lille et deux Paris-Strasbourg. Les usagers des TER seront encore plus affectés par la grève, puisque 3% seulement des trains régionaux circuleront en moyenne (de 0 à 8% selon les régions). Les régions les plus touchées seront la Bretagne et l’Occitanie. Enfin, 90% des Intercités resteront au dépôt.

- RATP: La journée de jeudi s’annonce avec un trafic "extrêmement perturbé". 11 lignes de métro seront totalement fermées, alors que seules les lignes 1 et 14 circuleront normalement. Du côté des RER, la situation s’annonce également chaotique. Les RER A et B, empruntés chaque jour par des centaines de milliers de personnes, rouleront partiellement et uniquement aux heures de pointe (la moitié des RER A et un tiers des RER B circuleront).

Sur le réseau autobus, un tiers du trafic sera assuré. La circulation des tramways sera aussi très perturbée.

- En avion : 20% des vols annulés 20% des vols ont été annulés sur le territoire français, a annoncé mardi soir la Direction générale de l’aviation civile (DGAC). Air France a indiqué de son côté avoir annulé environ 30% de ses vols intérieurs, et 15% de ses vols moyen-courrier. Des retards et des annulations de dernière minute ne sont pas exclure, a prévenu la compagnie aérienne.

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Mardi 3 décembre

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17h24: Concernant les RER gérés par la RATP : Un train sur deux circulera sur le RER A qui sera ouvert uniquement de 6h30 à 9h30 et de 17h à 20h - Un train sur trois circulera sur le RER B qui sera ouvert uniquement de 6h30 à 9h30 et de 17h à 20h.

17h21:  La RATP annonce qu'en Ile-de-France, 11 lignes de métro seront fermées le 5 décembre - Le trafic sera totalement interrompu sur les lignes 2, 3, 3bis, 5, 6, 7bis, 8, 10, 11, 12 et 13. Sur les lignes 4, 7, et 9, les métros seront ouverts de 6h30 à 9h30 et de 17h à 20h. Il y aura un métro sur trois sur la 4, un métro sur quatre sur la 7 et un métro sur 4 sur la 9 (entre Nation et Montreuil). Le trafic sera normal sur les lignes 1 et 14.

16h33: "Pendant toute la durée de la grève, les horaires des trains du lendemain seront disponibles tous les jours au plus tard à 17h00 sur l’application l’Assistant SNCF et tous les autres canaux d’information SNCF", indique la SNCF

16h25: Voici les prévisions de trafic pour la journée du jeudi 5 décembre



 

16h17: Tous les billets pour les voyages entre jeudi 5 décembre et dimanche 8 décembre sont échangeables et remboursables sans frais

16h12: "La mobilisation est plus forte qu'en 2018", annonce la porte-parole de la SNCF en indiquant que "la priorité est pour les gens qui ont des billets sur les trains qui circulent"

16h11: Les clients sont invités à se renseigner avant de se déplacer jeudi prochain.

16h10: Voici les prévisions pour la journée de jeudi > 1 Transilien sur 10 - 1 TER sur 5 - 1 TGV sur 10 - 1 Intercités sur 10

16h09: 4 trains par heure en période de pointe sur le RER B

16h04: Cet après-midi, la porte-parole du groupe SNCF a donné une conférence de presse pour faire le point sur la situation du trafic pour jeudi 5 décembre en raison de la grève nationale.

Elle annonce que seulement 10% des trains circuleront ce jeudi. En raison de la journée de grève nationale, la SNCF annonce un plan de transport ultra-restreint.

16h01: La mobilisation contre la fusion des 42 régimes actuels (privé, fonctionnaires, spéciaux, complémentaires) en un système universel par points «s’annonce forte et durable», prévient la CGT, qui a appelé à une grève interprofessionnelle avec FO, la FSU, Solidaires et des organisations de jeunesse.

Une intersyndicale (CGT, FO, la FSU, Solidaires, Unef, Fidl, MNL et UNL) est programmée vendredi pour envisager la suite. A l’exception notable de la CFDT, favorable à un système de retraites «universel», «plus lisible» et «plus juste».

16h00: Cheminots, enseignants, étudiants, policiers, éboueurs, avocats... syndicats, partis d’opposition et «gilets jaunes» appellent à faire grève et à manifester jeudi contre la future réforme des retraites, promesse de campagne que l’exécutif est déterminé à mener à terme. Le mouvement s’annonce particulièrement suivi et pourrait durer plusieurs jours dans les transports, en raison de l’appel à une grève illimitée à la SNCF et à la RATP.

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Vos réactions

Portrait de Juillet2307
5/décembre/2019 - 07h21

Moi je réclame les congés payés, qu'on puisse aller se baigner en été sur les plages des riches (ah non çà çà déjà été fait en 36), et en hiver skier dans les stations huppées! je réclame qu'il y ait de la neige en hiver, du soleil en été! que l'humour revienne comme dans les années 70/80! que la france ne soit plus dépressive! qu'il y ait- des hôtesses nues qui nous accueillent à la sncf! que nos anciens touchent une retraite digne de leur boulot (en particulier pour ceux et celles qui ont travaillés à la chaîne)  que hanouna dégage de c8! que les rappeurs soient bannis à vie, que les racailles soient nettoyés au karcher comme l'a promis le petit nicolas!smiley Mode humour off!

Portrait de MacTV
4/décembre/2019 - 21h59 - depuis l'application mobile

L’heure de Emmanuel Macron a-t-elle sonné ? Venez le chercher !... puisqu’il vous l’a demandé dès l’été 2018 !

Portrait de MacTV
4/décembre/2019 - 21h59 - depuis l'application mobile

L’heure de Emmanuel Macron a-t-elle sonné ? Venez le chercher !... puisqu’il vous l’a demandé dès l’été 2018 !

Portrait de MacTV
4/décembre/2019 - 21h59 - depuis l'application mobile

L’heure de Emmanuel Macron a-t-elle sonné ? Venez le chercher !... puisqu’il vous l’a demandé dès l’été 2018 !

Portrait de Foofur
4/décembre/2019 - 21h13
Philou-02. a écrit :

Quel bor.. mes amis ! Plus rien ne va dans ce pays !  a 3 semaines des fêtes de Noël tout part en cacahuète..

Qui appelles-tu "mes amis" ?

Tu es au volant avec le portable à la main pour poster ce message ?

Portrait de cineberry
4/décembre/2019 - 20h39
nina0669 a écrit :
Tous ces privilégiés un conducteur de train qui part à la retraite avec 3600 e par mois ! Mais où on vit ? Honte à vous messieurs de la sncf

SI c'est si avantageux, pourquoi ne pas postuler ?

Sans doute parce que la réalité est toute autre. Parce que 3 600€ par mois, c'est du brut. Ça fait grosso modo 2 500€ net. Et c'est pour une carrière complète (40 à 42 ans suivant l'année de naissance) sous peine d'une grosse décote. Et puis ça ne concerne que les conducteurs de TGV donc c'est un peu l'arbre qui cache la forêt. Mais ça, les médias ne vous le disent pas...

Portrait de pypatche
4/décembre/2019 - 20h34

Y'a pas 5000 solutions, que le gouvernement ramène  les avantages de la SNCF et tout les autres !unilatéralement A tous les travailleurs et retraités de toutes professions . Sinon 2 mois de grève . Je signe . quand on paraphe un contrat on doit le respecter jusqu'au bout . Alors que tout ceux qui perdraient leurs pseudos avantages qui ils mettent tout le gouvernement aux prud'hommes , voir des avocats ... Ce que veut faire l'exécutif n'est pas légal...

Portrait de wonder
4/décembre/2019 - 20h31
Angelussauron a écrit :

Est ce que la voiture est le bon plan B? surtout vu que les raffineries ont annoncé (il me semble) une grève illimité.

L'idéal reste de prendre sa journée et ensuite si on peut pas faire autrement de dormir sur place (enfin à l’hôtel le plus proche). Il y a quand même plusieurs patrons qui sont tolérants et surtout intelligents et qui aident à trouver une solution (et notamment ils aident ses salariés financièrement). Car prendre sa voiture et risquer l'accident dans des bouchons interminables c'est le patron qui est responsable ensuite.

J'ai également une pensée à tous ceux qui souffriront de cette situation demain.

La voiture reste le plan B n°1 car je vois mal les gens prendre leur vélo ou trottinette pour faire 20 ou 30 bornes la nuit dans le brouillard et ce froid. 

Prendre un jour de congé, pourquoi pas mais la grève est illimitée donc on fait comment ? On prend 15 jours ou + de congés et on bosse l'été prochain ?  

Prendre un hôtel ? Autant ne pas bosser vu que l'hôtel coûtera plus cher que ce que rapporte la journée de travail. Chercher à se loger sur place ? A Paris c'est un pari gageure. Entre les chambres de bonnes qui ont disparu même dans les hôtels, le airbnb, les petites surfaces des apparts etc... Je vois mal comment. 

Les vraies  solutions à long terme sont de décongestionner Paris de ses bureaux pour les mettre en périphérie du grand Paris avec l'avantage de libérer des bureaux pour en faire des logements, de privilégier au maximum le télétravail dans le tertiaire etc... 

Portrait de Philou-02.
4/décembre/2019 - 20h15

Quel bor.. mes amis ! Plus rien ne va dans ce pays !  a 3 semaines des fêtes de Noël tout part en cacahuète..

Portrait de Angelussauron
4/décembre/2019 - 19h21
Wouhpinaise a écrit :

Sans doute. Mais j'ai malgré tout une pensée pour ceux qui, à défaut de transports en commun, vont utiliser leur véhicule personnel et risquent fort de se retrouver bloqués dans les bouchons.

Est ce que la voiture est le bon plan B? surtout vu que les raffineries ont annoncé (il me semble) une grève illimité.

L'idéal reste de prendre sa journée et ensuite si on peut pas faire autrement de dormir sur place (enfin à l’hôtel le plus proche). Il y a quand même plusieurs patrons qui sont tolérants et surtout intelligents et qui aident à trouver une solution (et notamment ils aident ses salariés financièrement). Car prendre sa voiture et risquer l'accident dans des bouchons interminables c'est le patron qui est responsable ensuite.

J'ai également une pensée à tous ceux qui souffriront de cette situation demain.

Portrait de Wouhpinaise
4/décembre/2019 - 18h04
Angelussauron a écrit :

Chacun défends ses droits et ses avantages c'est logique.

Pour ceux qui râlent pour le 5 alors que c'est prévu depuis 2 mois il y avait le temps de réfléchir à une solution pour éviter les transports.

J'ai été en colère aussi contre la sncf quand ils ont fait une grève sauvage ce qui était une honte et un mépris des clients mais là c'est prévenu depuis 2 mois donc il faut pas abuser, les fautifs se sont ceux qui n'ont pas prévu de plan B.

Le soucis pour moi c'est que c'est une grève apparemment reconductible, ils devraient plutôt faire des journées de grève comme celle de jeudi où salariés du publics et du privés se rejoignent pour une même cause cela aura plus d'impact et surtout évitera de se mettre la population à dos.

Sans doute. Mais j'ai malgré tout une pensée pour ceux qui, à défaut de transports en commun, vont utiliser leur véhicule personnel et risquent fort de se retrouver bloqués dans les bouchons.

Portrait de Harriet
4/décembre/2019 - 16h18
JF_Lacour a écrit :

Et pourquoi donc ? en France quantité de régimes de retraite fonctionnent déjà par points,  par exemple les complémentaires Agirc - Arcco ( cadres) et j'ai encore jamais vu les cadres descendre dans la rue contre ce système.

C'est pas un système ou un autre qui va amputer les retraites mais la démographie : moins d'actifs et plus de retraités signifie mécaniquement soit  une diminution des retraites ou alors une majoration des cotisations ET/OU une augmentation de la durée de cotisation.

Perso concernant les régimes spéciaux je ne vois pas ou est le problème du moment qu'ils s'auto-financent INTEGRALEMENT. Mais faire supporter le déficit de certains régimes "privilégiés" ( SNCF, EDF, ..) par la collectivité nationale par le biais de l'impôt ou de taxes diverses et variées ( électricité ) n'est pas acceptable. 

Effectivement pour les complémentaires que vous citez, cela fonctionne déjà par "point" , mais il s'agit d'une complémentaire et pas du régime universel ...

Et c'est pourquoi les syndicats de cadres appellent également à la grève contre ce projet de retraite ...

Que faites vous des régimes spéciaux (qui ne représentent que 2% des salariés) excédentaires (avocats, infirmières libérales etc ...) qui non seulement s'auto-suffisent mais verront leur "trésor de guerre" phagocyté , leurs cotisations augmenter , pour une retraite moindre ? 

(La Suède a adopté ce système, et on ne peut que constater une baisse des pensions et un appauvrissement notable des retraités ...)

Maintenant concernant les régimes spéciaux, d'après guerre, qui ne correspondent plus à la pénibilité actuelle ou qui sont obsolètes ... il faut effectivement y regarder de plus près, mais ça n'est finalement que marginaliser quelques cas ... alors que la "pilule" à avaler concernera tous les salariés ....

Portrait de lxa75
4/décembre/2019 - 15h38

ils seront dépassés comme d'habitude mais ça ne sera pas de leur faute . Il faudrait comme pour toute association (le président est responsable)  punir les organisateurs si ça dérape 

Portrait de JF_Lacour
4/décembre/2019 - 15h28
Harriet a écrit :

Oui enfin, il n'y a pas que les régimes spéciaux concernés par la réforme des retraites...

Il suffit de regarder le nombre de professions (y compris les policiers) qui appellent à la grève ... 

Même M. Le Pen , c'est dire !  ;-)

La retraite par "points" tirera toutes les pensions vers le bas ... privé et public confondus ...

Et pourquoi donc ? en France quantité de régimes de retraite fonctionnent déjà par points,  par exemple les complémentaires Agirc - Arcco ( cadres) et j'ai encore jamais vu les cadres descendre dans la rue contre ce système.

C'est pas un système ou un autre qui va amputer les retraites mais la démographie : moins d'actifs et plus de retraités signifie mécaniquement soit  une diminution des retraites ou alors une majoration des cotisations ET/OU une augmentation de la durée de cotisation.

Perso concernant les régimes spéciaux je ne vois pas ou est le problème du moment qu'ils s'auto-financent INTEGRALEMENT. Mais faire supporter le déficit de certains régimes "privilégiés" ( SNCF, EDF, ..) par la collectivité nationale par le biais de l'impôt ou de taxes diverses et variées ( électricité ) n'est pas acceptable. 

Portrait de bertrand61
4/décembre/2019 - 14h00

ils se battent aussi pour nous car dans  le privé on peux pâs fa

Portrait de bertrand61
4/décembre/2019 - 13h58

ils se battent aussi pour nous car dans le privé pas facile de faire gréve. j'aimerai bien savoir qui veut travaillé jusqu'a 66 ans voir 70 ans selon a l'age quand commence a travaillé avec une pension de retraite faible car il faut pas oublié que toutes les primes ne sont pas compté dans le calcul. c'est pas une greve de transport mais edf pompier,policier infirmière, avocat, clerc de notaire, postier etc. nos anciens se sont battu pour nos droits et la le gouvernement nous les enlèves un par un.

Portrait de Sergent tirailleur Highway
4/décembre/2019 - 13h41 - depuis l'application mobile

1j de grève=300 million d'euros.

Portrait de Angelussauron
4/décembre/2019 - 13h28
Harriet a écrit :

Oui enfin, il n'y a pas que les régimes spéciaux concernés par la réforme des retraites...

Il suffit de regarder le nombre de professions (y compris les policiers) qui appellent à la grève ... 

Même M. Le Pen , c'est dire !  ;-)

La retraite par "points" tirera toutes les pensions vers le bas ... privé et public confondus ...

 

Oui enfin faut pas demander à certains de réfléchir plus loin que la sncf/ratp. Ils peuvent pas aller au boulot à cause de la sncf ou ratp donc on parle que d'eux mais le reste (comme la police, les pompiers, etc.. ils s'en foutent ça les touchent pas.)

En même temps quitte à perdre un jour de salaire (et encore c'est vraiment que leur patron est un con et ne veut rien comprendre car la majorité des patrons trouvent une solution pour leurs employés) à cause des transports autant faire grève ça touche tout le monde les retraites.

Portrait de Harriet
4/décembre/2019 - 13h21
nina0669 a écrit :
Tous ces privilégiés un conducteur de train qui part à la retraite avec 3600 e par mois ! Mais où on vit ? Honte à vous messieurs de la sncf

Oui enfin, il n'y a pas que les régimes spéciaux concernés par la réforme des retraites...

Il suffit de regarder le nombre de professions (y compris les policiers) qui appellent à la grève ... 

Même M. Le Pen , c'est dire !  smiley

La retraite par "points" tirera toutes les pensions vers le bas ... privé et public confondus ...

Portrait de nina0669
4/décembre/2019 - 13h06 - depuis l'application mobile

Tous ces privilégiés un conducteur de train qui part à la retraite avec 3600 e par mois ! Mais où on vit ? Honte à vous messieurs de la sncf

Portrait de Angelussauron
4/décembre/2019 - 10h38

Chacun défends ses droits et ses avantages c'est logique.

Pour ceux qui râlent pour le 5 alors que c'est prévu depuis 2 mois il y avait le temps de réfléchir à une solution pour éviter les transports.

J'ai été en colère aussi contre la sncf quand ils ont fait une grève sauvage ce qui était une honte et un mépris des clients mais là c'est prévenu depuis 2 mois donc il faut pas abuser, les fautifs se sont ceux qui n'ont pas prévu de plan B.

Le soucis pour moi c'est que c'est une grève apparemment reconductible, ils devraient plutôt faire des journées de grève comme celle de jeudi où salariés du publics et du privés se rejoignent pour une même cause cela aura plus d'impact et surtout évitera de se mettre la population à dos.

Portrait de sergioplaya2
4/décembre/2019 - 09h45 - depuis l'application mobile
arquen a écrit :

Salopards de syndicats et syndiqués ! Nous Salariés payons 4 fois votre coût !

1/ Nous payons le billet donc nous ne sommes pas des usagers mais des CLIENTS : Ras le bol d'entendre vos connards de représentants parler d'usager.

2/ Nous payons chaque année, en qualité de contribuables et sans que cela soit rendu public, 8 milliards d'euros uniquement pour payer vos salaires !

3/ Nous payons, chaque année, plus de 3 milliards d'euros (masqués) uniquement destinés à garantir vos retraites dont le montant moyen est de 2328€ (1087 € dans le Privé) !

4/ Quand, par caprice, vous faites grève nous devons nécessairement poser (au mieux) une journée de congés ! Donc c'est une fois de plus un coût qui nous est imputé MAIS dont vous êtes les seuls responsables salopards de syndicats et syndiqués.

Donc allez tous vous faire foutre abuseurs dévoyés syndiqués ou non de la SNCF et ses filiales car vous pompez NOTRE argent pour un service public non rendu.

ALLEZ TOUS VOUS FAIRE FOUTRE !!!

Complètement d’accord grève de privilégiés. Ils faut tous les privatiser

Portrait de arquen
3/décembre/2019 - 20h49

Salopards de syndicats et syndiqués ! Nous Salariés payons 4 fois votre coût !

1/ Nous payons le billet donc nous ne sommes pas des usagers mais des CLIENTS : Ras le bol d'entendre vos connards de représentants parler d'usager.

2/ Nous payons chaque année, en qualité de contribuables et sans que cela soit rendu public, 8 milliards d'euros uniquement pour payer vos salaires !

3/ Nous payons, chaque année, plus de 3 milliards d'euros (masqués) uniquement destinés à garantir vos retraites dont le montant moyen est de 2328€ (1087 € dans le Privé) !

4/ Quand, par caprice, vous faites grève nous devons nécessairement poser (au mieux) une journée de congés ! Donc c'est une fois de plus un coût qui nous est imputé MAIS dont vous êtes les seuls responsables salopards de syndicats et syndiqués.

Donc allez tous vous faire foutre abuseurs dévoyés syndiqués ou non de la SNCF et ses filiales car vous pompez NOTRE argent pour un service public non rendu.

ALLEZ TOUS VOUS FAIRE FOUTRE !!!

Portrait de arquen
3/décembre/2019 - 20h32

Vivement juin 2020 qu'on se débarrasse de toute cette chienlit avec l'ouverture du fret et du ter au privé !!!

Portrait de Philou-02.
3/décembre/2019 - 19h53

Bon courage à tous et surtout aux franciliens !  Il va falloir être patient et espérer que ça ne dure pas longtemps..