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EXCLU - Julie Graziani dans "Morandini Live": "Je m’excuse après ce que j’ai dit sur les mères célibataires. Aujourd’hui, je suis menacée, j’ai peur" - VIDEO

Depuis lundi, les propos de Julie Graziani tenus sur LCI font polémique sur les réseaux sociaux. En évoquant une femme célibataire au SMIC, qui s'adressait à Emmanuel Macron lors de sa venue à Rouen, la journaliste avait déclaré que "si on est au SMIC, on ne divorce pas". Hier, la journaliste a été écartée de la rédaction de "L'incorrect", le magazine qui l'emploie.

Ce matin, Julie Graziani était l'invitée, en exclusivité, de Jean-Marc Morandini dans "Morandini Live" sur CNews et Non Stop People. Elle s'est exprimée pour la première fois sur la polémique.

"Je pars sur une idée qui me parait bonne (...) et là tout à coup je m'emballe, et ça part, et ça part. J'ai projeté sur cette dame sans la connaitre mes souvenirs d'enfance qui sont remontés à la figure et mes angoisses. J'ai connu la précarité quand j'étais jeune. J'ai vu les problèmes d’argent de mon père, qui a fait faillite, mon père humilié", a-t-elle déclaré en indiquant s'être "sentie submergée par cette émotion".

Et d'ajouter : "Je m'excuse vraiment. Mes propos étaient excessifs, pas intelligents. Si les gens ont cru que c'était ce que je pensais, bien sûr que c'est horriblement blessant (...) C'était vraiment une bêtise. Je suis vraiment sincère quand je le dis. L'idée de fond n'était pas idiote, mais il ne fallait pas la formuler comme ça. Je suis très touchée. Quand je l'ai dit, je me suis rendue compte que ce que je disais n'était pas bien. Je méritais que l'on se moque moi. Ca a été fait".

Julie Graziani continue en expliquant que le lynchage dont elle a été victime, "ce n'était pas mérité". "Ca a été atroce. Les gens ont fait des appels au meurtre, au viol, ils ont dit qu'ils allaient brûler ma maison, ils ont menacé mes enfants. Par moment, j'ai eu peur qu'ils trouvent mon adresse et viennent chez moi. J'ai encore peur", a-t-elle ajouté en précisant qu'à chaque fois qu'elle a fait une bourde, c'était sur "un sujet qui [la] touchait".

La journaliste est également revenue sur son renvoi du magazine "L'incorrect" à la suite de ses propos. "Je l'ai vécu comme un soulagement. Je ne travaille pas pour eux, je ne suis pas salariée, j'écris des tribunes. Je ne suis pas rémunérée. Quand j'ai rejoint L'incorrect, les gens m'avaient mis en garde 'méfie toi, ils ont l'étiquette d'extrême droite'. (...) Je me suis rendue compte qu'au fil des mois, ce n'était pas mes idées", a précisé la journaliste. Et d'ajouter : "A chaque fois que je prenais la défense des musulmans en France, ou que j'essayais d'avoir une vision positive de l'immigration, je faisais l'objet d'un rappel à l'ordre. On me disait 'faut pas dire ça, t'es trop naïve'. (...) Je ne suis pas d'extrême droite. Je suis inclassable (...) Je n'aurais pas dû [collaborer avec ce journal]. J'aurais dû me méfier d'avantage. Ce n'était pas mes idées".

"Je me sens soulagée, libérée. C'était des choses que j'avais en moi depuis longtemps. J'encaissais (...) Je reviendrai, mais je vais prendre un temps de recul. J'en ai besoin. Mon propos va être inaudible. En attendant, je vais laisser la vague s'apaiser. Si les gens peuvent retenir que je ne suis pas comme ça et que ça peut arriver à tout le monde", a conclu Julie Graziani.

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Vos réactions

Portrait de MonaLou03
8/novembre/2019 - 12h03

D'abord, avant de donner des leçons aux femmes qui divorcent, apprenez à parler correctement : les règles de français (et c'est une des bases, que l'on apprend dès le collège) on ne dit pas "je m'excuse" (on ne s'excuse pas soi-même), mais "veuillez m'excuser" ou "je vous présente mes excuses".... Et facile de mentir en disant regretter quand on se sent menacée....... Un job comme le vôtre mérite de la culture, de l'intelligence, et du respect, surtout quand on ose dire "tu as fait le mauvais choix, tu assumes" : assumez, pauvre merde ! Je ne vous menace pas, mais souhaiterai que vous perdiez tout et que vous vous retrouviez dans la même situation que beaucoup de mères célibataires qui souffrent quotidiennement pour vivre et faire vivre leurs enfants dignement.

Portrait de KenShiro
8/novembre/2019 - 11h59
Philou-02. a écrit :

Ah ça c’est certain qu’il va falloir lui raser les murs pendant un moment ! Beaucoup de femmes célibataires qui ont des enfants et qui sont au smic et autres vont peut-être avoir envie de lII caresser La joue :)

Autant je trouve ce qu'elle a dit d'une profonde connerie, et peut comprendre qu'on l'insulte de conne à la limite, autant je ne peux cautionner, trouve révoltant qu'on la menace de viol, de mort elle et ses enfants pour cela. Il faut garder mesure tout de même.

Portrait de next@00
8/novembre/2019 - 11h55

Quand la bien pensance prend le pas sur le bon sens !!

Voici la dictature sans lasuelle où nous vivons où on doit s'accuser comme dans des procès stalinien 

Portrait de justicepointzero
8/novembre/2019 - 11h42

elle a peur tu m'étonnes !! balancer des conneries visibles par tout le monde

il ne faut pas s'étonner !!

je sors du sujet mais c'est comme Balkany qui souffre c'est un peu tard !!