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EN DIRECT - Camps de migrants à Paris: Le préfet de police annonce que "1.606 personnes ont été évacuées ce matin. Le site est libéré de tous ses occupants" - VIDEO

09h40: Ce que l'on sait ce matin

Une importante opération d’évacuation de deux campements regroupant entre 600 et 1.200 migrants dans le nord-est de Paris, s’est déroulée jeudi matin dans le calme, dans une volonté affichée par les autorités de «changer de braquet» sur la gestion de ces zones devenues «incontrôlables».

L’évacuation des occupants des deux camps aux abords du périphérique parisien, entre la Porte de la Chapelle et Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), a démarré à l’aube vers 06H00 et s’est terminée peu avant 09H00, a constaté un journaliste de l’AFP.

Parmi les délogés, de nombreux Afghans et originaires d’Afrique sub-saharienne, ainsi que des familles avec enfants.

Environ 600 policiers étaient mobilisés. Cette évacuation d’une ampleur inédite depuis plus d’un an dans la capitale intervient au lendemain de la présentation par le gouvernement d’un plan immigration controversé, instaurant notamment des «quotas» de professionnels qualifiés.

Dans ce contexte de durcissement de la rhétorique sur la politique migratoire, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner s’était engagé mercredi à évacuer les camps du nord-est parisien «avant la fin de l’année».

Sur les quelque 1.500 à 3.000 exilés qui vivent dans des tentes sous les pots d’échappement du périphérique et de l’autoroute A1, entre 600 et 1.200 personnes devaient être évacués et mis à l’abri dans des centres d’accueil ou des gymnases aux quatre coins de l’Ile-de-France. L’autre partie, qui se trouve sur le camp voisin de la Porte d’Aubervilliers, doit faire l’objet d’une prochaine opération similaire.

«Je ne peux pas laisser une situation de danger de cette nature (...) tout ça ne peut plus durer, et c’est le sens de la fermeté dont je vous parle», a expliqué sur place le préfet de police de Paris Didier Lallement.

«Jusque-là, on avait des opérations de mise à l’abri de 200, 300 personnes, mais on ne vidait jamais les campements et ils revenaient. Avec cette opération, on a un objectif de zéro retour», explique-t-on à la PP.

C’est le préfet de police qui a pris un arrêté d’évacuation, jugeant de même source que les campements prenaient «trop d’ampleur» et qu’une «délinquance» s’y installait.

La préfecture évoque 213 atteintes aux personnes répertoriées sur le «secteur» de la Porte de la Chapelle depuis début 2019. Sans compter les «rixes entre migrants».

09h34: Le préfet de police de Paris annonce que "1.606 personnes ont été évacuées, le site est maintenant libéré de tous ses occupants"

09h30: La préfecture de police de Paris annonce que l'opération est achevée. "Elle s'est déroulée dans le calme. 438 personnes ont été prises en charge", indique-t-elle.

 

07h39: Sur les quelque 1.500 à 3.000 exilés qui vivent dans des tentes sous les pots d'échappement du périphérique et de l'autoroute A1, moins de la moitié, soit 600 à 1.200 personnes devaient être évacuées et mises à l'abri dans des centres d'accueil ou des gymnases aux quatre coins de l'Ile-de-France. L'autre partie, qui se trouve sur le camp voisin de la Porte d'Aubervilliers, doit faire l'objet d'une prochaine opération similaire.

06h55: L’opération a débuté vers 6 h ce matin avec le déploiement de près de 600 policiers. Cette importante évacuation de deux campements regroupant entre 600 et 1 200 migrants à cheval sur le nord-est de Paris et la Seine-Saint-Denis est toujours en cours. Près de 600 policiers accompagnaient jeudi depuis 6 h des exilés qui vivaient sous des tentes de fortune près du périphérique parisien vers des bus pour les emmener dans des gymnases ou des centres d’accueil franciliens, dans une opération conjointe de la préfecture de police de Paris et la préfecture de la région Ile-de-France. Selon nos confrères de France Bleu Paris, quinze gymnases sont réquisitionnés dans toute la région pour accueillir les migrants évacués de la Porte de la Chapelle et de l’avenue Wilson à Saint-Denis.

 Les personnes qui montent dans les bus sont conduites dans plusieurs gymnases d’Île-de-France, là leur situation sera examinée pour faire le tri entre les demandeurs d’asile et ceux qui ont déjà été déboutés. Cette situation fait craindre aux associatifs de nombreuses reconduites aux frontières.  L’objectif de cette évacuation est également d’éviter toute réinstallation. Des effectifs de police resteront sur place, porte de la Chapelle, pour s’assurer que personne ne revienne planter des tentes dans la zone.

Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner avait promis ce mercredi, lors de la présentation du plan gouvernemental sur l’immigration : « La constitution de campements de personnes migrantes, notamment dans les grandes agglomérations, constitue une anomalie du fonctionnement de notre système d’hébergement et d’asile ».

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Vos réactions

Portrait de waidy01
7/novembre/2019 - 19h43

Bonjour le bordel que cela a causé dans tout le nord de Paris. Des bouchons de 8h du matin à (encore) maintenant (19h45). De Porte de Clichy à Porte de Pantin et jusqu'à Porte de Paris.

Portrait de Philou-02.
7/novembre/2019 - 16h26

Au fait !! que font les bobos du show-business ? Les pères moralisateurs ! Vont ils en recueillir ?   

Portrait de Mimosas06
7/novembre/2019 - 12h05
lxa75 a écrit :

On déplace le problème c'est tout, la solution c'est la réexpédition 

Simple logique, surtout que l'on a pas demandé à ces personnes de venir chez nous, je ne vois donc pas au nom de quoi nous devrions payer pour eux et serions responsable de leur situation.

Portrait de lxa75
7/novembre/2019 - 11h07

On déplace le problème c'est tout, la solution c'est la réexpédition 

Portrait de The dream
7/novembre/2019 - 09h53

" Mettre à l'abri " les migrants évacués à Paris dans différents centres d'accueil et gymnases d'Ile de France ne traite en aucun cas le problème mais ne fait que le déplacer. Je suis désolé mais si on estime qu'ils sont indésirables à un endroit il faut les renvoyer chez eux.

Portrait de lilirose45
7/novembre/2019 - 09h08
OK a écrit :

pour déplacer le problème où?

Chez vous ! 

Portrait de colin33
7/novembre/2019 - 08h53 - depuis l'application mobile

Quelle misère !

Portrait de Pericles
7/novembre/2019 - 08h50

Dès le lendemain d'autres reviendront... 

Portrait de Philou-02.
7/novembre/2019 - 08h27

Et voilà où on en est ! On les laisse entrer légalement ou illégalement ensuite on les laisse errer comme des animaux sauvages ! Ça devient des camps de bidonvilles à ciel ouvert et maintenant on va les parquer un peu partout., franchement ça rime à quoi ? 

Portrait de Mimosas06
7/novembre/2019 - 08h13

Tolérance zéro ça éviterait tout ce bazar.

Portrait de Mimosas06
7/novembre/2019 - 08h12
lilirose45 a écrit :

Pourquoi attendre qu'il y est 1000 migrants pour les évacuer ? 

Dès les 1er qui arrivent, faut les virer !

Portrait de Ophélie Summer
7/novembre/2019 - 07h44

Allez hop retour à Ouagadougou en vol charter. Menez aussi avec eux toutes ces associations et ONG pour qu'elles ne nous cassent plus les pieds. 

Portrait de 7440
7/novembre/2019 - 07h43

Si tous ces politicards de merde n'avaient pas laissé entrer ces parasites, il ne serait pas nécessaire de les évacuer maintenant. La France n'est pas une poubelle. Quand est-ce que les politicards arrêteront d'être dans le déni, la est la question...

Portrait de jarod.26
7/novembre/2019 - 07h35 - depuis l'application mobile

Il y a du boulot à Paris

Portrait de Cotorep
7/novembre/2019 - 07h18
lilirose45 a écrit :

Pourquoi attendre qu'il y est 1000 migrants pour les évacuer ? 

Dès les 1er qui arrivent, faut les virer !

J'allais le dire !

Portrait de lilirose45
7/novembre/2019 - 07h04

Pourquoi attendre qu'il y est 1000 migrants pour les évacuer ? 

Dès les 1er qui arrivent, faut les virer !