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Attaque de la mosquée à Bayonne: L'expertise psychiatrique du suspect conclut à "l'altération partielle de son discernement" - Le parquet antiterroriste n'est pas saisi

11h26: Ce que l'on sait

Une expertise psychiatrique sur l’octogénaire suspecté d’avoir voulu incendier la mosquée de Bayonne lundi «a conclu à une altération partielle de son discernement et/ou du contrôle de ses actes», a annoncé mercredi dans un communiqué le procureur de la ville.

Ce diagnostic n’entame pas sa responsabilité pénale puisque le procureur Marc Mariée a précisé que Claude Sinké serait «présenté dans le courant de l’après-midi au magistrat instructeur», ajoutant que le parquet national antiterropriste n’entendait pas se saisir du dossier.

«Une information judiciaire va être ouverte des chefs de tentatives d’assassinat, dégradation et destruction aggravées, et violence avec usage d’une arme, avec réquisitions de placement en détention provisoire», a ajouté le procureur de Bayonne.

Lors d’une conférence de presse mardi, M. Mariée avait expliqué que le suspect avait dit aux enquêteurs avoir voulu incendier la mosquée de Bayonne pour «venger la destruction de la cathédrale de Paris», qu’il attribue aux musulmans.

Il démentait cependant avoir voulu tuer, expliquant avoir procédé à des repérages à la mosquée pour être sûr de n’intervenir «qu’à un moment où elle était très peu occupée».

Son attaque avait néanmoins fait deux blessés graves, deux hommes sur lesquels il avait tiré à l’arme à feu.

Ses voisins à son domicile de Saint-Martin-de-Seignanx (Landes), près de Bayonne, avaient dès lundi mis en doute la santé mentale du suspect, le présentant comme un solitaire, «atypique et fantasque», «avec des obsessions», au verbe «parfois assez violent».

Cet ancien candidat du Front National aux élections départementales de 2015 avait récemment adressé un courrier rageur à l’ordre des avocats de Bayonne et au procureur de Dax (dont dépend Saint-Martin-de-Seignanx), disant vouloir porter plainte contre Emmanuel Macron.

11h22: L'octogénaire suspecté d'être responsable de l'attaque contre la mosquée de Bayonne assure avoir voulu "venger la destruction de la cathédrale de Paris" qu'il attribue aux musulmans, a indiqué mardi le procureur.

"L'ensemble de son audition interroge sur son état de santé psychique de sorte qu'il est actuellement présenté devant un psychiatre afin d'être éclairé sur sa responsabilité pénale", a dit devant la presse Marc Mariée.

Si Claude Sinké, 84 ans, a reconnu durant son interrogatoire avoir tenté de mettre le feu à la mosquée, il a en revanche "contesté avoir eu la volonté de tuer quiconque, précisant qu'il avait pris soin de repérer à de nombreuses reprises la mosquée afin d'être certain d'intervenir qu'à un moment où elle était très peu occupée".

11h08: Compte tenu des éléments de l'enquête, le Parquet national antiterroriste n'entend pas se saisir du dossier", indique le parquet.

Claude Sinké, maintenu en garde à vue, sera présenté au juge d'instruction au cours de l'après-midi en vue d'une mise en examen. Le parquet a requis son placement en détention provisoire.

11h06: L'expertise psychiatrique du suspect conclut à "l'altération partielle de son discernement", a indiqué le parquet. 

11h00: Les deux septuagénaires blessés lundi par les tirs d'un assaillant qui a tenté d'incendier la mosquée de Bayonne étaient mardi matin dans un état "stable", après des opérations la veille, a-t-on appris auprès de la préfecture des Pyrénées-Atlantiques. Les deux hommes âgés de 74 et 78 ans, qui avaient été touchés l'un au cou, l'autre au thorax et au bras, sont "stabilisés", a confirmé le président de l'Association des Musulmans de la Côte basque Abdellatif Boutaty, ajoutant qu'un des deux devait subir une nouvelle opération mardi. Ils avaient été transférés vers l'hôpital de Bayonne, où le pronostic de l'un d'eux était encore lundi soir "réservé".

 

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