19/10 10:31

La Française des Jeux (FDJ) a lancé le compte à rebours pour sa privatisation en vue de son introduction en Bourse le 7 novembre

loto, annonçant que l'Autorité des marchés financiers (AMF) avait approuvé son document de base, première étape formelle en vue de son introduction en Bourse le 7 novembre. "Avec ce projet de privatisation, c'est une nouvelle page de l'histoire de notre entreprise qui s'ouvre", a souligné dans un communiqué Stéphane Pallez, PDG de l'opérateur de jeux détenu à 72% par l'Etat.

"Notre ambition est de renforcer notre position de premier opérateur de loterie et de paris sportifs en France, et de devenir un acteur international de référence dans le secteur des jeux et des services", met en avant la dirigeante en poste depuis 2014 et qui vient d'être reconduite dans ses fonctions.

La FdJ a fait état vendredi de "l'approbation de son document d'enregistrement par l'Autorité des marchés financiers, en date du 17 octobre". Cette approbation "constitue la première étape du projet de privatisation de FDJ par voie d'introduction en bourse sur le marché réglementé d'Euronext, à Paris.

La réalisation définitive de cette opération est soumise à l'approbation par l'AMF du prospectus relatif à l'opération et à des conditions de marchés favorables", tient à préciser le groupe. Mi-octobre, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire avait annoncé que les investisseurs privés comme le grand public pourraient souscrire des actions Française des Jeux entre le 7 et le 20 novembre.

"Je souhaite que cette privatisation soit un succès populaire et que le plus grand nombre y participe", avait-il souligné. Le gouvernement souhaite tirer "plus d'un milliard d'euros" de cette privatisation, a indiqué récemment Stéphane Pallez. En 2018, la FdJ, deuxième loterie européenne et quatrième mondiale, a engrangé 15,8 milliards d'euros de mises, soit une progression de 4,4% sur un an et de 28% en quatre ans.

L'Etat continuera de toucher l'intégralité des recettes fiscales et sociales versées par la Française des Jeux, soit quelque 3,5 milliards d'euros par an.

"Pour les particuliers, sous réserve de validation par l'Autorité des marchés financiers, une action gratuite sera accordée pour dix actions achetées, si ces actions sont conservées 18 mois. Je souhaite par ailleurs qu’une décote de 2 % sur le prix de l'action achetée soit appliquée", avait précisé Bruno Le Maire. En outre, 10% des titres cédés par l'Etat seront proposés aux salariés et aux anciens salariés, à des conditions préférentielles.

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de CARAMEL MOU
19/octobre/2019 - 15h06

Macron continue la vente à la découpe de la France, les aéroports, la Française des jeux, demain les barrages..... SUPER !

Portrait de Blek37
19/octobre/2019 - 13h00

Les copains et financeurs de Macron sont aux anges, une nouvelle vache à  lait dans la poche ,un des rares truc qui était bénéficiaire en France et vu que c'est principalement les pauvres qui jouent, tirages quotidien voir quotidiens et grille à 5 euros !

Portrait de Mimosas06
19/octobre/2019 - 12h10

Et une fois qu'on aura "tirer le milliard d'euros" pour combler un déficit, on encaissera quoi?  3.5 milliards par an alors qu'on pourrait en encaisser beaucoup plus sans privatisation,on marche vraiment sur la tête.

Portrait de Angelussauron
19/octobre/2019 - 11h05

Qu'en est il de CNDS et donc des subventions entre autre pour les emplois dans le sport?

Car il était financé par la FDJ entre autre.

Bref une grave erreur de la part de l'état de s'en séparer...

Portrait de bib
19/octobre/2019 - 11h01

Je demande à voir à quelle vitesse certains salariés et anciens salariés vendront leurs titres pour réaliser la plus-value, comme pour EDF il y a quelques années (un grand moment pour les connaisseurs) smiley