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Procès du "bébé du coffre": La mère de Séréna condamnée à cinq ans de prison ferme en appel , contre deux en première instance

Rosa da Cruz, la mère de Séréna, a finalement été condamnée à cinq ans de prison ferme en appel, contre deux en première instance

Rappelons qu'une peine de "pas moins de 10 ans" d'emprisonnement avait été requise à Limoges au procès en appel de Rosa da Cruz, la mère de Séréna, le bébé dit "du coffre" resté caché et confiné pendant 23 mois, au prix d'infirmités aujourd'hui permanentes.

"Parce que Séréna est détruite, vous ne pouvez pas la (sa mère) laisser repartir avec un blanc-seing", avait déclaré l'avocat général Claude Derens à la Cour d'assises d'appel de Haute-Vienne, l'invitant à sanctionner "plus lourdement" qu'en première instance.

Rosa da Cruz, 51 ans, qui comparait détenue, avait en novembre 2018 été condamnée à cinq ans de prison dont trois avec sursis.

Une peine de huit ans de prison avait alors été requise par le parquet. Le parquet général avait par la suite fait appel, et Rosa da Cruz avait elle aussi ensuite fait appel, en particulier de la déchéance "totale" d'autorité parentale prononcée.

"Je suis, au nom de la société (...) davantage sensibilisé par l'enfant sauvage que par celui qui l'a rendu sauvage", a lancé mercredi l'avocat général, en convoquant dans son réquisitoire la référence à Victor de l'Aveyron, du film "L'Enfant sauvage" de François Truffaut (1970).

"Est-ce que (l'accusée) peut oblitérer le fait qu'il y a une petite infirme définitivement emmurée dans son silence ?", a poursuivi M. Derens, constatant que l'infirmité permanente de Séréna est le résultat direct d'un "enfermement constant, organisé (...) dans des conditions qui dépassent l'entendement" pendant ses 23 premiers mois.

"Cet enfermement, c'est la violence superlative", a-t-il résumé, estimant que le procès en appel, en huit jours d'audience, n'a fait apparaître "aucun signe en faveur d'une déresponsabilisation" de Rosa da Cruz. Il a pointé des "stratégies d'évitement", des "dérobades", un "mode de défense" qui "se retranche derrière son impossibilité à nommer les choses".

Me Chrystèle Chassage-Delpech, avocate de Rosa da Cruz, a débuté sa plaidoirie en assurant que comme en première instance à Tulle, elle plaiderait l'acquittement.

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Vos réactions

Portrait de Greenday2013
17/octobre/2019 - 13h08
Harriet a écrit :

Elle avait fait auparavant deux dénis de grossesse ...

L'affaire Courjault a mis en lumière ces femmes pour lesquelles l'enfant n'est pas reconnu par leur propre corps et encore moins par leur psychisme ....

La façon dont elle a agi dépasse mon propre entendement , c'est pourquoi cette attitude relève de la psychiatrie ... qui par ailleurs est encore balbutiante quant au déni de grossesse ...

C'est amusant comme la morale et les conceptions du féminisme font des aller-retour dans le temps.

A une époque, on demandait que les femmes soient les égales des hommes, qu'elles ne soient plus dépendantes de leur mari... et maintenant, le féminisme de 2019 décrète que les femmes ne doivent être responsables de rien au pénal.

Congeler sont enfant, poignarder sa fille, assassiner son mari... ce n'est pas de leur faute, elles ont toujours un problème psy quelconque.

Portrait de tvor
16/octobre/2019 - 22h37
HomoloGay a écrit :

Merci d'avoir élevé le débat. Il est tellement plus facile de demander des peines exemplaires au nom de la morale. Que savons nous de cette femme condamnée ?

 "Que savons nous de cette femme condamnée ?"

Qu'elle a laissé " son déni de grossesse " ds le coffre de sa voiture pendant 23 mois , allo y'a quelqu'un ???

Portrait de HomoloGay
16/octobre/2019 - 22h31
Harriet a écrit :

Elle avait fait auparavant deux dénis de grossesse ...

L'affaire Courjault a mis en lumière ces femmes pour lesquelles l'enfant n'est pas reconnu par leur propre corps et encore moins par leur psychisme ....

La façon dont elle a agi dépasse mon propre entendement , c'est pourquoi cette attitude relève de la psychiatrie ... qui par ailleurs est encore balbutiante quant au déni de grossesse ...

Merci d'avoir élevé le débat. Il est tellement plus facile de demander des peines exemplaires au nom de la morale. Que savons nous de cette femme condamnée ?

Portrait de tvor
16/octobre/2019 - 21h59

23 mois ds le coffre d'une voiture  , y'a pas de nom pour nommer cette tarée qui aurait pris 120 ans aux états unis  a juste titre , mais nous sommes en France ......

Portrait de Harriet
16/octobre/2019 - 19h55
colin33 a écrit :
Difficile d'être à sa place dans ses actes, mais la peine reste légère vue les séquelles que cette enfant gardera à vie....

Elle avait fait auparavant deux dénis de grossesse ...

L'affaire Courjault a mis en lumière ces femmes pour lesquelles l'enfant n'est pas reconnu par leur propre corps et encore moins par leur psychisme ....

La façon dont elle a agi dépasse mon propre entendement , c'est pourquoi cette attitude relève de la psychiatrie ... qui par ailleurs est encore balbutiante quant au déni de grossesse ...

Portrait de colin33
16/octobre/2019 - 19h34 - depuis l'application mobile

Difficile d'être à sa place dans ses actes, mais la peine reste légère vue les séquelles que cette enfant gardera à vie....

Portrait de Wouhpinaise
16/octobre/2019 - 18h42

Elle a bien fait de faire appel ! Saleté !

Portrait de OneStarOnly
16/octobre/2019 - 18h38

Incomprehensible.

C est pire qu un meurtre, et j’irai même à dire que c’est pire qu’un assassinat. 

on parle de tortures et barbarie sur un nouveau né pendant 2 ans ! une eternité dans une cage. sans compter les séquelles psy et physique a vie

Portrait de nina83
16/octobre/2019 - 17h22

Super !!! ce n'est pas cher payé mais la justice a bien fait d'accentuer la peine, si elle va en cassation elle prendra encore plus cher !