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Les consommateurs de contenus en ligne associent inconsciemment la télévision à l'information et Internet au divertissement, selon une étude

Les consommateurs de contenus en ligne associent inconsciemment la télévision à l'information et internet au divertissement, selon une étude présentée par le CSA et le LiRIS, un laboratoire de l'Université de Rennes 2.

Cette étude sur la compréhension des comportements de consommation audiovisuelle en ligne marquait la première collaboration du Conseil supérieur de l'audiovisuel avec une université. "C'est important pour nous de créer un vrai partenariat avec le monde académique, c'est une piste que je souhaite développer", a indiqué le président du CSA Roch-Olivier Maistre.

Pour son étude, le LiRIS (Laboratoire interdisciplinaire de Recherche en Innovations Sociétales) a utilisé une série d'entretiens qualitatifs et d'expérimentations quantitatives. Selon ces tests, "les consommateurs associent, de manière inconsciente, davantage la télévision à l'information (plutôt qu'au divertissement) et internet au divertissement (plutôt qu'à l'information)".

"Ces résultats, qui s'intéressent aux réflexes des utilisateurs et non à leurs pratiques réelles, vont dans le même sens que les récentes études d'usages sur les modes d'accès à l'information selon lesquelles la télévision demeure le premier mode d'accès à l'information et celui dans lequel les Français ont le plus confiance", estime l'étude. Pour le consommateur, les contenus de la télévision sont davantage maîtrisés et protecteurs tandis que sur internet, ils sont vus comme plus riches, plus expérimentaux et originaux, explique la chercheuse Amélie Bellion.

L'étude a identifié deux grands types de pratiques en ligne avec les contenus audiovisuels : l'exploration planifiée, "construite dans le temps et dans l'espace" et l'égarement, une exploration "déstructurée et erratique", celle qui amène à cliquer sur les recommandations de YouTube par exemple, a détaillé l'enseignante.

Cette deuxième catégorie est vécue négativement par un grand nombre de répondants qui déplorent leur attitude non productive face à du contenu de faible qualité, qui peut les conduire à un état apathique duquel ils sont parfois incapables de sortir, et à un isolement social, souligne l'étude. Pour le CSA, ce type de situation plaide pour une meilleure éducation aux médias.

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