21/08/2019 10:16

Charente-Maritime : Déjà condamné en 2005, un chirurgien soupçonné d'avoir violé plus de 200 jeunes patients dont il s'occupait en particulier à l'hôpital - Vidéo

L'affaire sordide a débuté en avril 2017 dans la commune de Jonzac (Charente-Maritime). Une fillette de 6 ans révèle aux gendarmes avoir été violée par son voisin, un chirurgien de 66 ans. Ce témoignage va mener les enquêteurs sur la piste d'un prédateur sexuel présumé.

À son domicile, ils vont retrouver des photos de lui dénudé et des carnets de bord.

C’est la Charente libre qui révèle l’affaire, plus de 200 noms de victimes y seraient recensés à travers la France. Le praticien exerçait à l’hôpital de Jonzac entre 2008 et 2017. D’après le quotidien, «il aurait agressé sexuellement des mineurs, parfois en ''phase de réveil'', lors de séjours à l’hôpital». Il a également travaillé en Touraine et en Bretagne. Lors de la perquisition au domicile du mis en cause, les gendarmes ont fait de troublantes découvertes. C’est à ce moment que les carnets ont été retrouvés ainsi que des poupées cachées sous le parquet, des perruques, des objets sexuels, des photos du médecin nu. Et des images à caractère pédopornographique.

En parallèle, un groupe de personnes se disant victimes s’est également organisé sur les réseaux sociaux. Ses membres recueillent les témoignages et appellent «à se battre ensemble pour que cela cesse et ne plus avoir peur».

Accusé de deux viols commis sur des mineurs et trois atteintes sexuelles, le médecin, spécialisé en chirurgie digestive, est à ce jour renvoyé devant la cour d’assises de Saintes. En attendant, il est toujours incarcéré à la maison d’arrêt de la ville de Charente-Maritime depuis 2017. En remontant jusqu’aux personnes dont le nom figure dans les carnets, l’enquête devra déterminer si elles auraient elles aussi subi des sévices.

Pour les enquêteurs, c'est autant de potentielles victimes, certaines auraient pu être abusées lors de séjours à l'hôpital.

Si le contenu de des notes se révélait exact, il s'agirait d'un des plus graves scandales pédophiles de France. "Il le reconnait, il y certains passages (...) qui sont extrêmement lamentables", estime Thibault Kurzawa, avocat du prévenu.  Il regrette aujourd’hui profondément son comportement. Un premier procès pourrait se tenir en 2020», précise-t-il. En 2005, alors qu’il exerçait en Bretagne, le médecin avait déjà été condamné par le tribunal correctionnel de Vannes à quatre mois de prison avec sursis pour détention d’images à caractère pédopornographique.

En 2005, le chirurgien avait déjà été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour détention d'images pédopornographiques. Il sera jugé pour quatre affaires de viols et d'agressions sexuelles sur mineurs.

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