22/07 09:47

Le journaliste Hugo Clément interpellé en Australie alors qu'il tournait un reportage pour sa nouvelle émission de France 2 consacrée à l'environnement

Le journaliste Hugo Clément et son équipe ont été interpellés aujourd'hui alors qu'ils filmaient des manifestants bloquant un terminal de charbon du Queensland (nord-est de l'Australie), ont rapporté des médias australiens, indique l'agence Reuters.

Hugo Clément et son équipe étaient sur place afin de réaliser un documentaire sur l'environnement pour France 2, a expliqué Frontline Action on Coal, l'ONG écologiste à l'origine des actions de blocage organisées contre le port et les opérations du groupe indien Adani Enterprises.

"Les journalistes français filmaient deux manifestants bloquant l'accès à Abbot Point, d'où le groupe Adani Enterprises compte exporter le charbon de la mine, a déclaré Amy, une représentante de Frontline Action on Coal, qui n'a donné que son prénom", précise Reuters.

Hugo Clément et son équipe ont été remis en liberté sous caution. Ils devront comparaître début septembre devant un tribunal du Queensland.

En milieu de matinée, via son compte Instagram, Hugo Clément s'est exprimé après son arrestation et celle de son équipe.

"Ce matin, @clement_brelet, Victor, Guillaume et moi-même avons été arrêtés et placés en détention pendant 7 heures par la police australienne. Nous filmions pour @francetelevisions une action de blocage d’un port de charbon par un groupe de militants écologistes. Ces activistes s’opposent à la construction de l’une des plus grandes mines de charbon de l’histoire dans l’état du Queensland. Selon eux et de nombreux scientifiques, cette mine est une menace supplémentaire pour la grande barrière de corail, déjà fragilisée par le changement climatique. 50% des coraux de ce site exceptionnel sont morts ces 30 dernières années et ils pourraient avoir totalement disparu d’ici 2050. Ce matin, des militantes se sont donc enchaînées près des rails pour bloquer l’exportation du charbon durant quelques heures. Nous les filmions lorsque les policiers sont venus nous arrêter, sans motif. Clément a même été menotté. Nous avons été remis en liberté à condition de ne plus nous approcher des sites appartenant à l’industrie du charbon. Cette intimidation ne nous empêchera pas de continuer à enquêter sur les dangers qui menacent la grande barrière de corail et les océans. Rendez-vous à la rentrée pour notre émission « Sur le front », diffusée en prime time sur France 2 et sur les réseaux sociaux de @francetelevisions". 

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Ce matin, @clement_brelet, Victor, Guillaume et moi-même avons été arrêtés et placés en détention pendant 7 heures par la police australienne. Nous filmions pour @francetelevisions une action de blocage d’un port de charbon par un groupe de militants écologistes. Ces activistes s’opposent à la construction de l’une des plus grandes mines de charbon de l’histoire dans l’état du Queensland. Selon eux et de nombreux scientifiques, cette mine est une menace supplémentaire pour la grande barrière de corail, déjà fragilisée par le changement climatique. 50% des coraux de ce site exceptionnel sont morts ces 30 dernières années et ils pourraient avoir totalement disparu d’ici 2050. Ce matin, des militantes se sont donc enchaînées près des rails pour bloquer l’exportation du charbon durant quelques heures. Nous les filmions lorsque les policiers sont venus nous arrêter, sans motif. Clément a même été menotté. Nous avons été remis en liberté à condition de ne plus nous approcher des sites appartenant à l’industrie du charbon. Cette intimidation ne nous empêchera pas de continuer à enquêter sur les dangers qui menacent la grande barrière de corail et les océans. Rendez-vous à la rentrée pour notre émission « Sur le front », diffusée en prime time sur France 2 et sur les réseaux sociaux de @francetelevisions.

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Vos réactions

Portrait de nina83
23/juillet/2019 - 08h53

Ca leur fait un peu de "pub" ! 

Portrait de Pingdong
22/juillet/2019 - 10h43

En Australie on ne badinne pas avec l autorité dans les années 90 interdiction de quitter le territoire si on n avait pas payé ses amendes.

Alors est ce que ce journaliste doit rester la bas en attendant son procès?