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Le parquet de Bobigny a ouvert une enquête pour "menaces de mort" après que l'avocate du rappeur Nick Conrad a reçu plusieurs menaces de mort et de viol

Le parquet de Bobigny a ouvert une enquête pour "menaces de mort" après que l'avocate du rappeur Nick Conrad, Chloé Arnoux, a reçu plusieurs menaces de mort et de viol, selon une information de franceinfo, de source judiciaire, confirmant une information de LCI. 

Rappelons que le ministre de l'Intérieur a indiqué la nuit dernière avoir saisi la justice après la diffusion d'un clip de rap polémique sur la France, dont l'auteur, Nick Conrad, a été récemment condamné pour un précédent morceau qui appelait à "pendre les Blancs".

"Je condamne sans réserve et sans ambiguïté les propos inqualifiables et le clip odieux de #NickConrad. Je saisis le procureur de la République", a écrit dans un tweet Christophe Castaner, actuellement en déplacement en Côte d'Ivoire. "À ma demande, la plateforme Pharos [chargée de la lutte contre les contenus illicites sur Internet] oeuvre au retrait de ce qui n'est rien d'autre qu'un appel à la haine de notre pays et à la violence", poursuit-il. 

Dans ce clip intitulé Doux pays et visible notamment sur YouTube, ce rappeur à l'audience confidentielle multiplie les propos violents:

"J’ai baisé la France, baisé la France. Jusqu’à l’agonie, j’ai brûlé la France, brûlé la France », « Cet Hexagone, j’encule sa grand-mère », « J’ai posé une bombe sous son Panthéon », « Que dit l’autre con de Charles Trenet. N’a jamais été doux, le pays », clame, entre autres, le rappeur.

Il s'en prend à ceux qui avaient fustigé son précédent clip Pendez les Blancs, qui avait créé la polémique à l'automne et lui a valu d'être condamné par la justice. 

Sur la séquence vidéo qui l’accompagne, on peut voir Nick Conrad simuler l’étouffement d’une femme avec ses mains.

Nick Conrad - un pseudonyme - a écopé le 19 mars de 5.000 euros d'amende avec sursis pour provocation au crime.

Son nouveau clip s'ouvre d'ailleurs sur plusieurs extraits de journaux télévisés évoquant la première controverse autour de Pendez les Blancs et sur les déclarations outrées de Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur au moment de la polémique. Il se clôt sur un message tentant d'expliquer sa démarche. "Le mot France est ici à considérer comme mentalité française, médias etc. qui se sont arrogés le droit de qualifier Nick Conrad en des termes inexacts plus que d'ouvrir le débat épineux", peut-on lire.

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Vos réactions

Portrait de luciep
21/mai/2019 - 00h26

Ah ça va vite dans ce sens là pour mettre en place une enquête, parce qu'une chochotte a reçu quelques menaces.  Alors que nous sommes des dizaines de millions de français à être menacés par son client et ses semblables !!!

Portrait de Dragon75
20/mai/2019 - 23h52 - depuis l'application mobile
nino_moi a écrit :

Quand on voit et lit cela, il serait temps de tous les f..... hors de France et les remettre aux autorités de leurs pays sous-développés. Si c'est ça l'avenir de la France... :((  

@nino_moi qui les gilets jaunes? A combien se chiffre les dégâts? La Marine qui n’a toujours pas remboursé?

Portrait de twilight zone
20/mai/2019 - 21h30

vive la france.....

Portrait de Verydix
20/mai/2019 - 19h39

L'intelligence a plusieurs visages, la barbarie n'en a qu'un, celui de cet homme. Ce sinistre personnage donne raison à ceux qui pensent qu'il y'a des gens de couleur qui haïssent les autres, voire se croient supérieurs.

Dommage, la diversité mérite mieux comme représentants.