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En pleine crise de son modèle économique, la presse réclame de nouvelles formes d'aides de l'Etat

En pleine crise de son modèle économique, la presse a demandé le soutien de l'Etat pour fortifier la filière à travers une TVA à taux zéro, des crédits d'impôts et des aides à la distribution repensées. "La presse a perdu en cinq ans 71% de ses recettes publicitaires, nos contenus sont pillés par les GAFA", a lancé au cours d'une conférence de presse Jean-Michel Baylet, président de la nouvelle Alliance de la presse d'information générale (APIG), qui ne comprend pas la presse magazine. La presse veut arriver à mieux rentabiliser son audience numérique qui a explosé, mais qui ne compense pas la chute des ventes papier.

"Si nous voulons mener cette transition il faut que l'Etat nous accompagne", a souligné Jean-Michel Baylet, qui dirige aussi le groupe La Dépêche. Le plan de soutien imaginé par la filière a été remis aux ministres de la Culture et de l'Economie la semaine dernière. Le ministre de la Culture a indiqué mardi à des journalistes qu'il allait "prendre le temps de regarder" ce plan mais que d'éventuelles mesures ne passeraient pas par l'une des nombreuses loi relatives aux médias prévues cette année. Parmi les 17 propositions de ce rapport préparé avec le cabinet EY, et dont les journalistes ont pu consulter un résumé: la mise en place d'un fonds pour la transformation des imprimeries de 14 millions d'euros par an et une TVA qui passerait de 2,1% à zéro pour la presse. La presse demande aussi que le portage des journaux soit considéré comme une prestation de service à la personne, ouvrant la voie pour les abonnés à un crédit d'impôt estimé à 110 millions d'euros.

Enfin, les aides à la distribution reversées jusqu'ici à la Poste pourraient être fléchées sur les éditeurs. "La Poste va se désengager, distribuer de moins en moins souvent (les journaux). Nous essayons d'anticiper", a souligné Jean-Michel Baylet. L'ensemble de ces mesures se chiffrerait à 169 millions d'euros par an pendant les 5 prochaines années, dont 40 millions environ au bénéfice direct de la filière. Si la baisse des ventes papier se poursuit au rythme de ces dernières années, la presse quotidienne perdrait chaque année entre 9 et 10% de son volume chez les marchands de journaux, et environ 6% de ses abonnements, prévient l'APIG. Et il faut pour le moment 2 à 3 abonnés numériques pour compenser la perte de valeur d'un abonné papier.

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Vos réactions

Portrait de lomir
10/avril/2019 - 20h32

faut aller en chine

Portrait de Micheldu17.02
10/avril/2019 - 15h59

Et quoi encore smiley Si ça ne se vend pas il doit bien y avoir une ou des raisons smiley....

Déjà que le principe de la redevance audio visuelle, en voie de disparition pour renaître autrement  est anormalement injuste vu le peu d' audience.....smiley

Portrait de Guaranna
10/avril/2019 - 13h26

Et pourquoi donc ? Les autres secteurs d'activité impactés par le numérique (et ils sont nombreux) en demandent des aides à l'état ? Non, ils se démerdent, comme devrait le faire la presse au lieu de toujours compter sur l'argent du contribuable !   

Portrait de bertrand85
10/avril/2019 - 13h13

La presse demande de nouvelles aides à l'Etat. On comprend mieux pourquoi elle soutient massivement Macron et son gouvernement depuis 2 ans.

Portrait de seb2746
10/avril/2019 - 13h07

Encore ?

Déjà qu'on verse des millions/an à la presse PRIVEE (!!!) et même pas a des groupes Français, rempli de fakenews ou d'ordres de l’état, faudrait encore donner...