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EN DIRECT - Grenoble: Nouvelle nuit de violence après la mort samedi de deux ados qui étaient poursuivis par la police dans le quartier Mistral

09h39: Ce que l'on sait ce matin

Deux jeunes de 17 et 19 ans se sont tués à scooter alors qu’ils étaient poursuivis par la police samedi soir à Grenoble, un drame qui a déclenché une nuit d’émeutes dans leur quartier où les forces de l’ordre restaient mobilisées.

Une information judiciaire a été ouverte pour éclaircir les circonstances dans lesquelles les deux victimes - qui circulaient sans casque sur un scooter de grosse cylindrée, volé et dépourvu de plaques - ont trouvé la mort en percutant un autocar, tandis qu’un véhicule de la brigade anticriminalité les suivait.

Le parquet évoque pour l’heure «un accident», alors que l’idée d’une «bavure» prévaut dans le quartier Mistral où vivaient les deux jeunes. «Vous pouvez écrire que la police est responsable de leur mort», a lancé à un journaliste de l’AFP une proche des victimes, les yeux rougis, en sortant du palais de justice de Grenoble dimanche en début de soirée, où le procureur Éric Vaillant a reçu «les pères, les oncles, une sœur des deux jeunes» durant plus d’une heure.

Lors d’une conférence de presse, le magistrat a écarté, en l’état d’une enquête «qui ne fait que débuter», tout choc entre le véhicule de la police qui suivait les deux jeunes et le scooter. «J’ouvre une information pour recherche des causes du décès. Je ne vise aucune infraction commise par les uns ou les autres», a-t-il insisté.

Les premières investigations s’appuient notamment sur les images d’une caméra de vidéosurveillance, qui montre la scène «de façon assez vague», et le témoignage du chauffeur de l’autocar qui transportait une équipe de football de l’agglomération.

Le drame est survenu vers 22H30 autour d’un pont et d’une bretelle d’autoroute. Ayant aperçu le scooter dans son rétroviseur, suivi d’un véhicule de police, le conducteur du bus - dont les tests d’alcoolémie et aux stupéfiants se sont avérés négatifs - affirme avoir serré à droite pour les laisser passer. A ce moment-là, les deux jeunes tentaient, eux, de le doubler par la droite et ils se sont retrouvés coincés contre le parapet, selon le procureur.

Plus tôt dans la soirée, un scooter similaire avait été signalé pour des infractions routières, avant la course-poursuite fatale. Pour les enquêteurs, il s’agit du même scooter, «mais le lien n’est pas encore totalement avéré».

09h00: En dépit de l’appel au calme du maire écologiste de la ville Éric Piolle, de nouveaux incidents - incendies de véhicules et dégradation de mobilier urbain - étaient en cours dimanche depuis 20H00 dans le quartier, ont indiqué les pompiers.

«Des jeunes du quartier ont vu ce qui s’est passé et ont le sentiment d’une bavure policière, c’est de là que vient toute cette tension», estime Hassen Bouzeghoub, directeur du centre socio-culturel du quartier. Selon lui, le plus jeune des décédés était scolarisé au lycée, l’autre travaillait dans un commerce avec son père.

Ils étaient connus des services de police pour des faits de petite délinquance. Un habitant du quartier aurait filmé une partie de la poursuite et un jeune de 16 ans aurait été éborgné par un tir de LBD, informations que n’a pas confirmées le parquet.

Le quartier avait déjà connu une flambée de violences il y a une semaine après l’arrestation d’un homme détenteur de cannabis par une brigade spécialisée. Des renforts de police y ont été maintenus dimanche soir.

07h14: Nouvelle nuit de violence à Grenoble.

Selon le Dauphiné, on dénombrait cette nuit treize voitures et deux engins de chantier incendiés.

Parmi les treize voitures se trouveraient huit véhicules du service de la voirie de la Ville de Grenoble dont des locaux sont situés dans le quartier Mistral.

Le service départemental d’incendie et de secours (Sdis) a activé un centre opérationnel départemental d'incendie et de secours "crise" et un officier du Sdis suit les opérations depuis le centre d’information et de commandement de la direction départemental de la sécurité publique à l’hôtel de police de Grenoble. 

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06h32: Le maire de Grenoble a appelé au calme. Dans un communiqué, Eric Piolle « invite chacun à respecter le deuil des familles et des proches des deux adolescents, décédés hier soir. Monsieur le Procureur de la République s’est immédiatement saisi des faits et l’enquête a commencé pour établir les circonstances de l’accident. J’appelle au calme et à ne pas rajouter des violences urbaines à ce drame. »

05h11: Deux jeunes de 17 et 19 ans se sont tués à scooter alors qu’ils étaient poursuivis par la police dans la soirée de samedi  à Grenoble, un drame qui a déclenché une nuit d’émeutes dans leur quartier où les forces de l’ordre restaient mobilisées.

Une information judiciaire a été ouverte pour éclaircir les circonstances dans lesquelles les deux victimes – qui circulaient sans casque sur un engin de grosse cylindrée, dépourvu de plaques – ont trouvé la mort en percutant un autocar, tandis qu’un véhicule de la brigade anticriminalité les suivait.

« Des jeunes du quartier ont vu ce qui s’est passé et ont le sentiment d’une bavure policière, c’est de là que vient toute cette tension », estime Hassen Bouzeghoub, directeur du centre socioculturel du quartier. Ils étaient connus des services de police pour des faits de petite délinquance.

Dans la nuit, le drame a déclenché de violents incidents dans le quartier Mistral où une caserne de CRS a été prise pour cible. Des policiers et gendarmes, arrivés en renfort, ont répliqué à des jets de cocktails Molotov par des tirs de grenades lacrymogènes et de balles de défense.

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Vos réactions

Portrait de nicballon
4/mars/2019 - 12h16

Encore une fois ... les méchants policiers (qui font leurs boulot) contre les gentils voleurs (qui vole, refuse le contrôle etc...)... la routine en France.

Portrait de Rogers 33
4/mars/2019 - 10h12

Pour moi, il n'y a qu'une victime : le propriétaire du scooter auxquels les deux délinquants l'ont volé !

Portrait de Jilou1994
4/mars/2019 - 10h12

Voitures brûlées pour un sentiment d'injustice ? C'est ça leurs arguments ? Pourquoi s’enfuir s'ils sont sereins ? Ils n'ont vraisemblablement pas respecté la loi et ainsi se sont mis en grand danger puisqu'ils n'avaient pas de casque, pas de plaque d'immatriculation (un oubli peut-être ?). On ne peut pas en vouloir aux policiers de poursuivre les personnes qui prennent la fuite, non ? La loi doit être respectée en dehors de toute circonstance exceptionnelle. Si sur la route on décide que chacun roule à gauche ou à droite en fonction de son sentiment c'est l'anarchie. Donc à écouter et suivre la logique des révoltés qui brûlent les voitures, suivant mon sentiment d'injustice je pourrais même tirer dans le tas ? C'est ça la nouvelle norme des quartiers sensibles? 

Portrait de Darknote
4/mars/2019 - 08h42

Cela rappelle le même cas que dans le Val d'Oise, à Villiers-Le-Bel, les émeutes en 2007.Donc rien n'a changé, cela est bien triste.