27/02/2019 06:42

Les premières images d'Alexandre Benalla, à sa sortie de prison après une semaine d'incarcération: "Je suis heureux et soulagé" et merci à mon avocate de s'être battue jusqu'au bout" - VIDEO

Après une semaine en prison pour ne pas avoir respecté le contrôle judiciaire qui leur interdisait d'entrer en contact, Alexandre Benalla et Vincent Crase ont obtenu mardi leur libération dans l'enquête sur les violences du 1er mai 2018.

M. Benalla a quitté dans la soirée la prison parisienne de la Santé en se disant "heureux et soulagé" et a remercié son avocate, Jacqueline Laffont, "de s'être battue jusqu'au bout", avant de s'engouffrer dans un taxi, a constaté un journaliste de l'AFP.

La cour d'appel de Paris a en effet infirmé mardi la décision prise le 19 février par un juge des libertés et de la détention (JLD) de placer en détention provisoire l'ex-collaborateur du président Emmanuel Macron et l'ancien salarié de la République en marche.

C'est une victoire pour les avocats des deux hommes qui contestaient le bien-fondé de cette incarcération, ordonnée sur la base d'enregistrements clandestins publiés par Mediapart le 31 janvier et dont l'origine reste inconnue.

"Nous avons toujours considéré que cette incarcération était inopportune et non-juridiquement fondée, je me réjouis donc de cette décision", s'est félicité Me Christian Saint-Palais, avocat de M. Crase, auprès de l'AFP.

"Il n'a rien à faire en prison et chacun sait que, dans une autre affaire et pour des faits identiques, le (contrôle judiciaire) n'aurait jamais été révoqué", avait pour sa part déclaré Me Laffont à la sortie de l'audience à la mi-journée.

La chambre de l'instruction de la cour d'appel s'est prononcée après avoir examiné à huis clos, à tour de rôle et pendant plus d'une heure pour chacun, le cas des deux hommes.

Ils ont été mis en examen le 22 juillet dans l'enquête sur les violences commises en marge du défilé du 1er mai à Paris. Ils devaient depuis suivre diverses obligations dans le cadre du contrôle judiciaire qui leur avait été imposé, à commencer par celle leur interdisant tout contact.

Les enregistrements publiés par Mediapart contiennent une conversation entre MM. Benalla et Crase datant du 26 juillet, quatre jours seulement après leur mise en examen. Ils ont été convoqués le 19 février pour s'expliquer au tribunal de Paris par les magistrats instructeurs, qui avaient demandé au JLD leur incarcération.

"On nous donne des extraits sonores dont on ne sait rien quant à l'origine, l'intégrité, l'authenticité", a déclaré Me Saint-Palais à la sortie de l'audience.

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Vos réactions

Portrait de Capri
28/février/2019 - 07h37
seb2746 a écrit :

Cette parodie de gouvernement exemplaire...

D'un coté un boxeur impulsif qui reste 1 mois 1/2, de l'autre 2 traites à la nations, violents, menteurs devant le peuple et le gouvernement, mise en danger de la république... 1 semaine...

Vive les juges aux ordres...

Ch. Dettinger a fait une connerie qu’il a reconnue. Il est condamné en comparution immédiate. Sa peine est de 12 mois (c’est « 12 mois ferme », saluée par tous comme « équitable » mais on sait très bien qu’il peut y avoir un aménagement de peine > sortie au bout de 3 mois par exemple) pendant lesquels il travaille et voit sa famille le jour et dors en prison la nuit. Après cela, il tournera la page et tout le monde avec lui aussi. Il passera à autre chose. On passera à autre chose. Pour Benalla / Crase, ça va durer, durer... vus les chefs d’accusation qui se sont alourdis. Psychologiquement, je trouve que c’est mieux, quand on est pris « la main dans le sac » de faire sa peine rapidement et de passer à autre chose très vite après, pour se (re)construire ensuite. Aussi, par rapport au regard d’autrui : « j’ai fait une connerie, j’ai ’payé’ pour cela, je passe à autre chose, ne m’emmerdez pas » : moi je trouve que c’est mieux, plutôt que de « traîner » une affaire des mois et des mois... même si Benalla / Crase essayent de sauver la face, je ne serais pas surpris qu'ils rasent les murs au restaurant, dans les lieux publics etc...

Portrait de Capri
28/février/2019 - 07h15
Seaskua... a écrit :

Absolument pas. Ils ont contrevenu au contrat moral passé avec le juge (Irrespect du contrôle judiciaire) et ils se sont fait taper sur les doigts (Incarcération courte). La libération est tout aussi logique que l'incarcération. Cela ne méritait pas plus, surtout pour des présumés innocents et primo-délinquants. Il n'y a aucune erreur. La seule erreur est votre appréciation du droit.

Oui. En parlant d’ « erreur », on pourra citer que les 2 personnes (Benalla et Crase) ont passé une heure tous les deux dans une cellule avant que les policiers ne reçoivent les « consignes » de les séparer (!) alors qu’ils venaient justement pour être incarcérés du fait du bris du contrôle judiciaire... ça paraît incroyable mais c’est ainsi. Benalla et Crase ont donc pu échanger toutes les informations voulues... à moins que la « cellule de transit » n’ait été sonorisée... et à moins que la justice et la police ne se fassent aucune illusion sur la notion de « contrôle judiciaire » (quand on voit à quel point le secret de l’instruction est bafoué par des representants de ces mêmes institutions dans notre pays...).

Portrait de satine1
27/février/2019 - 18h57

Il n'en a pas fini avec la justice, il y a plusieurs chefs d'accusations à venir contre lui.....et un procès