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Nouvelle enquête contre Luc Besson après un signalement venu des USA - De son côté, Sand Van Roy porte une nouvelle fois plainte contre le réalisateur après le classement sans suite hier

07h22 : Le parquet a confirmé lundi soir qu'une autre enquête avait été confiée le 21 février à la Direction de la police judiciaire (DPJ) sur des faits d'agression sexuelle à la suite d'un autre signalement contre Luc Besson «reçu la semaine dernière». Les termes du signalement, qui porte sur des faits présumés survenus en 2002 - donc prescrits -, font l'objet de vérifications, a indiqué le parquet.

Un signalement révélé vendredi dernier par Mediapart, qui a publié la lettre d'une victime présumée, une actrice, au procureur de la République de Paris. Lors d'un rendez-vous avec le réalisateur à Paris pour évoquer un projet cinématographique.

La victime présumée affirme que le cinéaste s'est «brusquement jeté sur elle» et qu'elle est parvenue à s'échapper.

Voici comment la comédienne décrit la scène dans le courrier transmis à la justice, consulté puis reproduit par Mediapart:

"Il a essayé de me plaquer contre le mur et de m'embrasser de force. J'ai résisté et ai réagi très rapidement : je me trouvais heureusement près de la porte du studio. Je me souviens d'avoir tourné la tête, et de m'être laissée tomber à terre, ce qui m'a permis de m'échapper à genoux, puis, une fois la porte passée, je suis sortie en courant afin de lui échapper".

Les faits ayant été prescrits, l'intéressée n'a pas porté plainte. Elle a néanmoins souhaité transmettre son signalement au parquet, lequel procède actuellement à des vérifications.

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Lundi 25 février

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19h21: Françis Szpiner, l'avocat de la comédienne et mannequin belgo-néerlandaise Sand Van Roy annonce sur son compte Twitter que la jeune femme va déposer une nouvelle plainte contre le réalisateur avec constitution de partie civile pour obliger le parquet à ouvrir une nouvelle enquête sur les faits qui sont reprochés à Luc Besson.

15h43: Le parquet de Paris a classé sans suite, après neuf mois d'enquête, la plainte d'une femme qui accusait le réalisateur Luc Besson de l'avoir violée à plusieurs reprises, ont annoncé lundi à l'AFP le parquet et l'avocat du cinéaste français.

"Monsieur Luc Besson a pris acte avec satisfaction de la décision du Procureur de la République de classer sans suite les accusations portées par Mme Sand Van Roy, qu'il a toujours formellement démenties", écrit son avocat Thierry Marembert dans un communiqué. "Cette décision intervient après une enquête très complète (...) à laquelle il a pleinement coopéré", poursuit-il. Le parquet a précisé que les investigations n'ont "pas permis de caractériser l'infraction dénoncée".

Entendu en audition libre le 2 octobre par les policiers, Luc Besson avait ensuite été confronté en décembre à son accusatrice, la comédienne et mannequin belgo-néerlandaise Sand Van Roy.

Le 18 mai, cette comédienne de 30 ans avait porté plainte contre l'influent producteur français au lendemain d'un rendez-vous avec lui dans un palace parisien.

 L'actrice avait raconté aux enquêteurs entretenir une relation intime avec le cinéaste de 59 ans depuis environ deux ans et s'y être sentie obligée compte tenu de leurs rapports professionnels, selon une source proche de l'enquête et le témoignage de la plaignante dans les médias. En juillet, la jeune femme avait déposé une deuxième plainte pour viols portant sur des faits commis antérieurement sur une période d'environ deux ans, selon une source proche du dossier. Au total, elle dénonçait quatre viols, selon son avocate.

Huit autres femmes avaient par la suite accusé le réalisateur du "Grand Bleu" de gestes déplacés, voire d'agressions sexuelles, lors de témoignages recueillis par Mediapart. Le site d'information a publié vendredi le témoignage d'une neuvième femme. Cette dernière, une actrice d'une quarantaine d'années vivant aux Etats-Unis, a écrit le 13 février au procureur pour appuyer la plaignante en racontant une tentative d'agression sexuelle en mars 2002, des faits prescrits.

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Vos réactions

Portrait de TurnLeft
26/février/2019 - 01h27

C'est quoi cet acharnement. Les filles veulent réussir et quand ça ne marche pas, elle porte plainte pour viol ou harcèlement. C'est la nouvelle mode hollywoodienne, la dernière marotte états uniennes qu'on s'est empressé de suivre. C'est consternant. La promotion canapé on fait comme si on la découvrait aujourd'hui, pourtant ça a toujours existé, c'est de notoriété publique, seulement avant les filles qui après avoir couché n'y arrivaient pas, elle avait au moint la décence de faire profil bas. Je suis dure? Non réaliste.

Portrait de seb2746
25/février/2019 - 19h13
nina83 a écrit :

Tant mieux, parce que la femme qui se fait violer, ne va pas revenir sans arrêt voir son violeur, cette meuf est folle....

C'est surtout que c'est APRES qu'il n'a pas retenu sa candidature à un film... rien que là c'était pas prévisible.

Ensuite ils n'étaient pas seul lors de ce casting, ni après mais à déclaré qu'ils étaient tous dans le coup (donc une partie d'un hôtel réputé + sécurité + personnel de la société), bref c'était de + en + gros.

Reste qu'a aucun moment il n'a nié la relation de longue durée, qu'il n'était plus avec au moment des faits et qu'elle avait lourdement insisté pour avoir + que le casting, qu'il a refusé.

Elle a été conseillé par un avocat qui pensait se faire de l'argent facile, qqes billets pour elle par la presse à scandale et surtout pour se venger et salir sa réputation.

Portrait de nina83
25/février/2019 - 17h18

Tant mieux, parce que la femme qui se fait violer, ne va pas revenir sans arrêt voir son violeur, cette meuf est folle....