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Donner la priorité à l'investigation et à la lutte contre les fausses informations, mettre plus de diversité à l'antenne : C'est ce que les Français attendent de l'audiovisuel public

Donner la priorité à l'investigation et à la lutte contre les fausses informations, mettre plus de diversité à l'antenne : c'est ce que les Français attendent de l'audiovisuel public selon les résultats d'une vaste consultation présentée par Radio France et France Télévisions. Plus de 125.000 personnes (127.109) ont répondu à cette enquête en ligne menée avec Ipsos du 8 octobre au 4 novembre 2018. Une initiative inédite qui proposait aux répondants des questions communes aux deux groupes sur différentes thématiques ainsi que des focus sur la radio et la télévision.

La thématique de l'information a suscité le plus de réponses, suivie par la culture et les séries télévisées pour France Télévisions et par la musique et la culture pour Radio France. Le public de France Télévisions estime que le groupe doit donner la priorité à la lutte contre les fausses nouvelles (47%), à l'investigation (43%, survalorisée par les 16-34 ans) et le décryptage (40%). "On voit l'importance de l'information dans les attentes du public dans un monde où elle est diffusée très largement et à un moment où la confiance dans les médias est assez questionnée, l'audiovisuel public a un rôle à jouer", commente pour l'AFP Florent Dumont, directeur de la stratégie des publics à France Télévisions. Les auditeurs de Radio France ont plébiscité pour leur part le décryptage (55%) et l'investigation (53%). Ils sont 85% à estimer que le "fact-checking" pendant les émissions est prioritaire.

"Tout ce qui est lié à la fiabilité de l'info reste une attente très forte. Il faut en faire probablement plus sur nos plateformes mais aussi essaimer, sur les réseaux sociaux par exemple", estime Serge Schick, directeur de la stratégie des publics chez Radio France. Autre attente forte du public en radio comme en télé : refléter davantage la diversité des Français, en termes de culture, d'opinions, d'origine sociale et géographique, d'âge et de genre. Serge Schick y voit une "résonance avec l'actualité" : "les gens ont pris l'habitude des réseaux sociaux où toutes les opinions s'expriment sans hiérarchie, alors que nous médias hiérarchisons les sujets, ce qui peut donner l'impression qu'on n'écoute pas à 100% la diversité de la société française".

"Non seulement les Français veulent qu'on les représente dans toute leur diversité mais, au-delà, la diversité des formats est aussi attendue, avec l'exploration de nouveaux univers dans la fiction, des sports qu'on ne voit pas ailleurs, des contenus différents de ce qu'on voit sur les chaînes privées ou les plateformes", souligne de son côté Florent Dumont. Sur les deux médias, cela se traduit aussi par un fort attachement des répondants à l'information locale.

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