06/02/2019 15:08

EN DIRECT - Incendie à Paris - Les étages supérieurs de l'immeuble pourraient maintenant s'effondrer - On en sait plus sur le passé psychologique de la suspecte - Vidéo

15h06: Des résidents de l'immeuble incendié ont tenté depuis ce matin d'accéder à leur logement, mais cela leur a été interdit. 

07h19: Selon les informations de BFMTV, la suspecte avait déjà fait l'objet de trois procédures judiciaires, dont une en 2016 pour l'incendie d'un magasin et une deuxième en 2018 pour violences. Dans ces deux cas, les affaires avaient été classées sans suite à cause de son état psychologique. 

Les témoignages de plusieurs de ses voisins, rescapés du drame, laissent également penser que la suspecte présentait des troubles du comportement. "Ce n'est pas la première fois que la police venait chez elle. Je n'habite là que depuis trois mois, elle faisait des histoires tout le temps", a confié au Point l'un de ses voisins. Quelques heures avant l'incendie, la police avait été appelée dans l'immeuble pour un différend de voisinage impliquant la suspecte. Cette dernière était alors confuse, mais calme, selon les forces de l'ordre.

07h03: L'immeuble a été placé sous surveillance car les étages supérieurs pourraient désormais s'effondrer en raison de la violence de l'incendie en particulier entre le 7e et le 8e étage

06h30: Le point ce matin

La femme, âgée d'une quarantaine d'années, a été "arrêtée en état d'alcoolémie alors qu'elle tentait de mettre le feu à une voiture", a indiqué à l'AFP une source policière. En conflit récurrent avec son voisin pompier, elle s'était disputée avec lui dans la soirée et la police s'était déplacée pour un trouble de voisinage, a indiqué une autre source policière. "Elle a dû mettre le feu chez moi pour se venger", a déclaré le pompier dans une interview au Parisien.

"Quand je l'ai croisée, elle m'a souhaité +bon courage+ en me disant que j'étais pompier, et que j’aimais bien les flammes". Une enquête a été ouverte pour "destruction volontaire par incendie ayant entraîné la mort" et confiée à la police judiciaire.

Sur des images tournées par les pompiers, on peut voir d'immenses flammes s'échapper des fenêtres aux vitres explosées, notamment au niveau des deux derniers étages de l'immeuble, dont la cage d'escalier est également en feu.

"La France se réveille dans l'émotion après l'incendie rue Erlanger à Paris cette nuit. Pensées pour les victimes. Merci aux pompiers dont le courage a permis de sauver de nombreuses vies", a tweeté Emmanuel Macron. L'Assemblée nationale a observé une minute de silence et son président Richard Ferrand (LREM) a présenté les "condoléances" de la représentation nationale. En fin d'après-midi, le bilan humain n'était "pas définitif" car "le dispositif de surveillance et de reconnaissance est toujours en cours", a déclaré à l'AFP le capitaine Valérian Fuet, porte-parole des sapeurs-pompiers de Paris.

"J'ai vu un jeune homme, il a sauté. Il n’avait aucune chance, son appart était en feu. J'ai vu une femme aussi, elle criait, elle brûlait vive", a témoigné auprès de l'AFP Adam, rescapé des flammes.

"Moi, j'étais dans un barbecue. (...) Je me dis +c'est bientôt mon heure, je vais pas vivre+", a-t-il ajouté.

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Vos réactions

Portrait de EsQuiSSe
6/février/2019 - 11h50

Voilà en fermant des lits en psychiatrie , ça laisse les malades dans la nature , sachant que la plupart du temps ils ne prennent plus leur traitement et les drames que ça entrainent , que font les Psy allez bougez vous !!

Portrait de nina83
6/février/2019 - 08h27

Quelle horreur ils ont vécu, tout ça à cause d'une "folle", c'est désespérant ce monde qui laisse en liberté des déséquilibrés avec pourtant des antécédents..... smiley