28/11/2018 13:01

Facebook reconnait avoir été alerté dès 2014 par ses ingénieurs d'activités russes suspectes sur sa plateforme

Facebook a reconnu avoir été alerté dès 2014 par ses ingénieurs d'activités russes suspectes sur sa plateforme, soit bien avant que les faits ne soient révélés au public, mais sans qu'ils puissent confirmer l'existence d'une campagne malveillante coordonnée.

Le géant américain des réseaux sociaux est depuis plusieurs mois dans le viseur de la Commission sur le numérique, la culture et les médias (DCMSC) de la chambre des Communes britannique, présidée par Damian Collins, dans le cadre d'une enquête sur le phénomène des "fake news".

Mardi, ce dernier a demandé à un responsable du réseau social d'expliquer le contenu d'emails internes de Facebook saisis au sein de l'entreprise américaine Six4Three, provenant à l'origine d'une plainte aux Etats-Unis et obtenus en vertu d'une procédure parlementaire rarement utilisée.

Selon le député, l'un de ces courriers électroniques affirme qu'un ingénieur de Facebook avait averti l'entreprise en octobre 2014 que des adresses IP russes accédaient à "trois milliards" d'informations par jour.

"Si les adresses IP russes extrayaient d'énormes quantités de données de la plateforme (...) était-ce signalé ou juste caché sous le tapis ?", a demandé Damien Collins à Richard Allan, un vice-président de Facebook.

"Toute information que vous pouvez avoir vue (...) est au mieux partielle, au pire potentiellement trompeuse", a rétorqué ce dernier.

Dans une déclaration transmise à l'AFP, Facebook a toutefois reconnu avoir été alerté par son personnel d'activités potentiellement suspectes en 2014: "Les ingénieurs qui avaient signalé ces préoccupations initiales se sont ensuite penchés sur la question et n'ont trouvé aucune preuve d'une activité russe spécifique".

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