25/11/2018 17:50

Agression de journalistes: Les médias toulousains appellent au boycott de la couverture du mouvement des gilets jaunes

Une partie des médias de la région toulousaine a appelé dimanche à boycotter la couverture des actions des "gilets jaunes", au lendemain de la tentative d'agression de journalistes, qui a donné lieu à deux nouvelles plaintes à l'hôtel de police de Toulouse, a-t-on appris auprès des plaignants. Au total, cinq journalistes de C-News et BFM-TV ont porté plainte pour "violences aggravées", "menaces de mort", "tentative d'agression en réunion", samedi et dimanche, relatant avoir, lors d'une manifestation des gilets jaunes place du Capitole samedi, reçu des coups de pied, des crachats, une bouteille d'eau en plein visage, et avoir été poursuivis dans les rues toulousaines. "Il y avait environ entre 50 et 100 personnes qui ont commencé à s'en prendre à nous, les reporters", stipule l'une des deux nouvelles plaintes déposées dimanche.

"Les manifestants criaient +BFM collabo, les journalistes, on va vous faire la peau", peut-on lire sur le procès-verbal de police dont l'AFP a eu une copie. En outre, un reporter de CNews qui avait porté plainte samedi s'est à nouveau rendu au commissariat dimanche pour une déposition concernant des tentatives d'intimidation sur les réseaux sociaux, où des personnes se réclamant des "gilets jaunes" ont précisé connaître l'adresse du journaliste. En conséquence, plusieurs journalistes de la région ont lancé dimanche un appel au boycott de la couverture des gilets jaunes, "en solidarité avec (les) collègues toulousains agressés". L'appel, relayé par le Club de la presse Occitanie qui "condamne les agressions" et s'inquiète des "actes de violences qui s'amplifient", a été suivi par plusieurs rédactions régionales, à commencer par BFM-TV et C-News, mais aussi M6 et Via Occitanie. Le boycott n'est cependant pas unanimement suivi.

France 3 Occitanie a dit privilégier d'autres solutions : "On a prévu un reportage de réaction des gilets jaunes sur ce qui s'est passé hier (samedi), ainsi qu'un plateau pour exprimer notre solidarité et rappeler que lorsqu'on commence à agresser des journalistes dont le seul tort est de faire leur métier, cela pose quand même des questions sur la vision qu'on a de la démocratie", a expliqué à l'AFP son rédacteur en chef Léo Lamberton. Deux journalistes du quotidien régional Midi Libre ont aussi déposé plainte samedi à Béziers (Hérault) pour dégradation de l'agence locale et des coups portés par des "gilets jaunes" sur l'un d'eux.

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Vos réactions

Portrait de bruno.13
26/novembre/2018 - 01h34

C'est ce que devraient faire tous les médias et sans couverture médiatique, ce mouvement est fini

Portrait de Aryzona
25/novembre/2018 - 21h06

De toute façon les journalistes sont des pourris! Ils sont tout fiers de parler des dégradations commis pendant la manifestation des gilets jaunes sur les Champs Elysée, mais quand il y a eu la même chose après le défilé des footballeurs français en juillet dernier, rien dans le journal télévisé!!! c'est bizarre quand même! Quand à la violence injustifié des CRS, pas un mot non plus! #Médiascorrompus 

Portrait de Domdom77
25/novembre/2018 - 20h17

C'est le monde à l'envers ... 

Portrait de luciep
25/novembre/2018 - 18h49

Les médias explosent leurs audiences grâce aux gilets jaunes. Ils se tireraient donc une belle balle dans le pied (même en pleine figure) smiley

Les GJ ne veulent qu'une chose de la part des médias : que leur action ne soit pas déformée en les faisant TOUS passer pour des casseurs à un neurone ou des vestes brunes. Ce sont de braves gens qui ne s'en sortent plus, qui le disent et qui demandent à pouvoir vivre normalement, c'est tout. Ils doivent être respectés.