01/07/2018 16:01

Egypte: les internautes dans le collimateur des autorités - 500 sites d'informations ou d'ONG sont actuellement bloqués

La liberté d'expression se réduit comme peau de chagrin en Egypte où le Parlement peaufine une loi visant les utilisateurs de réseaux sociaux ayant plus de 5.000 abonnés, au nom de la lutte contre les "fausses nouvelles". Dans un pays où les manifestations publiques sont interdites sans autorisation préalable de la police, les réseaux sociaux tels que Facebook ou Twitter font office d'espaces de libertés.

En Egypte, plus de 500 sites d'informations ou d'ONG sont actuellement bloqués, selon l'Association pour la liberté de pensée et d'expression (AFTE).

Or, un projet de loi approuvé le 10 juin en première lecture vise les médias mais aussi les adeptes des blogs ou des réseaux sociaux. Le texte attend encore son approbation finale, avant promulgation par le président Abdel Fattah al-Sissi. Selon ce projet de loi, le Conseil supérieur de régulation des médias sera doté de prérogatives inédites. Cet organisme, connu pour ses diatribes contre les médias étrangers et les programmes télévisés jugés trop connotés sexuellement, est appelé à contrôler tout "site personnel, blog personnel ou compte électronique personnel avec un nombre d'abonnés de 5.000 ou plus".

Le Conseil aura le droit de suspendre ou de bloquer ces comptes en cas de "publication ou diffusion de fausses informations ou incitation à la violation de la loi, à la violence ou à la haine". 

Les propriétaires et les utilisateurs de ces sites peuvent être sanctionnés de peines d'emprisonnement et d'amende.

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