18/05/2018 16:00

Deux femmes sont mortes dans la salle d'attente des urgences au CHU de Tours, faute d'avoir été prises en charge suffisamment tôt

Deux femmes de 88 et 93 ans sont mortes dans la salle d'attente des urgences en quinze jours d'intervalle au CHU de Tours, faute d'avoir été prises en charge suffisamment tôt, a-t-on appris vendredi de sources hospitalières. L'une de ces deux femmes arrivait d'un Ehpad de Tours, la nuit du 11 avril. L'autre venait d?un service de Soins de Suite de Luynes (Indre-et-Loire), le 3 mai.

Selon Oscar, infirmier aux urgences de nuit, "ces personnes ont été vues par les infirmiers d'accueil. Elles n?ont pas pu être placées en box pour être examinées médicalement et se voir prodiguer les soins nécessaires suffisamment tôt". "Elles sont décédées dans une salle d'attente, post-triage, sur des brancards au milieu d'autres personnes qui attendaient d'être prises en charge", a dénoncé l'infirmier interrogé par l'AFP, fustigeant "un goulot d?étranglement à l'entrée des urgences qui crée un temps d'attente inacceptable".

Anita Garnier, infirmière aux urgences, du syndicat Sud-santé, a souligné que cette salle a été créée pour "éviter que les gens attendent dans le courant d'air. Et que les ambulanciers soient bloqués à l'entrée des urgences".

"Elle est faite pour accueillir cinq brancards et, régulièrement, on y entasse plus de quinze brancards. Les gens attendent sans sonnette, sans possibilité d'appeler des soignants. Nous n'avons plus de possibilité de placer les patients car la direction ferme des lits dans les services. Le personnel n'en peut plus", a ajouté Mme Garnier.

Le professeur Gilles Calais, président de la Commission médicale d'établissement et membre de la direction du CHU de Tours, a déploré que "ces patientes en détresse médicale importante, grave, soient décédées dans des délais entre 4 et 8 heures après leur admission".

"Des patients en fin de vie doivent-ils mourir aux urgences? Non. Il faut réguler les flux en amont. Nous avons 200 décès aux urgences chaque année. La majorité surviennent dans ces conditions-là. Ce n'est pas une problématique spécifique au CHU de Tours", relève-t-il. Trois organisations syndicales ont déposé un préavis de grève pour le jeudi 24 mai, afin de dénoncer "les conditions d'accueil des patients qui se dégradent".

Alors que l'insuffisance des moyens dans les hôpitaux et les Ehpad est dénoncée par le personnel médical, le Comité national d'éthique a déploré dans un avis rendu public mercredi la "ghettoïsation" et l'abandon de nombreuses personnes très âgées au sein de la société.

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Vos réactions

Portrait de legaulois2009
19/mai/2018 - 18h46

macron va bien nous trouver une nouvel taxe pour resoudre tout ses problemes

Portrait de fantomial59
18/mai/2018 - 19h03

On dit merci qui le gouvernement je suis aide soignant je peut vous dire on a de moins en moins de moyen des departs en retraites qui sont pas remplacer des fermetures de services sa devient inadmissible on tourne maintenant toujours en service restraint donc le jour d'un arret je vous raconte pas mais mr macron la derniere fois a une aide soignante lui a dit quelle raconter des betises forcement lui si il va a l'hopital il va pas attendre et il va y avoir une armée de soignant a c'et pied ,le probleme le soignant peut faire greve mais il y en a qui sont réquisitionner  a chaque greve donc l hopital tourne toujours   c'et aussi au francais de se rebeller c'et aussi leur sante quand il y a des manifs eux aussi devrais descendre et dire stop  

Portrait de -lisa
18/mai/2018 - 16h11

Ça à toujours existé malheureusement. .On est seulement plus informés