17/01/2018 15:44

EN DIRECT - Aéroport Notre-Dame-des-Landes: Edouard Philippe annonce que le projet est abandonné - "Nous mettrons fin à la zone de non-droit"

15h41: Sur Twitter, Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes et ex-Premier ministre, explique "prendre acte de la décision du gouvernement". "Je la regrette, c’est un déni de démocratie et une faille dans le développement du grand Ouest, je prends date", indique l'homme politique.

15h14: Dans un communiqué, les zadistes s'engagent à rouvrir les accès au site et annoncent qu'ils "refusent toute expulsion".

Voici le communiqué:

Ce midi, le gouvernement vient enfin d’annoncer l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Nous notons que la DUP ne sera officiellement pas prorogée. Le projet sera donc définitivement nul et non avenu le 8 février.

Il s’agit bien d’une victoire historique face à un projet d’aménagement destructeur. Celle-ci aura été possible grâce à un long mouvement aussi déterminé que divers. Nous voulons d’abord saluer chaleureusement aujourd’hui toutes celles et ceux qui se sont mobilisées contre ce projet d’aéroport au cours des 50 dernières années.

En ce qui concerne l’avenir de la zad, l’ensemble du mouvement réaffirme dès aujourd’hui :

-La nécessité pour les paysan-ne-s et habitant-e-s expropriés de pouvoir recouvrer pleinement leurs droits au plus vite.

-Le refus de toute expulsion de celles et ceux qui sont venus habiter ces dernières années dans le bocage pour le défendre et qui souhaitent continuer à y vivre ainsi qu’à en prendre en soin.

-Une volonté de prise en charge à long terme des terres de la zad par le mouvement dans toute sa diversité - paysans, naturalistes, riverains, associations, anciens et nouveaux habitants.

Pour le mettre en œuvre, nous aurons besoin d’une période de gel de la redistribution institutionnelle des terres. Dans le futur, ce territoire doit pouvoir rester un espace d’expérimentation sociale, environnementale et agricole.

En ce qui concerne la question de la réouverture de la route D281, fermée par les pouvoirs publics en 2013, le mouvement s’engage à y répondre lui-même. La présence ou l’intervention policières ne feraient donc qu’envenimer la situation.

Nous souhaitons par ailleurs, en cette journée mémorable, adresser un fort message de solidarité vis-à-vis d’autres luttes contre des grands projets destructeurs et pour la défense de territoires menacés. Nous appelons à converger largement le 10 février dans le bocage pour fêter l’abandon de l’aéroport et pour poursuivre la construction de l’avenir de la zad.

15h13: Le Premier ministre Edouard Philippe, à l'Assemblée Nationale, a qualifié le projet d'aéroport de "dépassé" et d'"ancien". "Il n'y a pas de bonnes décisions en la matière. (...) Je ne doute pas que ce sera une opération où la force publique sera requise", a-t-il avoué, affirmant que la décision "est irrévocable".
15h00:
L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin s'est aussi exprimé sur Twitter, estimant que "l'ouest est blessé" et "l'Etat aussi".

14h55:
Sur BFMTV, Christophe Castaner, le délégué général de La République en marche, estime que l'évacuation de la zone "doit se faire vite". "Ce qui compte, c'est de rétablir le droit, la libre circulation des routes départementales qui traversent cette zone et le libre accès du site", a plaidé l'homme qui juge la décision du gouvernement "claire". "Il y aura évidemment des discussions avec Vinci, nous trouverons une solution avec Vinci dans le respect du droit", a-t-il promis. Cette décision est "moins coûteuse que de continuer à fuir les décisions et à les repousser à plus tard".
14h47:
Sur Twitter, Philippe De Villiers déclare que "le bon sens l'a emporté et l'intérêt général a fini par prévaloir". "La Vendée est dans le camp des vainqueurs", a-t-il ajouté en tenant à remercier "les entrepreneurs vendéens". "Monsieur le Premier ministre, vous êtes un homme courageux. Et bravo Emmanuel Macron", a terminé Philippe De Villiers.

14h40: Le député Loïc Prud'homme se "félicite de l'abandon du projet". Sur Twitter, il "appelle maintenant le gouvernement à faire preuve de calme et de mesure pour gérer la suite".

14h35:
José Bové, député européen, a déclaré que cette décision "signe la victoire du bon sens contre un choix du passé", sur Twitter. L'homme "salue la décision courageuse du Président Macron pour la planète et les territoires ruraux".

14h20: La maire de Nantes Johanna Roland s'est exprimée lors d'une conférence de presse. Pour elle, cette décision, qui est "un mauvais coup pour le grand ouest", "une trahison", "va interroger d'autres projets pour la France aujourd'hui et demain".
"Paris n'est pas toute la France. Le gouvernement laisse sans réponse plusieurs questions majeures pour la métropole", a-t-elle déclaré, en posant les questions : "Comment le pôle industriel d'Airbus va pouvoir se développer? Comment restaurer la confiance dans l'Etat qui renie sa parole et un vote démocratique ?". Elle souligne aussi que "la question de la sécurité et des nuisances sonores reste entière".
Comme il y a "plus de questions ouvertes que de réponses", l'élue a demandé au Président de la République de la recevoir. Elle a déclaré avoir une question pour Emmanuel Macron : "Est ce que Nantes et l'ouest peuvent encore compter sur l'Etat pour leur avenir ?".
14h00:
Interrogé par BFMTV, Bruno Retailleau estime que "c'est macronien, comme décision". "On va faire une évacuation pour rien, je défie le Premier ministre de réaliser l’exécution de la décision. Il n'y aura pas de travaux significatifs pour faire face à l'augmentation significative du trafic", a-t-il jugé. Pour lui, "c'est l'ouest qui est sacrifié et toujours Paris qui s'en tire".
13h40:
Edouard Philippe annonce que le projet est abandonné: "Les conditions ne sont pas réunies pour mener à bien le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes"

13h34: Edouard Philippe s'exprime face à la presse

"Durant 50 ans à coup de décisions, de reculade, de non-décisions, l’État s'est placé face à un dilemme. Quand nous sommes arrivés, la situation était bloquée"

"Nous avons décidé de trancher la question. Si la décision avait été facile, elle aurait été prise depuis longtemps. (...) J'ai voulu le temps de bien appréhender la situation. D'évaluer son importance stratégique"

"Nous avons demandé à trois personnalités expertes de dresser le bilan de la situation. Ils nous ont donné leur rapport (...) Le gouvernement a pris sa décision. Les conditions ne sont pas réunies pour mener à bien le projet (...) Les terres retrouveront leur vocation agricole Elles ne seront pas mises de côté pour un projet d'aéroport ultérieurement".

"Ce à quoi le gouvernement s’engage c'est que Nantes, Rennes, Brest bénéficie de liaisons rapides avec les autres aéroports (...) L’aérogare de Nantes sera modernisé dans un premier temps, en parallèle, la procédure pour l'allongement de la piste sera engagée. Elle permettra de réduire les nuisances sonores (...) Nous allons rénover l'aérogare de Rennes".

"Le gouvernement s'engage à rétablir l'état de droite sur la zone. Nous allons mettre fin à la zone de non-droit qui prospère depuis dix ans (...) Les squats qui débordent sur la route devront être évacués à défaut les forces de l'ordre participeront à l'évacuation nécessaire (...) Les agriculteurs expropriés vont pouvoir réintégrer les terres. Mais les occupant illégaux ont jusqu'au printemps pour évacuer la zone"

13h20: Sur Twitter, le député de la première circonscription du Nord, Adrien Quatennens, a salué "une sage décision". "Il s’agit maintenant pour le gouvernement de faire la démonstration de cette sagesse concernant les suites sur place afin que l’issue soit positive en tout point", a-t-il ajouté. 

13h15:
L'ancienne ministre et députée Cécile Duflot s'est aussi exprimée sur Twitter. "La raison a prévalu. Merci à celles et ceux qui ont œuvré par différents moyens et à différentes places pour que cela advienne. Une pensée émue pour Michel Tarin. Longue vie aux chênes !", a-t-elle publié.

13h13:
Sur BFMTV, Philippe Grosvalet, le Président du conseil départemental de Loire Atlantique affirme que "c'est une très mauvaise décision". "C'est une remise en cause de l'esprit de la décentralisation. (...) Il n'y a que des perdants", a-t-il jugé, avant d'ajouter : "Le Président tourne le dos à l'ouest de la France et à 8 millions d'habitants". Pour lui, le gouvernement "a cédé au désordre".
13h08:
Pour Bruno Retailleau, "l'abandon de Notre-Dame-des-Landes [est une] grande victoire des zadistes" (Twitter)

13h05: La présidente de la région des Pays de la Loire s'est exprimée sur Twitter. "C'est une décision insupportable & inacceptable !

C’est la victoire des zadistes sur l'État de droit, un coup de poignard pour le développement économique et l'attractivité du Gand ouest !", a-t-elle publié.

12h56: Le projet de transfert d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes est abandonné, a annoncé le président du syndicat mixte aéroportuaire.

12h52: Selon RTL et Sud Ouest, le projet a été abandonné par le gouvernement

12h30: Dans les prochaines minutes, Edouard Philippe dévoilera la décision du gouvernement concernant l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes

11h30: Selon France Info, sept escadrons de gendarmes mobiles sont prépositionnés dans le secteur de Notre-Dame-des-Landes. Ils effectueront des contrôles à l'entrée de la zone pour y éviter l'importation d'armes et de matériel. De plus, six compagnies de CRS sont positionnées à Rennes et à Nantes, après des appels à manifester lancés en cas d'annonce de l'évacuation de la ZAD. Une septième compagnie est positionnée en Seine-Maritime et est prête à se rendre sur place.
10h52:
«Le Premier ministre, M. Edouard Philippe, s’exprimera pour présenter la décision prise par le gouvernement sur l’avenir du projet aéroportuaire du Grand Ouest», en présence des ministres Gérard Collomb (Intérieur), Nicolas Hulot (Transition écologique et solidaire), Elisabeth Borne (Transports), Nicole Belloubet (Justice) et Benjamin Griveaux (porte-parole), a précisé la présidence de la République dans un communiqué.

09h47: La décision sur Notre-Dame-des-Landes sera annoncée par Edouard Philippe aujourd'hui après le Conseil des ministres, selon RMC. "Le Premier ministre devrait annoncer la décision du gouvernement entouré de Gérard Collomb, Nicolas Hulot, Elisabeth Borne et Nicole Belloubet", précisent nos confrères.

09h00: «Si jamais on abandonne le projet de Notre-Dame-des-Landes, c’est que les zadistes auront gagné», a estimé mercredi le président des Républicains, Laurent Wauquiez, qui s’est interrogé sur «la parole» donnée du président de la République, lors d’un entretien sur BFMTV et RMC.

Interrogé sur le préalable d’une évacuation de la Zad, quelle que soit la solution retenue, le leader de la droite a admis que cela était «évidemment nécessaire». «Une évacuation de tout le monde, pas uniquement des plus extrémistes», a-t-il précisé, dans le «respect total de l’autorité de l’État».

«Mais cette évacuation, il faut être clair, ça cache une capitulation», a ajouté M. Wauquiez, «parce que si jamais on abandonne le projet de Notre-Dame-des-Landes, la réalité, c’est que les zadistes auront gagné», en rappelant que la consultation organisée en juin 2016 avait dégagé une majorité favorable au projet de construction de l’aéroport.

07h38: Sept escadrons de gendarmerie mobile font route vers Nantes et arriveront dans la matinée, selon une source proche du dossier, avec pour objectif de quadriller la zone et procéder à des contrôles afin d'éviter l'arrivée de renforts dans la Zad. Plusieurs compagnies de CRS seront elles à Nantes et Rennes afin d'assurer le maintien de l'ordre en cas de manifestations, selon la même source.

07h01: Selon l'ordre du jour du Conseil des ministres, dévoilé mardi soir par l'Elysée, des "échanges sur Notre-Dame-des-Landes" sont programmés pendant cette réunion hebdomadaire mercredi matin.

06h42: L'ultime consultation s'achève, la décision est proche: l'exécutif dévoilera sous peu son choix d'abandonner ou pas le très controversé projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, où se dirigent des renforts pour procéder à l'évacuation de la Zad. S'exprimant à huis clos devant les députés LREM en réunion de groupe, Édouard Philippe a reconnu la difficulté de prendre une décision qui fera forcément des mécontents : "quelle que soit la réponse, elle sera mauvaise" pour certains, a-t-il reconnu.

Après avoir rencontré plus de 100 élus, et ce mardi l'élue du Finistère Nathalie Sarrabezolles, le Premier ministre a admis qu'il n'était "pas forcément plus facile de se prononcer". C'est lui qui fera les annonces "bientôt", a-t-il confirmé hier soir.

Le gouvernement a promis une décision "entre le 15 et le 30 janvier" et refuse d'être plus précis au sujet du choix le plus délicat de son début d'année. Mais l'annonce devrait intervenir dès cette semaine, vraisemblablement dans la journée, affirment plusieurs sources, selon lesquelles l'abandon du projet d'aéroport tient la corde.

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Vos réactions

Portrait de wicket
17/janvier/2018 - 11h41

Enfin ! on va retrouver un peu de démocratie là-bas et non subir le dictat de l'extrême gauche... Espérons qu'ils seront raisonnables et que tout se passera bien... mais ça ????

Portrait de ale35
17/janvier/2018 - 09h21
alekine1 a écrit :

Parce que tu envoie 7 peloton pour dire que tu arrêtes? Non je pense qu'il confirme notre dame des landes.

On ne peut pas agrandir l'aéroport parce que Nantes étouffe, ils veulent justement utiliser l'aéroport actuel pour faire agrandir la ville.

C'est vrai d'ailleurs dans 1 article de Ouest France de ce matin celui de Rennes commence à être trop petit donc NDDL est la solution ragrandir ou réaménager 2 aéroport plutôt que d'en faire 1 plus aux normes d'aujourd'hui et surtout sans survol à basse altitude de métropole

Portrait de ale35
17/janvier/2018 - 09h17

Bonjour l'effet de surprise , mais pour "nettoyer cette zad honteuse il y a des solution sans débauche humaine

Portrait de J.Purdey
17/janvier/2018 - 09h00
alekine1 a écrit :

Parce que tu envoie 7 peloton pour dire que tu arrêtes? Non je pense qu'il confirme notre dame des landes.

On ne peut pas agrandir l'aéroport parce que Nantes étouffe, ils veulent justement utiliser l'aéroport actuel pour faire agrandir la ville.

Pourquoi agrandir Nantes ?  Il y a d'autres villes en France où il pleut. smiley

Portrait de Députéhonnête-mdr
17/janvier/2018 - 07h58

par contre cela serait bien d'envoyer sept escadrons de gendarmerie dans les cités de racailles ...

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