12/11/2017 07:15

Comme prévu, l'Insoumise Raquel Garrido annonce ce matin dans le JDD qu'elle "tourne la page de la politique placée devant un dilemme par le CSA"

L'Insoumise Raquel Garrido annonce qu'elle "tourne la page" de la politique, cette ex-porte-parole du mouvement expliquant dans une interview au Journal du Dimanche (JDD) avoir été "placée devant un dilemme par le CSA" en raison de son activité de chroniqueuse sur C8.

"Le CSA a comptabilisé mes passages à l'antenne en temps de parole France insoumise", a expliqué au journal l'avocate, chroniqueuse dans l'émission "Les Terriens du dimanche", depuis la rentrée. "Le CSA m'a placée devant un dilemme. Soit renoncer à mon engagement politique, soit être décomptée France Insoumise", a-t-elle ajouté. Interrogée pour savoir si elle avait ainsi décidé d'arrêter la politique, Raquel Garrido a répondu: "Oui. J'ai réfléchi et j'ai fait mon choix".

"À la télé, il y a si peu d'Insoumis, tandis qu'à La France Insoumise, des +Raquel+, il y en a plein ! Je tourne donc la page sans états d'âme", a ajouté cette quadragénaire, précisant qu'elle ne serait pas présente lors de la convention LFI à la fin du mois et ne serait pas candidate aux européennes en 2019.

Très présente dans les médias pendant la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, Mme Garrido a fait l'objet ces derniers mois de plusieurs polémiques. Outre sa décision de devenir chroniqueuse sur la chaîne appartenant au milliardaire Vincent Bolloré, abhorré par LFI, elle avait aussi été épinglée par le Canard enchaîné, sur un possible défaut de paiement de ses cotisations à l'Urssaf et à la caisse de retraite des avocats, ce qu'elle a contesté. Elle avait également été mise en cause pour occuper un logement social avec son compagnon, le député LFI Alexis Corbière, qui a depuis donné congé au bailleur.

En se défendant des accusations du Canard enchaîné dans une petite vidéo sur internet aux côtés du blogueur Jeremstar, chroniqueur comme elle dans l'émission de C8, Raquel Garrido s'était aussi attirée des moqueries sur les réseaux sociaux, dont elle est une cible privilégiée.

Au JDD, Mme Garrido a assuré que les polémiques la concernant n'étaient pas à l'origine de sa décision, n'étant "pas du genre à céder à la pression et aux injonctions, surtout quand elles sont malveillantes".

Elle a aussi affirmé que "jamais" Jean-Luc Mélenchon ne lui avait demandé de faire un tel choix. "Raquel est et reste mon amie. Elle n'a commis aucune faute. Seuls les journalistes ont cherché à tout pourrir par leurs fausses polémiques. Avec tout mon mépris", avait tweeté vendredi le chef de file de LFI, alors que de premières informations de presse évoquaient un possible retrait de la vie politique de Mme Garrido.

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Vos réactions

Portrait de dada790145
12/novembre/2017 - 18h46
U Banditu Corsu a écrit :

Pour votre info, le FN est le parti qui a eu le plus de temps de parole depuis 5 ans, loin devant les autres partis, ce qui me fait donc rire quand j’entends qu'on les laisse jamais s’exprimer. Et par ailleurs le FN n'a jamais été le premier parti de France.

et encore le temps de parole de Jean-Pierre Pernaut n'est pas décompté ...

Portrait de Petitbedo
12/novembre/2017 - 17h53

Donc elle a décidé d'arreter la politique pour pouvoir garder son cachet chez Ardisson ! Elle est belle la France insoumise !!!

Portrait de Denden59
12/novembre/2017 - 12h43 - depuis l'application mobile

Choubaka va enfin la fermer ! Cooool

Portrait de Nono75
12/novembre/2017 - 09h43
U Banditu Corsu a écrit :

L'excuse du temps de parole du CSA ne tient pas un instant car en dehors des périodes électorales on ne décompte pas le temps de parole chacun est libre de venir parler autant qu'il le veut et aussi longtemps qu'il veut (cf Philippot qui était tous les jours de l'année soit à la radio soit à la télé).

Elle arrête parce que Melanchon l'a foutu dehors cette mégère, et par ailleurs elle commence a avoir des casseroles au cul.

Erreur.

Le CSA relève également les temps d'interventions des partis politiques hors campagne électorale afin de garantir l’effectivité du pluralisme politique sur les différentes antennes.