13/06/2017 15:54

Une vingtaine de sociétés de journalistes s'alarment de "signaux extrêmement préoccupants" envoyés par le gouvernement

Un mois après avoir écrit une lettre ouverte à Emmanuel Macron à propos de sa communication, des journalistes ont publié une tribune pour s'alarmer de "signaux extrêmement préoccupants" envoyés par le gouvernement.

Celle-ci fait suite à la tentative de pression de François Bayrou sur Radio France et la plainte du ministère du Travail à la suite de la publication de documents dans Libération.

Une tribune qui a, pour l'heure, signé par une vingtaine de sociétés de journalistes, comme celle de l'AFP, de l'Express, France 2, Libération ou encore RMC, RTL, RFI, Médiapart.

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Voici la tribune signée par une vingtaine de sociétés de journalistes

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Le nouvel exécutif a-t-il un problème avec la liberté de la presse ?

Le 18 mai, nous nous étions inquiétés de la façon dont l’Elysée organisait le voyage au Mali du président de la République, en sélectionnant les journalistes chargés de couvrir ce déplacement. Pas question d’«imposer» des choix aux rédactions, fut-il alors répondu. 

Or la semaine dernière, ce sont cette fois deux ministres qui ont envoyé des signaux extrêmement préoccupants, quant à la manière dont ils conçoivent l’indépendance des médias et la protection des sources, ou plutôt leurs limites.

Mercredi 7 juin, quelques heures avant la diffusion par France Inter de révélations sur des soupçons d’emplois fictifs d’assistants parlementaires européens au Modem, François Bayrou, président de ce parti et surtout garde des Sceaux, a appelé en personne le directeur de la cellule investigation de Radio France pour se plaindre de prétendues «méthodes inquisitrices», ajoutant qu’il étudiait, avec ses avocats, la possibilité d’une qualification de «harcèlement»…

Interrogé à ce sujet par Mediapart, il a eu cette réponse qui laisse pantois : «Ce n’est pas le ministre de la Justice ni le président du Modem qui a appelé, c’est le citoyen.»

Vendredi 9 juin, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a annoncé que son administration avait porté plainte contre X pour «vol, violation du secret professionnel et recel» après la publication, deux jours auparavant dans Libération, de documents listant les pistes étudiées par son ministère pour préparer la future réforme du code du travail. Une procédure qui permet d’attaquer aussi bien les sources de Libération que le quotidien lui-même.

Ces deux événements, particulièrement inquiétants, ne sont pas les seuls motifs de préoccupation.

Le 11 mai, En marche, le mouvement d’Emmanuel Macron, a porté plainte contre la lettre d’information spécialisée la Lettre A pour «recel d’atteinte à un système de traitement automatisé de données», après un article s’appuyant sur des éléments tirés des «MacronLeaks».

Et ce dimanche 11 juin au soir, Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires et candidat d’En marche aux élections législatives dans le Finistère, a relégué au rang d’«efforts méritoires» des journalistes contre sa personne les investigations sur l’attribution d’un marché de location à sa compagne par les Mutuelles de Bretagne, lorsqu’il en était le directeur général.

Face à la liberté d’informer, le nouvel exécutif fait le choix de la tentative de pression, de la répression judiciaire et du procès d’intention.

«Continuez à nous irriter, car elle est là, la liberté», lançait le même Richard Ferrand le 3 mai à la Maison des journalistes à Paris, lors de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Nous continuerons, à n’en pas douter. Parce qu’informer le public est un devoir autant qu’un droit, et parce qu’une presse libre et indépendante est essentielle à la démocratie.

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Vos réactions

Portrait de linda59
14/juin/2017 - 07h32

Ce n'est pas la 1ère fois que vous publiez pls fois la même info ... 

Portrait de legaulois2009
13/juin/2017 - 20h09

il on tout fait pour qu'il soit élu et maintenant il ne veux plus d'eux

 

Portrait de Moilyon
13/juin/2017 - 19h54 - depuis l'application mobile

Les mêmes journalistes qui nous disaient il y a quelques semaines qu'il ne fallait pas voter Marine Le Pen, que s'en serait fini de la liberté de la presse ( si ce n'est de la liberté tout court ! ) voient leur créature leur échapper...
Non content d'avoir fait élire Hollande ils ont récidivé avec Macron...
Sincèrement... fermez vos g..... maintenant et assumez vos actes !

Portrait de brezou
13/juin/2017 - 18h52

Est-il normal que l'on trouve dans les journaux des réflexions de travail sur un projet de loi, il y a bien des personnes dans les ministères qui sont rétribués par les journalistes pour fournir ces informations ! Après ceux-ci s'étonnent que le ministre porte plainte

Portrait de lechene
13/juin/2017 - 18h09

c est bien fait pour eux à tous ces journalistes qui s'imaginent pouvoir tout raconter au détriment des affaires. ils ont fabriqué Macron et cela se retourne contre eux car le nouveau président a tout compris : ne rien dire qui peut se retourner contre lui et ses ministres. ils voulaient de la jeunesse et du changement, ils l'ont avec tout ce que cela comporte

Portrait de MORBIHAN56
13/juin/2017 - 17h37
thevoice a écrit :

Ils l'ont voulu ils l'ont. 

Ils ont créé macron de toute pièces. 

 

Tout a fait, ils ont même tout fait pour l'avoir.

Les français qui ont cru avoir du changement et de la nouveauté vous vite déchanter avec ce petit dictateur qui s'annonce

Portrait de thez
13/juin/2017 - 16h29

A mince, les journalistes s'inquiètent de ne plus pouvoir dire n'importe quoi en toute impunité.

Portrait de galenstg
13/juin/2017 - 16h26

Il ne faut pas museler la presse, loin de là, mais lui faire comprendre qu' on ne peut pas raconter n'importe quoi sans avoir vérifié les sources.