10/11/2016 08:29

iTélé: La direction fait de nouvelles propositions - Les grévistes ont organisé hier une soirée dans une boite parisienne

La direction d'iTÉLÉ a fait mercredi des propositions pour tenter de mettre fin à la grève d'une durée sans précédent qui affecte la chaîne privée.

"Un règlement est proche" et "le dialogue est engagé au-delà du point social" prévoyant d'augmenter les indemnités de départ de certains salariés, a assuré la direction de Canal+, la maison mère d'iTÉLÉ.

Le directeur de la rédaction, également directeur de la chaîne, Serge Nedjar, devrait s'entourer d'adjoints et l'émission de Jean-Marc Morandini serait placée sous l'autorité de la rédaction en chef de la chaîne, selon une source proche du groupe.

Les salariés de la chaîne ont pourtant voté mercredi la reconduction de leur grève pour un 24e jour d'affilée par 83% des voix, quelques minutes après avoir reçu ces propositions qu'ils réclamaient depuis le début du mouvement de grève le 17 octobre.

Elles sont "floues", "alors qu'il y a urgence", ont commenté plusieurs membres de la rédaction.

"Il y a toujours un point de blocage principal", a précisé un journaliste, évoquant "la double casquette de Serge Nedjar et sa personnalité perçue comme brutale par beaucoup de salariés".

Les grévistes réclament toujours la mise à l'écart de Jean-Marc Morandini, la signature d'une charte éthique, la nomination d'un directeur de la rédaction distinct du directeur général, et, plus largement, la définition d'un projet stratégique et éditorial "clair et précis" pour la chaîne d'information en continu.

La société des journalistes et les syndicats de la chaîne doivent maintenant répondre aux propositions de la direction. La ministre de la Culture Audrey Azoulay a pour sa part appelé la direction d'iTÉLÉ à tenir ses "engagements" d'indépendance de la rédaction.

Elle a jugé que "jouer la montre, jouer l'épuisement qui commence à être réel de la part des équipes serait irresponsable".

Le gouvernement souhaite rencontrer la direction d'iTÉLÉ "le plus rapidement possible" pour organiser une médiation sociale, a souligné de son côté la ministre du Travail Myriam El Khomri, qui avait reçu des syndicats de la chaîne lundi. 

Pour rassembler leurs soutiens, les grévistes organisaient une soirée mercredi dans une discothèque parisienne du Bus Palladium.

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Vos réactions

Portrait de savy29
10/novembre/2016 - 13h17

c'est vraiment des minables ces journalistes grévistes, personne ne voudra les embaucher, ils ont vraiment fait du mal à cette chaîne, mais qu'ils dégagent et laisser JeanMarc Morandini tranquille il a quand même le droit de travailler

SOUTENONS JEAN MARC MORANDINI

Portrait de Fakrys
10/novembre/2016 - 08h37

on s'aperçoit que les blocages sont sur des personnes et c'est insupportable!

sur de l'argent et sur le fait que le patron contre qui ils sont ne devrait pouvoir décider de rien dans sa propre chaîne: ni que qui il emploie, ni des émissions y compris dans leur forme et format: c'est du délire! il doit payer et la fermer...

on suppose sa g... mais si ça continue ça sera la chaîne qui va perdre son autorisation d'émettre parce qu'une minorité bloque tout et iTélé ne fait plus ce pour quoi elle est faite et donc ne respecte pas sa convention.

moins de100 grévistes depuis le début sur plus de 200 journalistes et encore plus de personnel avec techniciens, direction etc: ce n'est pas la démocratie!

le droit au travail passe avant le droit de grève: ils bloquent, font pression, découragent les annonceurs et au final sabotent: c'est un travail de sape depuis des mois et de minage et ce serait à la direction de déminer!!!