30/06/2016 07:01

Traité de "tyran", le président PS de la métropole de Grenoble Christophe Ferrari attaque en justice un journal associatif

Traité de "tyran", le président (PS) de la métropole de Grenoble Christophe Ferrari a attaqué en justice le journal associatif local "Le Postillon", ce que ce dernier a célébré au cours d'un "vernissage judiciaire".

Quelque deux cents personnes ont participé devant le palais de justice de la ville à un pot, avec vin d'honneur et petits fours, organisé par ce bimestriel satirique tirant à 4.000 exemplaires.

"Cela fait six ans et demi que Le Postillon cherchait à tâtons un procès intéressant: ce procès contre le président de la Métropole est une consécration", avait annoncé le journal, qualifié il y a quelques années de "torchon de luxe" par l'ancienne ministre (PS) Geneviève Fioraso.

"Vu que Ferrari souffre d'un déficit de notoriété par rapport (au maire écologiste de Grenoble, Éric) Piolle, c'est certainement pour lui une manière de se faire connaître....", a ironisé son directeur de la publication Vincent Peyret, cité dans un hebdomadaire local.

Le journal était jugé pour injure et diffamation en citation directe devant le tribunal correctionnel pour un article de décembre 2015, dénonçant "pistons, dérapages et mauvais goût" à la mairie de Pont-de-Claix (11.000 habitants), dirigée par M. Ferrari depuis 2008. Ce dernier est devenu président de la métropole grenobloise (49 communes et 450.000 habitants) en 2014 à la faveur d'une alliance avec les écologistes grenoblois.

Son avocat, Me Didier Supplisson, a dénoncé un article "à charge", "une sorte d'acharnement".

"On veut tirer sur les élites, sur une certaine gauche avec des termes outranciers", a-t-il dit.

Il a estimé que les témoignages anonymes d'agents de la commune relatant leur souffrance au travail étaient les propos "de mécontents", "d'aigris du système qui se défoulent parce qu'ils ont mal vécu" l'alternance du PC au PS lors de l'élection de M. Ferrari.

L'avocat a réclamé 5.000 euros de dommages et intérêts pour M. Ferrari et 10.000 pour son ancienne directrice de cabinet, également partie civile.

"M. Ferrari a décider de mettre à mort Le Postillon", a lancé pour sa part Me Federico Steinmann, en dénonçant "une tentative de museler cette presse libre et indépendante".

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Vos réactions

Portrait de BaronSamedi6
30/juin/2016 - 10h42 - depuis l'application mobile

Cet homme peu sympathique et prétentieux a fait de la ville de Pont de Claix une ville corrompue et remplie de magouilles en tout genre , je vous parle pas des emplois quasiment fictifs avec des gens qui sont payer à ne rien faire et j'en passe ... Êt Ce n'est que la partie visible de l'iceberg . Dehors Ferrari

Portrait de Gamin.
30/juin/2016 - 10h41
C'est "Dark Tyranus"le gars ,que la force soit avec nous pour l'éjecter !
Portrait de starshooter29920

Le PS est devenu encore plus facho que le FN il suffit de regarder cette bande de nantis de la gauche caviar au gouvernement , aucun respect pour le peuple , au moins avec la droite on savait à quoi s'en tenir ,