16/10/2015 16:50

Soupçonné de meurtre, l'acteur Gérald Thomassin, qui a eu le César du meilleur espoir masculin en 1991, clame son innocence

Gérald Thomassin, ex-espoir du cinéma français mis en examen pour le meurtre d’une postière en 2008 dans l’Ain, nie de nouveau en être l’auteur dans une interview publiée vendredi dans Le Progrès.

"Je suis un marginal, j’assume, mais pas un meurtrier", a déclaré M. Thomassin, remis en liberté sous bracelet électronique en mai après un peu moins de deux ans de détention préventive.

Mis en examen en juillet 2013, Gérald Thomassin, 40 ans, qui avait obtenu le César du meilleur espoir masculin en 1991 pour son rôle dans "Le Petit Criminel" de Jacques Doillon, fait l’objet d’un renvoi aux assises prononcé cet été par un juge d’instruction de Bourg-en-Bresse.

Selon des sources judiciaires, il a cependant fait appel de cette décision. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Lyon doit examiner ce recours le 6 novembre.

Dans l’entretien qu’il a accordé au Progrès, M. Thomassin se dit victime d’un "délit de sale gueule". "J’étais toxico, 16 mg de subutex par jour, j’avais toujours une canette à la main, je ne travaillais pas. Les gens se posent des questions et après ils inventent", déclare-t-il.

En 2008, le corps de Catherine Burgod avait été découvert, lardé de 28 coups de couteau, dans une kitchenette au fond de l’agence postale communale de Montréal-la-Cluse (Ain), où cette mère, enceinte de cinq mois, travaillait.

Placé en garde à vue en janvier 2009, Thomassin avait été relâché, faute de preuves. Il avait été à nouveau interpellé puis mis en examen en juillet 2013.

L’avocat de la partie civile, Me Jacques Frémion, avait évoqué en décembre 2014 auprès de l’AFP "un lourd faisceau d’indices graves, précis et concordants" à l’encontre de l’ex-acteur.

Allusion notamment à des écoutes téléphoniques où M. Thomassin déclare à son frère: "Je vais aller à la gendarmerie dire que c’est moi qui l’ai tuée". "J’étais bourré et j’appelle mon frère en disant que j’allais dire que c’était moi, parce qu’ils me pétaient les c...", se justifie-t-il aujourd’hui dans Le Progrès.

"Je sais que des gars louches ont été contrôlés le matin du meurtre avec de l’argent dans les poches et on n’a même pas relevé leurs identités", ajoute-t-il.

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Vos réactions

Portrait de pistouille
30/octobre/2015 - 04h33
Je ne vais pas m'en plaindre