01/10/2015 17:09

Journalistes de l'AFP agressés: L'armée israélienne relève un officier de ses fonctions

L'armée israélienne a relevé jeudi de service opérationnel l'officier qui était en charge lorsque deux journalistes de l'AFP ont été agressés par des soldats en Cisjordanie occupée le 25 septembre, 
a-t-elle indiqué à l'agence de presse.
Cette décision signifie que l'officier ne sera plus déployé sur le terrain, mais affecté à d'autres tâches, a précisé ce porte-parole.
Elle a été prise alors que la police militaire continue à enquêter sur les faits. 
L'officier de la brigade Givati "n'a pas agi en conformité avec les règles morales" de l'armée, a dit ce porte-parole.
L'armée avait annoncé la suspension de cet officier le lendemain même des faits, qu'elle avait qualifiés de "graves" et "exceptionnels".
Les deux journalistes de l'AFP, le vidéaste italien Andrea Bernardi et le photographe palestinien Abbas Momani, couvraient des heurts entre Palestiniens et soldats israéliens à Beit Furik près de Naplouse (nord de la Cirsjordanie) après des funérailles quand ils ont été violemment pris à partie par les soldats.
Les soldats les ont menacés de leurs armes, frappés et bousculés. Andrea Bernardi a été jeté à terre, y a été maintenu un genou sur la poitrine et un pistolet sur le visage, jusqu'à ce qu'il parvienne à extirper une carte de presse.
Les journalistes étaient identifiables comme membres de la presse par leur équipement et leurs gilets siglés "presse". Ils avaient été autorisés préalablement à approcher les lieux. 
Les soldats ont brisé ou endommagé une caméra vidéo et deux appareils photo avec leurs objectifs, qu'ils ont emportés, ainsi qu'un téléphone portable. Ces appareils ont été restitués samedi à l'AFP.
La scène a été filmée et mise en ligne par une société de production locale.
L'AFP ainsi que l'Association représentant les journalistes étrangers en Israël et dans les Territoires palestiniens ont protesté auprès des autorités israéliennes.

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Vos réactions

Portrait de olivinfo
2/octobre/2015 - 13h30 - depuis l'application mobile

Tout est bon pour accuser le bouc émissaire Israël. Mais quand il s'agit de condamner l'attentat d'hier en Samarie, où 4 enfants sont devenus orphelins, comme par hasard, il n'y a plus personne.

Portrait de didercool
1/octobre/2015 - 19h42

Logique,c'est comme cela que fonctionne une armée d'occupation