12/06/2015 11:04

Etats-Unis: Ils dépensent 2.700 dollars pour avoir une "conversation" avec Hillary Clinton

Quatre, cinq ou six fois par semaine, Hillary Clinton entre dans un salon où, contre un chèque, des dizaines de soutiens serrent la main de la célèbre démocrate, inévitables rendez-vous pour amasser les centaines de millions qui la séparent de la Maison Blanche.

Il coûte à ces convives 2.700 dollars pour ces rencontres qualifiées de «conversation avec Hillary»: le plafond des dons à tout candidat aux primaires présidentielles de 2016, fixé par la commission électorale fédérale (FEC). Après les primaires de 2016, elle pourra redemander 2.700 dollars par personne pour l’élection présidentielle proprement dite.

Hillary Clinton a participé à une quarantaine de réceptions de levées de fonds depuis le lancement de sa campagne en avril, selon la fondation Sunlight, qui à Washington se spécialise dans le financement électoral. Un rythme déjà intense, à 17 mois du jour J, bien supérieur à celui des interventions publiques de la candidate. Elle organise son premier meeting samedi à New York.

Qui reçoit? Des amis des Clinton, des démocrates influents, des hommes d’affaires, un cofondateur de Facebook et son mari, le milliardaire écolo Tom Steyer, et le 29 juin, le chanteur Bon Jovi, qui chantera pour l’occasion. Mercredi, la candidate a participé à trois réceptions dans trois villes du nord-est des Etats-Unis.

Des astuces réglementaires pourraient permettre à Hillary Clinton de réclamer plus d’argent à ses convives, mais la candidate s’est engagée avec force en faveur d’une réforme du système américain de financement électoral, afin de réduire l’influence croissante des grands donateurs privés.

L’un de ses adversaires républicains, Jeb Bush, demande ainsi régulièrement des dizaines de milliers de dollars par personne - jusqu’à 100.000 dollars.

Comment peut-il s’affranchir des plafonds de campagne? Grâce à une forme juridique nommée «super PAC», un type de comité politique né à partir de 2010, sous impulsion de la Cour suprême au nom de la liberté d’expression, et qui permet de lever des fonds sans plafond individuel, à condition que l’entité reste officiellement indépendante du candidat.

Mais l’indépendance de ces comités «super PAC» est douteuse. Celui de Jeb Bush, «Right to Rise super PAC», est dirigé par un proche collaborateur du républicain et est exclusivement dédié à soutenir sa candidature.

Certes, Jeb Bush n’a formellement pas déclaré sa candidature, ce qu’il fera probablement lundi à Miami, mais ses collaborateurs évoquent déjà sans précaution les préparatifs des primaires. Pour les associations de transparence de la vie publique, Jeb Bush a retardé le plus longtemps sa déclaration formelle afin de continuer à lever des fonds illimités pour son super PAC, contournant de fait les plafonds fixés par la loi.

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de leon48
12/juin/2015 - 11h54 - depuis l'application mobile

Pourquoi dès qu'il s'agit d'une femme politique, on parle de son physique ou de son âge ?

Portrait de 1AmieQuiVsVeutDuBien
Laideron a écrit :

C'est un fou ou un monstre qui s'est échappé de la galerie des monstres du circus voisin,elle est trop MOCHE !

Pour quelqu'un de presque 70ans je la trouvais justement très bien conservée. Mais une fois encore, les goûts et les couleurs hein... !

Portrait de Harpie
12/juin/2015 - 11h33

C'est pas à moi que ca arriverai! ,mais vous pouvez tenter votre chance .smiley