09/03/2015 18:28

Jeux vidéo: Les développeuses veulent plus de femmes aux manettes

Un nombre grandissant d'amateurs de jeux vidéos mettent au défi le secteur de changer les règles jugées trop misogynes d'un milieu où les femmes sont de plus en plus présentes.

La Game Developers Conference qui a lieu cette semaine à San Francisco a abordé la question du traitement réservé aux femmes dans ce milieu après la multiplication récentes d'attaques au vitriol et souvent anonymes de conceptrices de jeux vidéo.

"Si vous êtes marginalisé d'une quelconque manière, si vous élevez le ton pour prendre la défense de personnes marginalisées ou pour demander plus de diversité... on considère comme acquis le fait que vous avez probablement été harcelé", explique la développeuse Elizabeth Sampat lors d'une conférence sur le harcèlement dans le milieu des jeux vidéos.

L'année dernière, "l'affaire Zoe Quinn" dite le "GamerGate" a fait date dans cette communauté en ligne.

A l'origine, l'opération avait pour objectif de dénoncer la corruption des journalistes spécialisés dans les jeux vidéos. Mais la campagne s'est transformée en pugilat contre la dévelopeuse indépendante Zoe Quinn, accusée par son ancien petit ami d'avoir tiré partie de sa relation avec un journaliste de Kotaku, un site de référence en la matière, pour promouvoir ses jeux.

Menacée de viol, de meurtre ou encore de mutilation, la jeune femme a affirmé avoir été contrainte de déménager pour échapper à ce flot d'attaques anonymes.

"Si le +GamerGate+ avait été le nom donné à une bombe atomique, j'ai été celle sur qui la bombe est tombée", dit-elle lors de cette table ronde. "Cela aurait pu arriver à n'importe qui. Il aura juste suffi d'un ex".

Une étude publiée l'année dernière par l'Internationl Game Developers Association (IGDA) a démontré que seules 22% des personnes travaillant dans ce secteur étaient des femmes, soit une augmentation de 15% par rapport à il y a cinq ans. L'étude montrait par ailleurs qu'environ 49% des joueurs étaient des femmes.

Dans ce milieu, explique la présidente de cette association, Kate Edwards, "on craint de manière irrationnelle que l'arrivée de femmes pourrait être problématique".

"C'est terriblement frustrant", poursuit-elle. "Il y a même beaucoup de femmes qui envisagent de quitter ce milieu tant cette situation les fatigue".

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Vos réactions

Portrait de robert
9/mars/2015 - 20h53

message pour "lasuperconnasse" 49% des joueurs sont des femmes mais seulement 22% des personnes travaillant dans le secteur des jeux videos sont des femmes donc il ne s'agit pas d'augmenter le nombre de gameuse mais bien le nombre de femmes travaillant dans le secteur du jeu video ou les femmes sont trop peu representées, malgres justement le pourcentage de gameuse qui est de 49%. Donc ton commentaire est hors propo.

Portrait de lasuperconnasse
9/mars/2015 - 18h58

49% de joueurs sont des femmes et les développeuses veulent qu'il y en ai plus? comme quoi la parité c'est juste pour les porcs phallocrates... comme le nom parité qui, bien que féminin, ne s'accorde qu'au masculin