17/01/2015 10:56

A Montpellier, un jeune homme a été relaxé après avoir écrit "je suis Charlie, Coulibaly" dans un commissariat

Un homme de 23 ans a été relaxé vendredi à Montpellier après avoir écrit "Je suis Charlie, Coulibaly", sur un registre de doléances du commissariat de police de Frontignan (Hérault). La cour a estimé que le délit "d'apologie directe et publique d'un acte de terrorisme n'était pas constitué", a précisé l'avocat du prévenu Me Virginie Delhaye-Carenco.

La procureure de la République, Nathalie Rocci-Planes, avait requis quatre mois prison avec placement sous mandat de dépôt à l'encontre de cet homme qui avec ses mots "a encouragé le terrorisme" et affiché sa solidarité, selon la magistrate. Le jeune homme en attente de purger une peine de 14 mois de prison pour divers délits avait accompagné trois amis qui voulaient déposer une plainte. Pendant qu'il attendait, il avait consulté le registre des doléances avant d'inscrire sur la dernière page: "Je suis Charlie, Coulibaly".

L'homme avait été interpellé et placé en garde à vue. Devant les policiers, le jeune homme avait reconnu les faits, expliquant notamment qu'il était un admirateur de Dieudonné, a indiqué une source proche du dossier.

"Ce que j'ai fait, c'est nul. J'ai fait une belle erreur. Ce sont des choses qui ne se font pas car cela peut être mal interprété. Je ne me suis pas rendu compte", a affirmé à la barre le prévenu, avant d'affirmer: "Je ne peux expliquer pourquoi j'ai écrit cela".

"Cette provocation gratuite est insupportable", a rétorqué Mme Nathalie Rocci-Planes, s'étonnant que cet homme soit capable de participer dimanche à la marche républicaine et écrire une horreur quatre jours plus tard. "Quand on écrit une phrase dans un registre de doléances et qu'on est capable de raisonner comme il l'a fait ici (au tribunal), on ne peut pas dire qu'on n'est pas conscient de l'impact", a estimé la magistrate.

"On meurt pour des idées, des mots et même pour des traits de crayons. Alors on peut aller en prison pour des mots", a-t-elle ajouté, dénonçant l'admiration du prévenu pour Dieudonné, dont elle a refusé de dire le nom, qui n'est "plus un humoriste car il fait de la politique" et qui "est nuisible".

Me Delhaye-Carenco avait plaidé "une profonde bêtise" et "l'absence de volonté de provoquer". "Il n'a pas réfléchi", a-t-elle assuré.

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Vos réactions

Portrait de soly
17/janvier/2015 - 18h39

Ça y est ! revoilà la justice française et son laxisme écœurant.

La justice française selon la gauche : il faut toujours trouver aux délinquants, peu importe le délit ou le crime, des raisons pour ne pas les condamner.

"Merci Hollande, Valls, Taubira"

Portrait de claud34
17/janvier/2015 - 13h31

Son avocat a plaidé la bêtise. C'est justement la bêtise qui est la cause de toute cette haine.

Portrait de bernard60
17/janvier/2015 - 12h00

je crois que l'on n'a rien compris et on recommence dans la connerie jusqu’à une prochaine fois