Rechercher

18/08/2014 10:23

France: "La croissance est nulle en France, les dirigeants aussi" ironisent les éditorialistes de la presse écrite

Le couple exécutif Hollande/Valls s'attire lundi les foudres des éditorialistes pour son obstination à poursuivre dans la même voie alors que la situation économique et la confiance populaire sombrent: si la croissance de la France est "nulle", ses "dirigeants aussi", ironisent-ils.

"Plus cela va mal, moins il faut changer !", s'emporte Yves Thréard (Le Figaro), fustigeant deux ans et demi de "ratages, hésitations, procrastinations", après les déclarations du Premier ministre assurant qu'il était "hors de question" de changer de politique.

"Une saine colère populaire sanctionnera un jour la politique aberrante imposée depuis bientôt sept ans par la classe dirigeante européenne", prédit Laurent Joffrin (Libération).

"Nombre d'économistes, dont quelques Prix Nobel Stiglitz, Krugman, qui ne sont pas des populistes échevelés, l'avaient prédit ; le FMI a fini par le reconnaître: il était destructeur d'ajouter au cilice d'une politique monétaire restrictive le carcan de l'austérité budgétaire", poursuit-il.

"Par dogmatisme - et par avidité-, l'oligarchie continentale a passé outre, jugeant que les intérêts de la finance - c'est-à-dire les siens- devaient l'emporter sur ceux du peuple".

Dans l'Humanité, Michel Guilloux attaque un Premier ministre venu des rangs socialistes qui reprend "le cri de guerre des ultralibéraux": "Il n'y a pas d'alternative" et assure que la France vivrait "au dessus de ses moyens".

"On entend là mot pour mot le vocabulaire des nantis qui vampirisent les richesses du pays et dont l'idéologie de rentiers nourrit les sacrifices des autres", accuse l'éditorialiste du quotidien communiste.

"L'ennemi n'est donc plus la finance depuis longtemps et si guerre (économique) il y a, le pouvoir actuel a choisi son camp".

"On ne changera pas de politique, a répété Manuel Valls. Il aurait pu ajouter qu'on ne changera pas François Hollande non plus", lance Pierre Fréhel (Le Républicain lorrain) au lendemain d'un sondage dévastateur montrant que huit Français sur 10 ne font pas confiance au pouvoir pour améliorer la situation économique.

"François Hollande a brisé un ressort essentiel, celui de la confiance", analyse Patrice Chabanet (Le Journal de la Haute-Marne). "Ses promesses récurrentes de retournement de la courbe du chômage lui reviennent à la figure comme autant de boomerangs". Si bien que "tout ce que l'exécutif tente de proposer au pays paraît désormais au mieux suspect, au pire inefficace."

"La croissance est nulle, les dirigeants aussi", assène Denis Daumin (La Nouvelle République). Et le moral du pays "campe à zéro." "Les Français ne sont pas dans le dénigrement du pays", assure Jacques Camus (Groupe Centre France).

"Ils sont dans le désaveu de leurs dirigeants et des pratiques politiciennes ouvrant la voie au FN.

La véritable crise est celle de l'offre politique. La situation justifierait pleinement un gouvernement d'union nationale, privilégiant le courage de l'action sur les ambitions personnelles." Mais, conclut-il, "il ne faut pas rêver".

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de tonysky10
18/août/2014 - 15h42

Je ne savais pas que c'était le gouvernement qui permettait aux entreprises de créer de l'emploi (hors CAE, contrat avenir bien sûr, mais c'est juste quelques centaines de milliers en théorie)...

Est-ce le gouvernement qui permet à la bourse de retrouver un niveau similaire à celui d'avant crise ?

Est-ce le gouvernement qui décide de délocaliser la production ?

Que ce soit de droite ou de gauche, chaque avantage qui a été donné aux entreprises n'a jamais vu de retour mirobolant.

Maintenant qu'on m'explique comment faire de l'économie quand on ne produit plus chez nous, et donc qu'on ne paye plus les gens ? C'est l'aire du gratuit ? Faut pas rêver !

Qu'on revienne produire en France, qu'on fasse travailler les Français, qu'on taxe plus les produits hors zone Euro, et même si c'est un peu plus cher au moins l'argent circulera en France et ne partira pas ailleurs !

Si les entreprises n'étaient pas sous le joug d'actionnaires qui privilégient l'argent à court terme, on serait peut-être moins dans la mouise !

Et j'ajoute que les éditorialistes feraient mieux de rechercher les vrais causes objectives aux problèmes, et non passer leur temps à taper sur les gouvernements.

Portrait de A ymericF27
18/août/2014 - 10h56 - depuis l'application mobile

Effectivement on peut dire que nos politiciens de droite comme de gauche sont.... Plus que nul pas un pour dépasser l'autre voir même plus grave on découvre de nombreuses casseroles au fur et as mesure du temps pour l ancien gouvernement et quand au nouveau qui nous ponctionne sans arrêt alors faire confiance à ses manipulateurs Non merci .... La politique me dégoûte ils sont la juste pour se remplir les poches je ne crois plus en eux il faut ré écrire la politique avec un nouveau mode de fonctionnement élire des gens sur leurs mérites ou résultats

Portrait de jazzbutchers
18/août/2014 - 10h34 - depuis l'application mobile

Wouahhh, JMM se lance dans la revue de presse politique ???

Portrait de iracoubo
18/août/2014 - 10h30 - depuis l'application mobile

les journalistes deviendraient honnêtes dans leurs propos?