Rémo Forlani, voix du cinéma sur RTL, est mort dimanche matin dans son
sommeil, à l'hôpital Tenon à Paris, à l'âge 82 ans, des suites d'une longue
maladie, a annoncé dimanche cette radio.
Trois générations d'auditeurs ont
écouté ce critique passionné qui s'est exprimé sur la radio de la rue Bayard
pendant plus de 50 ans. Selon Philippe Labro, ancien directeur de RTL,
Rémo Forlani était "une encyclopédie vivante".
Ce "vrai fondu de ciné
à la silhouette dégingandée" était "un critique et interviewer goguenard,
mais tendre", confie le président du Festival de Cannes Gilles Jacob, dans
un communiqué à l'AFP. "Il avait fini par ressembler à ses chats: un léger
coup de griffe, un frottement affectueux et confiant", ajoute-t-il.
Ecrivain, dramaturge, réalisateur et scénariste français, Rémo Forlani est
né à Paris le 12 février 1927. Il a écrit, en particulier, de nombreux
livres sur le cinéma et sur les chats. Il faisait preuve d'un
caractère trempé et sans concession, comme en témoigne le cinéaste Claude
Lelouch: "Il ne m'a pas épargné à certains moments. Sur certains films, il a
été d'une virulence incroyable. Je pensais qu'en tant qu'ami, il aurait pu
mettre un bémol. Et, c'est ça que j'aimais chez Rémo quand il aimait, il
aimait d'une façon démesurée et quand il n'aimait pas, même un copain comme
moi, il le massacrait. Il n'a jamais spéculé sur l'amitié et je crois que
c'est ça, sa qualité principale".
Lors d'une de ses toutes dernières
chroniques sur le film "Le Petit Nicolas", il ne fait pas de quartier :
"Apparemment tout le monde est content de ce film. Que dire ? Ce qui m'a
frappé, c'est qu'on ressent +Le petit Nicolas+ comme on ressent +La Cage aux
folles+. Ce sont de vieilles histoires, quasi des triomphes, qui sont
toujours des triomphes, mais qui racontent la vision qu'on avait, d'un côté
de la vie familiale et de l'école, et de l'autre, de l'homosexualité. Cette
vision complètement dépassée (...), je ne vois pas ce que les jeunes
d'aujourd'hui ont à secouer de tout ça". Du "typique Forlani", commentent
ses collègues.
Scénariste seul ou associé à d'autres pour de nombreux
films dont "Toute la mémoire du monde", d'Alain Resnais (1956), "Tintin et
le Mystère de la Toison d'or" (1961), "La Bande à Bonnot" (1969) et "Sans
famille" (version 1958), il a également écrit les aventures de la bande
dessinée "Jeune P'tit Pat" parue dans le journal Pilote. Parmi ses livres,
on retiendra "La Déglingue", roman autobiographique (Denoël 1995/Gallimard
1996).
J'adorais ses critiques sans concession, mais j'avais aussi beaucoup aimé le livre qu'il avait écrit sur sa mère : La déglingue. C'était un homme aux talents multiples, et à la voix unique. ;(
Au moins, on peut dire qu'il maîtrisait parfaitement son sujet et que c'était un journaliste brillant et qui ne maniait pas la langue de bois. Ce n'est pas le cas de la nouvelle génération composée de béni oui-oui. Tout fout le camp.
Rémoi était un critique ciné formidable qui n'avait pas sa langue dans sa poche, et en entendant sa voix on savait que l'on était sur RTL....
ce matin le journaliste Bernard Poirette ne cachait pas sa tristesse...
adieu Rémo
Vos réactions
Quelle triste nouvelle. Voila quelqu'un qui aura marqué le cinéma Français.
Tristesse pour les Fan de Remo Forlani,un connaisseur nous a quitté.:8)
J'adorais ses critiques sans concession, mais j'avais aussi beaucoup aimé le livre qu'il avait écrit sur sa mère : La déglingue. C'était un homme aux talents multiples, et à la voix unique. ;(
Au moins, on peut dire qu'il maîtrisait parfaitement son sujet et que c'était un journaliste brillant et qui ne maniait pas la langue de bois. Ce n'est pas le cas de la nouvelle génération composée de béni oui-oui. Tout fout le camp.
Rémoi était un critique ciné formidable qui n'avait pas sa langue dans sa poche, et en entendant sa voix on savait que l'on était sur RTL....
ce matin le journaliste Bernard Poirette ne cachait pas sa tristesse...
adieu Rémo
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