19/04/2014 13:49

Retour des 4 otages: Dans le Gard, vive émotion des grands-parents d'Edouard Elias

Les grands-parents d'Edouard Elias, Jean-Marie et Josette Dunaud, qui ont appris samedi matin la libération de leur petit fils par le quai d'Orsay, ont fait part de leur grande émotion et se sont dit "complètement sonnés" par la nouvelle. "On ne sait pas quoi dire, on est très heureux bien sûr, mais on est complètement sonnés", a indiqué par téléphone osette Dunaud, la grand-mère de l'ex-otage, dont la voix était empreinte d'émotion.

"Il était temps, nous commencions à être très inquiets depuis le temps qu'il était interné", a poursuivi cette femme qui a élevé avec son mari Edouard Elias, orphelin de ses deux parents.

Mme Dunaud a précisé qu'elles avaient été contactée samedi vers O9h00 par un conseiller du quai d'Orsay qui leur a appris la bonne nouvelle.

Les grands-parents du photographe, qui résident à Saint-Quentin-la-Poterie (Gard) à une trentaine de kilomètres au nord de Nîmes, ignorent encore quand ils pourront revoir le jeune homme. "Nous n'avons pas eu de détails.

Pour l'instant, ce que l'on sait, c'est qu'il est en Turquie et en bonne santé. On espère pouvoir le serrer dans nos bras ce soir", a ajouté Mme Dunaud. "C'est un soulagement extrême, cela fait dix mois que nous attendons cette nouvelle. On a besoin de le voir pour le croire !", a par ailleurs réagi le journaliste Guillaume Mollaret, responsable du comité de soutien du jeune photographe.

L'enlèvement du jeune homme avait suscité une grande émotion dans son département d'origine et dès le mois de juillet, un comité de soutien s'était constitué, organisant notamment une exposition de ses photographies à Nîmes ou déployant de gigantesques banderoles sur le Pont du Gard.

"Nous sommes d'autant plus heureux qu'en plus de 10 mois, aucune revendication ni preuve de vie n'avait filtrée de la part des ravisseurs", a ajouté Olivier Roirand, le président du Club de la presse Languedoc-Roussillon.

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