01/04/2014 07:42

Toujours pas d'argent frais dans les caisses de Libération: Les salariés de plus en plus inquiets

Les élus du quotidien Libération ont fait part de leur colère et de leur inquiétude lundi, faute de voir arriver les 4 millions d'euros d'apport d'urgence promis par Bruno Ledoux, président du Conseil de surveillance et coactionnaire du journal.

M. Ledoux avait promis jeudi le versement "imminent" de cette somme, pour renflouer la trésorerie de Libération, en quasi-cessation de paiement.

"Ces 4 millions ne sont pas là. L'équipe a perdu confiance dans cet actionnaire, qui nous mène en bateau", a déclaré Tonino Serafini, délégué Sud, au cours d'une conférence de presse organisée en urgence avec les autres représentants syndicaux.

"La confiance a été complètement perdue avec François Moulias (président du directoire) qui nous balade avec de fausses promesses", a renchéri Fatima Brahmi, déléguée CGT.

Les salariés ont aussi manifesté leur colère d'avoir appris par la presse le choix d'un nouveau directeur, Pierre Fraidenraich, une nomination annoncée vendredi par M. Ledoux à l'AFP. "Il n'en a pas été fait mention lors du conseil de surveillance jeudi.

Les règles de Libération n'ont pas été respectées", ont protesté les syndicats.

Ils ont aussi relevé des déclarations parfois contradictoires entre MM. Ledoux et Moulias sur une augmentation de capital de 18 millions annoncée par la direction et l'apport éventuel au capital du journal de l'immeuble qui abrite Libération, dont M. Ledoux est copropriétaire.

La prochaine échéance est celle du 9 avril, lorsque prend fin la période de conciliation prévue par le tribunal de commerce.

Le tribunal peut alors décider soit un prolongement d'un mois de cette période, soit y mettre fin si la société est renflouée, soit une mise en redressement judiciaire, selon l'état des comptes.

Par ailleurs la direction prépare le déménagement de la rédaction : un CHSCT a été convoqué sur ce sujet, ont indiqué les syndicats.

Mardi, les journalistes de Libération ont décidé d'utiliser la dernière page du journal pour une "Une" inversée, où exprimer leur inquiétude.

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Vos réactions

Portrait de Guybrush
1/avril/2014 - 08h08 - depuis l'application mobile

Regardez moi cette une ridicule ... "Ayrault valse" et après ils s'étonnent de plus vendre de journaux et viennent chialer. Ils auraient mis "la France rentre en dictature" la ils auraient vendu du papier, faudrait il encore avoir du courge journalistique