09/06/2013 15:32

Le jeune photographe Français porté disparu en Syrie "n'est pas une tête brûlée" selon son professeur

Le jeune photographe français porté disparu depuis jeudi en Syrie "n'est pas une tête brûlée, ni un va-t-en-guerre", selon un professeur de l'école de Nancy où il a étudié la photographie, cité par l'Est Républicain.

Édouard Elias "n'est pas une tête brûlée, ni un va-t-en-guerre", a déclaré Olivier Cahez, un de ses anciens professeurs de l'Ecole de Condé à Nancy.

"Il ne correspond pas du tout au cliché du photoreporter de guerre" a-t-il ajouté.

Cet étudiant "singulier" comme le décrit le directeur de l'établissement, Laurent Laveu, avait fait une école de commerce avant de s'intéresser à la photographie et s'était mis à apprendre l'arabe.

Il "engloutissait des tonnes de livres, sur l'histoire, la géopolitique", confie également au journal le colocataire du jeune photographe de 21 ans.

"Je sais qu'il a perdu sa mère très jeune, qu'il a vécu dix ans en Egypte où son père travaillait. Ce sont ses grands-parents qui se sont occupés de lui dans le Gard" d'où il est originaire, a-t-il précisé.

Edouard Elias avait réalisé son premier reportage en Syrie en août 2012, alors qu'il était encore étudiant. A son retour, il avait mis un terme à ses études et signé un contrat avec l'agence Vu.

Ses photos avaient été publiées par Paris Match, le magazine allemand Der Spiegel ou encore le Sunday Times.

Edouard Elias a disparu jeudi en même temps qu'un journaliste habitué aux zones de conflits, Didier François, grand reporter à Europe 1.

Selon l'Élysée, les deux journalistes ont été interceptés à un checkpoint.

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Vos réactions

Portrait de Ridley
12/juin/2013 - 11h51

J'espère qu'il sera vite libéré