25/05/2013 11:46

Affaire Cahuzac: Pour l'avocat de Mediapart, "l'obsession" de François Hollande était "d'avoir des preuves"

Me Jean-Pierre Mignard, avocat de Mediapart et ami de longue date de François Hollande, a expliqué à i>TELE que "l'obsession" du chef de l'Etat dans l'affaire Cahuzac était de pouvoir disposer de "preuves".

Dans une interview à la chaîne d'information, l'avocat a confié que le président Hollande l'avait interrogé sur les informations révélées par le site Mediapart début décembre, mettant en cause le ministre délégué au Budget sur l'existence d'un compte bancaire non déclaré à l'étranger.

"C'est lui qui s'interrogeait, c'était un homme vraiment choqué, bouleversé par une nouvelle de cette nature (...) il avait une certaine incrédulité", a raconté Me Mignard, qui a daté ses conversations avec le président en décembre, au moment de la parution des informations de Mediapart.

"Il me disait: +Qu'est-ce que tu en penses?+ Moi, je disais: +Je n'en sais rien de plus+" que ce qu'écrivait Mediapart, a-t-il dit. Me Mignard a précisé, qu'auprès du site d'information, son travail consistait à "vérifier (s'il y avait) des risques de diffamation".

Me Mignard a rapporté avoir dit au chef de l'Etat, "qu'en tant qu'avocat, (il) pensait qu'il y a(vait) quelque chose". Car "Cahuzac ne fait rien (...) Il ne veut pas du débat public et contradictoire", a-t-il poursuivi.

"L'obsession de François Hollande, c'était: +Je veux des preuves.+ (...) Je pense qu'il ne pouvait pas se séparer de ce ministre sans des preuves", a ajouté Me Mignard.

"Il m'a dit: +S'il y a des preuves, dans la minute, il dégage+", a-t-il poursuivi.

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Vos réactions

Portrait de Ridley
4/juin/2013 - 05h45
bigbang a écrit :

présidence irréprochable???

On cherche encore smiley

Portrait de Ridley
4/juin/2013 - 05h45
Elise a écrit :

Bah maintenant les preuves sont la smiley

Il doit être mal

Portrait de Ridley
4/juin/2013 - 05h45

Hollande devrait avoir l'obsession d'inverser la courbe du chomage

Portrait de mmarvinbear
25/mai/2013 - 14h52
BENJAMEN a écrit :

Quand on veut des preuves on les cheche ! quand on a un doute on demande aux services specialisés de verifier./ Hollande n'a pas cherché à savoir si Cahuzac avait un compte ou pas ! Si la même chose était arrivée chez un ministre de droite il aurait fait le necessaire immediatement !

Nous sommes dans un Etat de Droit, pas une dictature exotique ou le Grand Leader peut demander à ses Services Spéciaux de rechercher des preuves avant de faire égoger discrètement le ministre coupable au petin matin en catimini. Pour Hollande, la priorité était de laisser la justice enquêter en toute liberté afin de déterminer ou pas l'existence ou non de la fraude fiscale. C'est ce qui a été fait. Cahuzac sera jugé par la suite, mais par un tribunal, pas par un cabinet ministériel. Quand au "ministre de droite", quand on voit toutes les magouilles de Woerth, Blanc, Guéant et consort que l'on voit ressurgir maintenant, on voit bien que la priorité d' un gouvernement UMP, c'est de mettre la poussière sous le tapis et d'empêcher la femme de ménage de rentrer !

Portrait de DeathWing
25/mai/2013 - 12h45
BENJAMEN a écrit :

Tout à fait d'accord , il est plus réactif quand il s'agit d'un ministre de droite !

Des ministres de droite ? On est en cohabitation ? Merci pour le scoop !

Portrait de bluedragoon
25/mai/2013 - 12h36

Hollande, une fois de plus, s'est comporté en Président responsable.

Sa fonction ne lui permet pas de s'appuyer sur des rumeurs, dans le cas contraire, celà lui aurait été également reproché.

 

Portrait de mmarvinbear
25/mai/2013 - 11h58
BENJAMEN a écrit :

Hollande n'a pas beaucoup cherché pour avoir des preuves, il avait été contacté il y a plusieurs mois avec l'enregistrement et il ne voulait rien savoir. Ceux qui ont écouté le débat sur l'enquête vous le diront. C'est un mensonge de plus. Le président ne veut pas se mouiller !

Un enregistrement n'est pas une preuve. C'est trop facile à manipuler. Même dans le passé, une bande audio seule ne pouvait pas suffire à condamner quelqu'un lors d'un procès. Personne ne peut reprocher à quiconque de vouloir des preuves et non des "on-dit" pour sceller le sort de quelqu'un.