18/10/2012 14:05

La distribution des quotidiens nationaux perturbée dans le nord de la France

 La distribution des quotidiens nationaux était fortement perturbée jeudi dans toute la partie nord de la France et à Paris partiellement, en raison de mouvements de grève pour protester contre le plan social à venir chez Presstalis, a-t-on appris chez le distributeur de journaux.

La distribution des quotidiens du matin et des journaux hippiques était inexistante sur une zone "Grand Nord" allant de la Normandie à la Champagne-Ardennes, du Nord-Pas-de-Calais à la région Centre, ainsi que dans certains kiosques de Paris et sa banlieue, a-t-on précisé.

A Paris et dans sa proche banlieue, un certain nombre de kiosques, représentant les trois quarts des ventes de la presse quotidienne nationale à Paris, continuaient cependant à vendre les journaux nationaux imprimés. Mais ils souffraient de grosses perturbations dans l'impression du Figaro, de L'Equipe et d'Aujourd'hui en France.

Pour Le Figaro, seuls quelques exemplaires avaient pu être imprimés et la distribution à Paris était "très dégradée", avec des "quantités minimales", a indiqué Marc Feuillée, directeur général du groupe Figaro, par ailleurs président du Syndicat de la presse quotidienne nationale (SPQN).

Ces différentes perturbations font suite à un mouvement de grève au centre de traitement de Gonesse (Val-d'Oise), regroupant les exemplaires imprimés avant de les envoyer vers les dépôts, ainsi qu'un mouvement au dépôt de presse de Bobigny (Seine-Saint-Denis) et de blocages des imprimeries du groupe Amaury (L'Equipe, Aujourd'hui en France) à Mitry-Mory (Seine-et-Marne) et du groupe Le Figaro à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis).

La situation restait cependant normale pour la presse quotidienne nationale sur le reste du pays.

Des salariés ont également bloqué mercredi un centre de magazines en Ile-de-France, entraînant des retards d'envoi vers les dépôts et des mises en vente décalées de 24h ou 48h, mais peu perceptibles par le consommateur.

Contactée par l'AFP, la direction de Presstalis a déclaré "condamner ces mouvements" et souligné que "le dialogue doit primer sur les actions de blocage et de perturbations" et que "de nombreuses réunions exploratoires entre syndicats et direction ont lieu depuis plusieurs semaines".

Le directeur général du Figaro a déploré de son côté des "méthodes d'un autre âge", regrettant que "ce mouvement Presstalis, qui est mené par le SGLCE-CGT (le Syndicat général du livre et de la communication écrite CGT, ndlr) se concentre sur quelques éditeurs, le groupe Amaury et le Figaro, et constitue une vraie rupture dans l'égalité de traitement qui doit exister théoriquement" dans la distribution des journaux.

Principal distributeur de journaux en France, en grande difficulté financière, Presstalis va mettre en place un plan de restructuration, dont le principe a été adopté en novembre 2011, qui prévoit 1.250 suppressions de postes sur 2.500 salariés.

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