03/10/2012 11:28

Pour le patron de France Télévisions, le groupe a une "ambition d'audience" mais ce n'est pas une "obsession"

France Télévisions, à qui la ministre de la Culture et de la Communication Aurélie Filippetti a demandé d'arrêter "la course à l'audimat", a "l'ambition" mais "pas l'obsession de l'audience", a répondu mercredi le patron du groupe audiovisuel public, Rémy Pflimlin.

"La ministre a dit ça dans un très grand entretien où elle a dit beaucoup d'autres choses. La course à l'audimat, c'est faux. Il n'y a pas de course à l'audimat à France Télévisions", a déclaré Rémy Pflimlin sur France Info.

"Nous avons l'ambition de l'audience, parce que je souhaite que lorsque l'on présente des oeuvres, des magazines, des documentaires, il y ait des gens qui les regardent. Ne pas regarder ces oeuvres, ce serait criminel. Donc nous avons l'ambition de l'audience, mais en tout cas pas l'obsession de l'audience, c'est bien clair", a-t-il ajouté.

Dans un entretien, Aurélie Filippetti avait estimé que France Télévisions, très affecté par la baisse des dotations de l'Etat, devait se repositionner et que "la course à l'audimat, sur le même terrain que des chaînes commerciales, n'est pas la bonne manière d'envisager une stratégie pour le service public audiovisuel".

Le projet de budget 2013, présenté vendredi par le gouvernement, prévoit un repli de 1,6% du total des dotations aux entreprises de l'audiovisuel public.

France Télévisions (France 2, France 3, France 4, France 5 et France 0), qui est le plus important poste de dotations du secteur, va subir la plus forte baisse. Le groupe bénéficiera en 2013 de 2,453 milliards d'euros, en baisse de 2,3% par rapport à 2012, selon les chiffres du ministère.

Interrogé sur l'éventualité d'un retour de la publicité après 20H sur France Télévisions pour financer l'audiovisuel public, M. Pflimlin s'est dit "beaucoup plus favorable à des examens concernant la redevance".

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