09/06/2011 18:03

L’Etat prêt à accueillir des studios US mais sous condi

L'Etat français a signalé jeudi qu'il était prêt à travailler avec un grand nom de l'industrie du cinéma américain pour construire des studios dans la banlieue de Toulouse, tout en énonçant ses conditions restrictives et son calendrier propres.

L'Etat, par l'intermédiaire de la préfecture de la Haute-Garonne, a signifié aux représentants français de Raleigh Studios que la compagnie devrait renoncer aux vastes hangars qu'elle convoitait, qu'elle devrait partager l'espace avec d'autres et qu'il examinerait son dossier en même temps que d'autres, mais pas avant 2012, selon les termes d'un communiqué de la préfecture.

Au passage, celle-ci a confirmé publiquement que le grand nom en question était celui de Raleigh Studios. L'un des représentants français de Raleigh Studios, l'avocat Jacques Lavergne, a assuré à l'AFP que les limites imposées par l'Etat ne remettaient pas en cause le projet et que celui-ci était "toujours en course".

 La révélation de l'existence de ce projet a fait sensation à Toulouse. Il s'agit de reconvertir l'ancienne base aérienne de Francazal, avec ses immenses terrains, ses hangars et sa piste, en studios de cinéma. Il y a à la clé 80 millions d'euros d'investissements et la possibilité de 6.000 emplois directs et indirects, selon Me Lavergne et l'architecte Bruno Granja, qui se présentent comme les mandataires français de la compagnie.

La nouvelle a été accueillie au mieux avec prudence, sinon avec incrédulité dans la capitale française de l'aéronautique et de l'aérospatiale. Le fait que les mandataires de Raleigh Studios aient été reçus mercredi à la préfecture par la secrétaire générale confère du crédit à l'entreprise.

Cependant, selon la préfecture, les deux parties sont convenues que Raleigh Studios n'occuperaient pas la totalité des 300 hectares de la base (avec sa piste, ses hangars les plus vastes etc.) mais devraient se contenter des 45 hectares de la zone où vivaient les militaires.

L'opération ne saurait non plus remettre en cause le projet économique actuellement développé à Francazal, mais devrait en être complémentaire, dit la préfecture.  

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