
Ces recettes nettes --calculées après les négociations de prix entre annonceurs, agences et médias-- ont ainsi augmenté de 3,9%, à 10,7 milliards d'euros, contre une perte de 12,6% en 2009, au cours de laquelle le secteur avait connu "le plus grand recul depuis cinquante ans".
"2010 est une année de reprise, mais les pertes enregistrées en 2009 ont été tellement fortes que nous ne sommes encore qu'à un niveau comparable à celui de 2003", a commenté mardi Philippe Legendre, directeur délégué de l'Irep, lors d'un point presse.
Pour 2011, "si la reprise se poursuit, nous tablons sur une croissance de +3%, mais si on a seulement une consolidation des recettes, notre prévision est de +1,5%", a indiqué Xavier Guillon, directeur de France Pub.
Dans les détails, la presse écrite est le seul secteur à rester dans le rouge, avec une baisse de 1,6% sur un an de ses recettes publicitaires (contre une perte de 18% en 2009). Cette baisse s'explique notamment par les difficultés rencontrées par la presse quotidienne régionale (-2,2%) et les publications gratuites (-10%).
Avec 3,7 milliards d'euros, la presse écrite "continue de représenter un tiers des recettes publicitaires" en 2010, a toutefois tenu à souligner M. Legendre.
La télévision a connu "un renversement de situation très rapide et est le seul média qui retrouve son niveau de 2008", note Philippe Legendre, avec une croissance de ses recettes de 11,2% (contre -11% en 2009), à 3,4 milliards d'euros.
Avec 744 millions d'euros de recettes, la radio tire son épingle du jeu avec une croissance de 5,4% (contre -10% un an plus tôt) tandis que le cinéma a connu une augmentation "spectaculaire" de 18% (contre +2,3% en 2009).
Internet - uniquement le "display", soit les bannières et encarts publicitaires - a connu une augmentation de 12% de ses recettes en 2010 à 540 millions d'euros (contre une perte de 6,5% en 2009).
Les annuaires (papier et internet), principalement le groupe PagesJaunes, ont vu leurs revenus baisser de 4,7% en un an, à un milliard d'euros.
Quant à la publicité extérieure (affichage grand format, transport, mobilier urbain), elle a gagné 5,4% après avoir perdu 10,9% l'année précédente.
Du côté des annonceurs, les dépenses de communication - aussi bien dans les médias qu'"hors médias" soit le marketing direct, les salons et foires, le parrainage et les relations publiques - ont elles aussi renoué avec la reprise, avec une augmentation de 2,9% à 30,7 milliards d'euros (contre une perte de 8,6% en 2009).
"On a à nouveau franchi le seuil psychologique des 30 milliards", s'est félicité Xavier Guillon, indiquant par ailleurs que le poids du marché publicitaire français a représenté 1,57% du produit intérieur brut (PIB) en 2010 (contre 2,06% en 2000, année la plus faste).
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